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Archive pour la catégorie 'TRADITION ET MODERNITE'

LA LEGENDE DES OEUFS DE PAQUES

Posté : 8 avril, 2009 @ 10:58 dans TRADITION ET MODERNITE | Pas de commentaires »


Monsieur, le lièvre, voulez-vous m’aider ?

Je veux bien t’aider si je le peux.
J’aimerais faire un cadeau à ma maman pour Pâques !
Et que vas tu lui offrir ? 

   Justement, je ne le sais pas ! Je voudrais lui offrir quelque chose qu’elle aime bien. 

Quelle est sa couleur préférée ? dit le lièvre.
Le rouge, dit la petite fille.
Alors offre lui quelque chose de
rouge !
Et le lièvre réfléchit longtemps, longtemps, longtemps…et :
 
Pourquoi pas des
oeufs rouges ! dit le lièvre.
Mais les œufs rouges n’existent pas ! 

   Bien sûr que si, mon amie la poule rouge en pond tous les jours. Je n’ai qu’à lui demander de m’en donner quelques uns pour ta maman ! 

   Bravo, c’est une bonne idée, maman aimera sûrement. Mais je voudrais bien lui offrir encore quelque chose. 

Qu’est-ce qu’elle aime encore ? dit le lièvre.
Elle aime le violet.
Alors offre lui quelque chose de
violet !
  
Et le lièvre réfléchit longtemps, longtemps, longtemps…et :
 
Pourquoi pas des
œufs violets ! dit le lièvre.
Mais les œufs violets n’existent pas ! 

   Bien sûr que si, mon amie la poule violette en pond tous les jours. Je n’ai qu’à lui demander de m’en donner quelques uns pour ta maman ! 


 

  Magnifique, c’est magnifique. Maman aimera sûrement. Mais je voudrais bien lui offrir encore autre chose. 

Qu’est-ce qu’elle aime encore ? dit le lièvre.
Elle aime le vert.
Alors offre-lui des
œufs verts !
Mais les œufs verts n’existent pas ! 

     Bien sûr que si, mon amie la poule verte en pond tous les jours. Je n’ai qu’à lui demander de m’en donner quelques uns pour ta maman ! 

     C’est ce qu’il nous faut, des œufs verts, bien frais. Maintenant j’ai des œufs rouges, violets et verts. Mais je voudrais lui offrir encore autre chose. 

Qu’est-ce qu’elle aime encore ta maman ? dit le lièvre.
Elle aime le bleu.
Alors offre-lui des
oeufs bleus !
Mais les oeufs bleus n’existent pas ! 

     Bien sûr que si, mon amie la poule bleue en pond tous les jours. Je n’ai qu’à lui demander de m’en donner quelques uns pour ta maman ! 

     C’est très bien, dit la petite fille. Maman aimera certainement. Maintenant, J’ai des œufs de toutes les couleurs. 

  Quel beau cadeau ! s’exprima le lièvre. Maintenant, il ne te reste plus qu’à trouver un panier. 

J’ai un panier, dit la petite fille.
 
Elle va chercher son panier et le remplit avec les œufs de toutes les couleurs.
 
Quel beau cadeau !
Je vous remercie de m’avoir aidé, Monsieur le lièvre, dit la petite fille.
N’en parlons plus, dit le lièvre. Ca ma fait plaisir !
Alors au revoir Monsieur le lièvre.
Je souhaite à ta maman de bonnes fêtes de Pâques.
 

Et la petite fille partit avec son panier, rejoindre la maisonnette de ses parents dans la clairière du bois. Mais en route, elle trébucha sur quelques branches d’arbres posées là et….PAF ! tomba à terre en renversant le panier d’œufs. Il ne lui restait plus qu’un œuf de chaque couleur dans son panier mais la petite fille, sans pleurer rentra très vite les offrir à sa maman.
 
Depuis ce jour là, à travers champs, à travers bois, des œufs de toutes les couleurs sont cachés derrière les arbres et sous les branches ; et ce sont ces œufs là que vous vous empressez d’aller rechercher le jour de Pâques dans vos jardins et prairies. Alors, si vous les trouvez, gardez les en sécurité et prenez-en grand soin, la petite fille et le lièvre de Pâques les ont aussi eu entre les mains… 

KORO : un village bâtit sur des rochers

Posté : 25 février, 2009 @ 11:30 dans TRADITION ET MODERNITE | Pas de commentaires »

KORO

Village situé à 6 km de la ville de Bobo-Dioulasso sur la route de Ouagadougou, Koro a été érigé à la suite des guerres tribales et des résistances à la colonisation. Il a été créé par un chasseur éleveur de volaille. Cette position stratégique de défense permettrait à ses habitants de surveiller et de mieux protéger le village des envahisseurs.

observatoirekoro3.jpg           palmroche.jpg 

Le village se subdivise en trois parties : le quartier des griots et des forgerons, celui des autochtones cultivateurs et enfin celui des dioulas commerçants.   

Il n’y a aucune ressource naturelle dans le village. Il n’y a pas de ressource hydrique et les femmes assurent la corvée d’eau de façon très pénible. Aussi, pour les constructions, toutes les briques sont confectionnées en bas. Les cultivateurs en saison hivernale séjournent dans leurs plantations agricoles et reviennent au village après les récoltes. Les artisans confectionnent leurs produits en haut mais doivent les amener au marché pour le commerce. Voyez par exemple cette dame qui confectionne de gros canaris qu’elle doit transporter en bas pour le commerce qui se fait hors du village.

 korofemmepoterie.jpg  poteriekoro.jpg  potykoro.jpg

Les villageois ont leur forme d’organisation, un lieu où les sages se recueillent pour discuter des grandes décisions.

decisionroom.jpgLe village aussi a ses us et coutumes, il est formellement interdit à un visiteur de demander où se trouve le cimetière. Il y a tout un rituel autour de la naissance de jumeaux car ils sont considérés comme des génies, ou des esprits. Un fétiche spécialement pour les rites accompagnant la naissance de jumeaux existe dans le village et se présente comme l’indique la photo ci-dessous.

fetichekorojumeaux.jpgCe style de vie est ancré dans la mentalité des villageois qui ne sont pas prêts à habiter ailleurs malgré les conditions qui sont très pénibles. Il constitue l’un des patrimoines du Burkina et de nombreux visiteurs y vont pour découvrir et comprendre l’historique et l’organisation du village.

LE BAOBAB OU L’ARBRE A PALABRE

Posté : 4 février, 2009 @ 6:31 dans TRADITION ET MODERNITE | 1 commentaire »

LA VALEUR SOCIALE DU BAOBAB

La palabre est une coutume de rencontre et de création ou de maintien de lien social. Elle apparaît comme une véritable institution sociale à laquelle participe toute la population ou une partie de la communauté d’un village. Cette coutume permet également de régler un contentieux sans que les protagonistes ne soient lésés. En Afrique, on se réunit au pied de l’arbre à palabre, généralement le baobab, pour discuter des décisions importantes à prendre pour l’avenir d’une communauté.

Le baobab ou l’adansonia digitata, est un arbre qui a beaucoup d’importance en Afrique sub-saharienne. Il a une durée de vie qui peut dépasser 1000 ans. Le mot baobab vient de l’arabe buhibab qui veut dire «nombreuses graines». En effet le baobab produit un fruit que l’on appelle Pain de singe . Il possède une énorme valeur culturelle, sociale et symbolique car il est l’arbre sous lequel les griots s’installaient pour conter à l’ombre, mais également l’endroit idéal où se réunissent les anciens. On l’appelle d’ailleurs l’arbre à palabre et il fait office de « détecteur de mensonges » car il est le gardien de la vérité. Ainsi, des personnes peuvent jurer sous l’arbre quand on met en doute une de leurs affirmations. Selon les croyances,  cet arbre reste un arbre très mystique. Il a inspiré plusieurs légendes africaines, certains disent qu’un démon a arraché l’arbre, planté ses branches dans le sol et laissé ses racines en l’air. 

Au Sénégal, les griots y sont enterrés. Le griot occupe en pays sérère, comme dans une bonne partie de l’Afrique noire, le bas de l’échelle sociale. Méprisés et redoutés, les griots, mais aussi leurs femmes et enfants, n’étaient pas enterrés en pleine terre. En effet, s’ils l’étaient, le sol serait rendu stérile pour toujours. Lors du cérémonial funéraire, le griot revêtu de ses plus beaux vêtements, était porté jusqu’au baobab creux. A l’arrivée devant le baobab, les jeunes gens se précipitaient pour entrer les premiers, en se livrant à une lutte armée acharnée. Le combat ne cessait que lorsqu’un deuxième combattant a vaincu le premier : tous deux faisaient alors entrer le griot dans l’arbre sous les applaudissements et les chants d’éloges des femmes. Les deux vainqueurs étaient considérés comme des héros pour les jeunes filles, tandis que les autres jeunes hommes, vaincus au cours de cette lutte, avaient perdu leur honneur et avili leur famille. Au Burkina Faso, dans la région de Dakoro, on retrouve ce même mode de sépulture, exclusivement réservé aux lépreux et pratiqué par tous les Dogon de la plaine. Toutefois, ce sont les baobabs ayant une seule ouverture vers le haut qui étaient privilégiés ; les corps étaient alors descendus verticalement dans le creux. Ce mode de sépulture était provoqué par la crainte de cette maladie et le fait que si le cadavre était mis en pleine terre, la pluviométrie deviendrait insuffisante et que le sol, les céréales cultivées, les puits seraient souillés.

LE NAB BASGA

Posté : 11 janvier, 2009 @ 5:07 dans TRADITION ET MODERNITE | Pas de commentaires »

VISITE DES VOLONTAIRES UNITERRA A SA MAJESTE LE MORO NABA BAONGO

basgavolont.jpg

Le 27 Décembre 2008 était la fête coutumière, couramment appelée nab basga, du moro naba. En vue de comprendre la portée de cette fête coutumière, des volontaires UNITERRA et une canadienne en vacance au Burkina ont participé à titre personnel à quelques cérémonies dans la résidence du moro. L’accès a été facilité par l’un des ministres de l’empereur des mossis, le Larlé Naba Tigré et l’équipe a été guidée par le petit frère du Moro Naba Idrissa. Qu’est-ce que le Basga, Que comprendre de la chefferie coutumière au Burkina?

Avant la colonisation, le Moro Naba faisait office de chef suprême. Par ailleurs il occupe une place très importante dans les sphères de décisions. Il gouverne l’empire mossi et est entouré de ministres. Il est le principal garant des traditions et tous les jours il y a des cérémonies coutumières dans sa résidence. Le vendredi matin, il y a la grande cérémonie coutumière, dénommée le faux départ, dont une brève explication ci-après.

 Le faux départ : la cérémonie du faux départ est un acte symbolique qui commémore l’effritement du pouvoir du Moro Naba. En effet, cela date de très longtemps, le petit frère du chef, très jaloux, à l’époque s’était emparé des fétiches du pouvoir pour s’installer et créer son empire à Ouahigouya situé à 180 km de Ouagadougou. Le grand frère furieux décida de s’y rendre pour entrer en possession de ses fétiches. La population craignant le pire (guerre entre les deux protagonistes adeptes du Moro et ceux de son frère) supplia l’empereur des mossis de ne pas s’y rendre et de pardonner son frère. Le grand frère accepta donc de pardonner son frère qui avait imposé son autorité dans la nouvelle localité qu’il dénomma Ouahigouya. Pour commémorer cet acte, chaque vendredi à 8h du matin, une grande cérémonie officielle est organisée dans la cour du moro naba. Une petite description de la cérémonie : le Moro sort de son habitat vêtu en rouge, son cheval est également vêtu, prêt pour le départ. Il s’installe ensuite sur son trône et tour a tour, chefs coutumiers, musulmans, griots viennent demander pardon afin qu’il renonce à son voyage. Après consentement, le Moro se change en vêtement blanc, le cheval est déshabillé et quand il apparaît avec son nouvel accoutrement la population l’acclame car ils sont sûrs qu’il a pardonné son frère. On tire les canons et ensuite la fête commence. On sert à boire et à manger à la population. Cette cérémonie est ouverte au public avec l’interdiction de prise de vue. Avis aux amateurs.

Qu’est-ce que le Basga

A la fin de chaque année, les chefs d’Etat font un bref bilan de l’année écoulée et dégagent des perspectives pour l’année suivante. Au niveau de chaque service, des associations, des clubs etc. on organise très souvent des présentations de vœux. Cette occasion qui est sans doute un espace où l’on oublie les soucis du service, une occasion où l’on substitue travail au social, bref, une occasion au cours de laquelle se recréent les collègues, entre membres d’une même organisation afin de se resserer les liens, de se présenter des vœux.

Sur le plan traditionnel aussi, des cérémonies coutumières sont organisées chaque année après les récoltes. La tenue de telles cérémonies marque le début de l’année dans la tradition. Le 27 décembre 2008 a eu lieu le nab basga à Ouagadougou chez le chef suprême des mossi. Selon le frère du chef, les rites autour de cette cérémonie ne sont rien d’autres que des vœux que les tenants formulent à l’intention de toute la nation. Paix, santé et prospérité sont les principaux voeux formulés. Durant cette cérémonie, l’on remercie également les ancêtres pour la saison écoulée, que les récoltes soient bonnes ou mauvaises. Des vœux sont formulés également pour une saison plus généreuse. Après le basga du moro naba, tous les autres chefs coutumiers doivent organiser à tour de rôle cette cérémonie dans leur localité.

J’ai assisté à cette fête coutumière avec d’autres volontaires UNITERRA. Un constat général est que le non verbal est la principale forme d’expression. Alors, c’est évident que les non initiés comme nous soyons ignorants au regard des rites coutumiers. Pour dire que bien que certaines cérémonies soient ouvertes au public, car certaines se font purement dans le privé, il faut toujours se faire expliquer certaines pratiques traditionnelles. Nous avons assisté à deux cérémonies, la première en dehors de la cour du chef et l’autre à l’intérieur. Au cours de cette deuxième cérémonie, il y eu la bendrologie ou la communication par des instruments traditionnels, le bendré en mooré ou tam-tam en français. Des messages, à travers les sons du tam-tam, sont adressés à l’empereur et à chaque fin de message, la population voire les initiés acclament. Nous étions de simples observateurs car nous n’y comprenions rien. Tout le mystère qui entoure la chefferie doit être secrètement conservé et c’est pourquoi il y est formellement interdit de faire des photos ou des vidéos.

Je puis noter par ailleurs que le Moro Naba est très sympathique et nous a reçu très chaleureusement. Lui-même a été très touché par l’intérêt que nous avons porté à cette fête et nous a reçu en privé dans son petit salon pour échanger avec nous après nous avoir offert à manger et à boire. Très taquin, il demanda parmi les filles qui sera sa poug bila (petite femme ou épouse) alors, nous avons désigné Tiana Rodrigue, habillée en tenue africaine.

tianirene.jpg

Tiana (en gris) et Irène .

Il s’intéressa également à ce que chacun de nous fait comme travail. Quand Mélanie la vacancière lui dit qu’elle était étudiante en psychologie, il s’exclama en disant que s’il l’avait su plus tôt, il surveillerait son langage pour ne pas être une cible pour cette dernière qui pourrait faire des analyses sur lui. Cette remarque faite par le Moro était juste de l’ironie et le climat était si détendu et agréable qu’il nous invita à participer à la cérémonie suivante. Merci au Moro Naba, au Larlé Naba, au frère du Moro, Idrissa, et à toute la population pour cet accueil chaleureux.

Les impressions deTiana Rodrigue

On était très content d’avoir été honoré avec la présence du nab basga. Il nous a traité comme si on était les invités d’honneurs de la journée. La visite était très plaisante, j’était surprise de son sens d’humour qui a rendu la visite très agréable et relax. Il était très souriant et a même levé un toast à notre intention (même si je n’ai pas réalisé en ce moment que c’était une marque de satisfaction que j’étais la personne désignée dans le groupe pour être son épouse). -Tiana

Les impressions de Anne Descormiers

Le 27 est assez exotique. Une fois l’an le grand roi de Ouagadougou fête son couronnement. Grâce à Irène nous avons pu être introduit à la cour du Moro Naba (le grand Roi) pour lui offrir nos vœux et un coq. C est un grand honneur car pour être présenté, il faut en premier lieu avoir un intermédiaire qui fait partie de la monarchie des mossis. Nous avons pris un coq rouge vif aux couleurs chatoyantes, ousp c’est le blanc la couleur royal du Moro Naba, comme ses habits, ses souliers, ses moutons et les poulets blancs qu’on lui offre… Malgré ce manque au protocole et ma maladresse a maintenir le volatile lorsque j’ai présenté la bête, le Moro Naba nous a accordé une entrevue privé avec lui! J’étais bien heureuse de pouvoir le voir de plus proche. Le Mora Naba nous a expliqué que les festivités avait commencé à 4h00 du matin puis se poursuivrait toute le nuit. J’étais un peu intimidé, mais le roi est un homme qui détient l’art de la conversation et il nous a rapidement mis à l’aise. Ensuite il a repris les multiples cérémonies. Celles-ci étaient très protocolaires et traditionnelles avec les tambours, les crieuses et des coups de canons à répétions. Nous avons aucune photos car c’est sérieux la tradition, c’est pas un truc pour amuser les touristes. Le roi est un homme souriant, et son accueille chaleureux (bière et brochettes inclues!) à sa cour restera longtemps un moment précieux de mon séjour au Burkina Faso. Longue vie au Moro Naba! – Anne

ENTRETIEN AVEC SON EXCELLENCE MONSEIGNEUR ANSELME TITIAMA SANOU

Posté : 15 décembre, 2008 @ 7:07 dans TRADITION ET MODERNITE | Pas de commentaires »

Réalisé en Novembre 2008 à l’archevêché de Bobo-Dioulasso

Durée/2h

Ce texte est juste une partie de l’interview réalisée auprès de son excellence Monseigneur A.T.S. L’autre partie sera présentée ultérieurement.

Irène TAPSOBA : Merci de m’accorder une partie de votre temps pour cette interview. Pouvez-vous parler un peu de vous ? Qui est Monseigneur Anselme Titiama SANON ?

Monseigneur Anselme Titiama SANON : Merci à vous aussi pour la visite et je dirai l’intérêt, parce que certainement entre votre âge et le mien il y a un abîme. Je suis Anselme Titiama SANON. Anselme parce qu’en 1948 j’ai été bâptisé à l’école primaire. Titiama, il faut ajouter Zezouma, car je suis né un certain vendredi de septembre 1937, SANON est presqu’un nom donné à ceux qui sont du canton des SANON. Je suis né à BoBo, vous êtes sociologue et vous savez que le soir le soleil donne sur le minaret si bien que l’ombre est pratiquement sur ma case ancestrale. A propos de mon prénom Titiama, vous savez dans la tradition on porte plusieurs prénoms. Mes grand- parents à ma naissance se sont entendus pour me donner le prénom Titiama qui signifie une devise, une  prière, celui qui est pour la vérité. En Dioula Tiin c’est la vérité etc.

En 1943, mon grand-père, conseillé par un de ses enfants, Abel qui s’était frotté aux missionnaires, a accepté me mettre à l’école des missionnaires à Tounouma. C’était encore le début des écoles primaires catholiques et certains de mes compagnons et moi avions été envoyés à DANO dans le Ioba. Je dis toujours avec  fierté que c’est à Gaoua que j’ai passé mon entrée en 6e et mon certificat en 1948. Ensuite on était au petit séminaire de Nasso et au grand séminaire de koumi.

Notre génération est un peu celle des années 1956. Les indépendances se préparaient, nous étions la première génération à passer le bac à Ouagadougou, mais les copies étaient corrigées en France. Souvent je dis que je suis un peu à la frontière entre la religion traditionnelle dont je suis issu et même jusqu’à présent j’ai mon mot à dire dans les affaires traditionnelles. J’ai passé une bonne partie de mon enfance à l’ombre de la mosquée et beaucoup de mes camarades y sont de nos jours, le temple protestant aussi n’était pas loin. Autour de la mosquée il y avait les habitats des yoruba, des haoussa, des wobins, j’ai leurs masques ici. J’ai grandi un peu dans ce milieu et je m’en sens partie prenante.

I.T : Vous dites que vous avez des parents et amis musulmans, protestants. J’aurai appris aussi que vous valorisez la culture traditionnelle, d’aucuns disent que vous êtes un homme de culture. Que pensez vous de l’animisme?

A.T.S : Je disais à une religieuse de Guinée que c’est en 1955 que j’ai fait mon entrée dans l’ethno linguistique. A l’université de Dakar, j’ai travaillé comme enquêteur au compte d’un de mes professeurs Mr. Fan. Il en était tellement satisfait qu’il me dit que j’étais très doué. Ce qui m’encouragea à faire des investigations et une description linguistique des Bobo mandarin. J’ai continué avec une traduction personnelle de la bible au séminaire, ensuite j’intervenais toujours dans des exercices sur l’aspect ethnolinguistique. La langue ne dit pas tout mais elle porte beaucoup de choses. En effet, petit à petit (je ne sais pas si vous avez lu un de mes textes) je me suis rendu compte de l’importance de la dimension économique ce qui est très prégnant, la dimension politique (l’organisation de la société), la dimension culturelle c’est-à- dire le panier qui est tressé par tout cet ensemble dont la dimension  cultuelle, le rite. En prenant un peu  l’histoire des mots, je me suis dit que l’animisme n’est pas propre aux africains. C’est une conception presque ontologique et j’ai fait un article là-dessus qu’on m’a interdit de publier. Les sacrements peuvent se comprendre d’une façon  animiste. Ou encore les écrits des années 1956-1960, surtout en Afrique centrale,  le vitalisme, le fétichisme. Alors mon 1er travail a été d’abattre ces concepts pour enfin dire qu’ils n’expriment pas la religion de mes ancêtres et c’est en 1964 que l’ensemble des chercheurs de l’Afrique, suite à une rencontre à Cotonou ou à Bouaké, je ne m’en souviens pas trop, ont dit qu’il y a une religion traditionnelle africaine. Quand j’enseignais, je suis parti de cette nouvelle conception avec mes étudiants et figurez-vous que c’est seulement en 1994 que l’église catholique a entériné l’existence  de la religion traditionnelle. Même les sociologues au canada (j’y étais il n’y a pas longtemps car un de mes prêtres étudie présentement là-bas) emploient toujours ce terme (animisme) qui est dépassé à mon avis.

I.T : Pourquoi emploie-t-on le terme animisme alors? Y a t il une différence entre animisme et religion traditionnelle ?

A.T.S : Objet inanimé, avez vous donc une âme, ce n’est pas un africain qui a prononcé ça, c’est la renaissance française. Effectivement quand on fait attention à un être, dans l’ontologie, il y a l’être de l’étang mais à l’intérieur il y a une espèce d’animation, une espèce de une vie qui n’est pas à l’étape intelligente. Par exemple dans le parc réserve du Kenya à un certain moment, les gens se rendaient compte que les zébus mourraient et après de nombreuses recherches, ils ont constaté que ces animaux broutaient de l’herbe vénéneuse. La science a révélé plus tard que quand les zébus broutaient à 100 km plus loin, il y a une espèce de venin qui contaminait les arbres en hauteur. C’est comme si à partir de cette distance il y avait une âme vivante et qu’il y avait un danger à éviter. Dans toutes les conceptions il y a un aspect de l’ontologie première. Il y a un aspect d’être animé, cette animation est soit vivante, vitale mais ce sont des catégories qu’on peut utiliser ou laisser tomber. C’est une religion qui nous relie soit au fondamental, soit à l’essentiel, parfois je dis, ce qui nous prend en longueur, en largeur, en profondeur et en hauteur, toute la dimension de l’être, la relation avec Dieu, l’absolu, le cosmos, l’autre être, avec nous même.

I.T : Un être absolu est-ce un être surnaturel ?

M.A.T.S : Nous sommes aussi piégés par la pensée occidentale qui fait allusion au naturel et au surnaturel. Quand j’ai terminé ma formation en théologie, j’ai mis une croix sur ces termes. Vous avez la nature qui a une forme animale ou végétale, la nature intellectuelle, mystique. La pensée occidentale montre qu’il faut les deux alors qu’en réalité on n’en a pas besoin. Vous avez l’aspect humain des choses et dans l’humain il y a des étages pour atteindre le mystique. Pour moi c’est la relation avec la nature qui fait le nœud. Il y a 2 roues d’inégales grandeurs. Une pensée rationnelle ne peut pas admettre qu’il y ait une disproportion. La dimension de l’être et vous venez de le dire c’est le surnaturel, le naturel, le spirituel, le mystique. Il y a tout un combat, voire un débat  d’école autour de ces termes.

I.T : Cela m’interpelle sur l’existence de dieu, comment concrétisez vous Dieu de façon naturelle ?

M.A.T.S : Quand on parle comme cela, ce n’est pas toujours facile de clarifier les choses. Je parle en terme de relation, pas dans le sens des nouveaux philosophes. Vous êtes là, je suis là, quelque chose se crée n’est-ce pas ? Quand une noix de karité est coincée entre deux cailloux, on dira certainement la pauvre, alors que c’est peut-être sa chance parce qu’à peine aura-t-elle gonflé que ceux-ci (cailloux) l’aideront à sortir de sa coque. C’est la même chose pour les graines de néré qui sont exploitées par l’être humain.

Etre c’est être doué de présence. Là où je suis présent c’est là où je suis. Je peux être ici corporellement et être ailleurs dans mon être profond. Et nos ancêtres disaient que c’est par leurs noms que les esprits se lèvent et viennent. Si j’appelle le diable, il viendra. C’est pareil pour les arcs et les arcs anges. L’esprit est un être doué d’intelligence et qui a la capacité de prise en soi. Ce n’est pas souvent que je rencontre des personnes féminines, alors l’appel se fait à ce niveau d’intelligence et de compréhension. Qu’est-ce que c’est que Dieu? Pour s’en tenir à ma vision traditionnelle, c’est celui qui est et que nous sommes. C’est parce qu’il est que je suis. Vous êtes grande mais on peut concevoir plus grande que vous.

I.T : Dans certains pays on pratique le vaudou qui est une autre forme de religion. Que pensez-vous de cette religion?

M.A.T.S : Au fait ce sont les religions du sud, ce sont les confréries et les mystiques. J’avais vu des couvents au Togo et ensuite au Bénin et là c’était les temples à Ouidah, les serpents sacrés, j’ai été ensuite à Savy comme sociologue, et là-bas j’ai trouvé les restes des canons que les portugais avaient tirés pour conquérir le royaume de Savy qui n’est pas loin de Ouidah. Et puis ils ont construit leur fort a Ouidah et les gens de savy ont finalement approuvé que ces portugais étaient plus forts qu’eux parce qu’il y avait des signes extérieurs. L’organisation de la religion est comme une démocratie à l’image de celle des grecs, des américains, des socialistes. C’est comme les romains, ils n’étaient pas religieux mais ils avaient la piété, c’était comme une dévotion à leurs ancêtres. Ces traditions sont des systèmes conventuels, on met les gens en couvent et c’est un peu le centre de la vie religieuse. Le rituel c’est le taux de la vie religieuse. Celui qui est le vaudou c’est toute sa vie qui est dedans, comme à l’initiation dans ma tradition, le Do. A l’initiation chrétienne également nous sommes pris complètement.

I.T : Quelle est l’origine de cette croyance ?

M.A.T.S : Chaque fois que j’ai affaire aux Yoruba, aux togolais ou aux béninois, je me demande ce qu’est le fa. C’est difficile à expliquer. Est-ce un esprit, une puissance, la relation même du culte vaudou. Est-ce qu’il faut démythiser le fa? On arrive à un résiduel qui limite la conception de nos mots.

I.T : Le fa est-il aussi une pratique ?

M.A.T.S : Je vous aurai fait rencontrer Abbé Barthélémy s’il était là. Faut-il démystifier le fa ? C’est là la limite des concepts. Dans la tradition initiatique à laquelle j’appartiens, jusque là personne n’est monté aux cieux et revenir par expérience, donc il faut se référer aux personnes médiateurs. Ces derniers vont nous dire ce qu’il faut faire. Je crois que la religion est une relation, le non disible de ce qui est. On parle de choses sacrées à vénérer. On sait que notre vocabulaire ne peut pas tout traduire et pourtant il faut dire quelque chose et c’est ça l’expérience spirituelle. Cette approche que l’homme fait pour traduire le non disible, il ne pourra le faire s’il n’était pas doué d’intelligence. La religion révèle et une révélation est ce qui se dit. A ce propos, c’est le jour et la nuit entre le coran et la bible. Selon le coran, Dieu se crée, se dicte. Par contre, selon la bible, Dieu se dit, c’est à vous de la réinterpréter.

I.T : Que pensez-vous des sectes ?

M.A.T.S : On constate depuis une vingtaine d’années qu’il naît toutes les minutes dix sectes et il en meurt autant. Aujourd’hui, on peut dire que cet éparpillement de l’essentiel se fait d’une façon atomique. C’est le désarroi vécu par certaines personnes et sociétés, à un moment tragique de l’histoire humaine. Avant d’arriver aux sectes, on est parvenu à la conclusion selon laquelle on pense de façon sectorielle, en action sectorielle. Au niveau politique il y a ces mêmes effritements. Depuis février, on assiste à un effritement économique, culturel etc. Qu’est-ce qui explique quand la société n’a plus ses repères? En libéralisme économique on fixe le prix par subjectivisme. Au point de vue religieux c’est la même chose. St Augustin disait que c’est une partie de ver corrupteur qui rentre dans le fruit. On disait que les sectes étaient un phénomène des pays sous-développés. Pourtant, depuis le 3es, il y avait ces effritements, ce qui a permis au christianisme de s’effriter en sectes.

I.T : Voulez-vous dire que le christianisme était une secte ?

M.A.T.S : Oui oui oui, déjà dans l’évangile de Mathieu on disait ce sectateur là, il sera mort et ressuscitera par la suite.  Tout n’est pas faux dans ce qu’une secte apporte et c’est une dimension qu’on oublie souvent. Je vais vous raconter l’expérience de ma cousine. Elle n’allait plus à l’église et quand je lui posai la question, elle me dit qu’elle fréquentait une secte où elle trouvait son compte parce que les gens y étaient solidaires. Je lui dis que c’est parce qu’ils n’étaient pas nombreux, ils étaient une vingtaine. Vous savez, avant les missionnaires rendaient visite aux chrétiens mais aussi aux chefs de concessions pour encourager les catéchumènes, aujourd’hui, ils ne peuvent plus prétendre à ça. Quelques temps après, ma cousine a quitté la secte. Si je lui avait dit de ne pas y aller, elle n’allait pas me comprendre. A Yopugon en Côte d’Ivoire, il y a un bouillonnement de culture sectaire. Il y a les grands courants comme le kibankisme qui est une religion africaine qui s’inspire aussi de la bible. Au Nigéria, le Arisme est aussi un grand courant à la fois traditionnel et biblique.

A suivre, féminisme, homosexualité, mendicité, vie chère, excision, sida et religion.

LA SORCELLERIE

Posté : 16 novembre, 2008 @ 1:12 dans TRADITION ET MODERNITE | 2 commentaires »

LA SORCELLERIE : HISTOIRE ET REGARDS
Quelques définitions

Aujourd’hui la sorcière ne fait plus peur en occident. Que ce soit au cinéma, dans la littérature ou dans les vitrines pour Halloween, la sorcière a plus une image « magique » que maléfique. Mais ça n’a pas toujours été le cas. Pour preuve, la définition que l’on trouve dans les dictionnaires, qui garde des traces de son lourd passé. De manière commune, le sens attribué aux mots « sorcier » et « sorcellerie » est très négatif : personne qu’on croit en liaison avec le diable et qui peut opérer des maléfices. L’interprétation anthropologique est plus précise et plus « neutre » en ce qui concerne les effets de la sorcellerie : capacité de guérir ou de nuire, propre à un individu au sein d’une société, d’un groupe donné, par des procédés et des rituels magiques. Même si ce volet bénéfique existait aussi, les sorcières étaient souvent craintes pour leurs pouvoirs dangereux et les avantages qu’elles pouvaient obtenir était plus souvent d’expédier vos ennemis dans l’au-delà que de répandre la charité et l’amour. Leur alliance supposée avec le diable fut évidemment la principale raison des persécutions qu’elles ont subies. Et par conséquent, ramener une sorcière « dans le droit chemin », c’était entamer une lutte au nom du Bien, donc de Dieu, contre le Mal, c’est-à-dire Satan, Prince des Ténèbres.

A travers ces définitions de la sorcellerie, peut-on considérer le maraboutage, le charlatanisme etc. comme de la sorcellerie ?

Un peu d’histoire

Au Moyen Age, en Europe, on parle déjà de pacte avec Satan . Ceci reflète bien le besoin de l’Eglise d’édicter les limites entre le « Bien » et le « Mal ». En réalité, au 11e siècle, la chrétienté démarre la chasse aux hérétiques dont font partie les sorciers. L’inquisition va augmenter ce phénomène.
Jusqu’à la fin du 16e siècle, les sorciers et sorcières étaient considérés comme des devins et guérisseurs, ils étaient donc indispensables dans les villages où les habitants étaient superstitieux. On ne connaissait rien du corps humain ni de la nature, c’est pourquoi les maladies, la famine, les tempêtes, la mort étaient vus comme des phénomènes surnaturels qu’il fallait combattre par des moyens tout aussi surnaturels.. Ainsi ceux qui avaient le pouvoir d’entrer en contact avec ces forces étaient utiles pour protéger les villageois.
Mais on sait que la plus mauvaise période pour les sorciers fut de la deuxième moitié du 16e à la fin du 17e siècle.

Pourquoi cette épidémie de bûchers entre le XVI et le XVIIème siècle?

Lors de cette période, la Chrétienté régnait en maître sur l’Europe. Mais, même s’il est vrai que l’Eglise a eu une grande importance dans ce phénomène, ce n’est peut-être pas la seule explication de ce mouvement de masse à travers toute l’Europe.
Suite aux nombreux voyages transocéaniques et aux découvertes qui s’ensuivent, les savants sont troublés par rapport à ce que l’Eglise affirme du monde, par exemple sur le géocentrisme, et remettent en question son enseignement. L’essor du Luthéranisme et du Calvinisme ébranle les dogmes, l’unité et l’autorité ecclésiastiques. Enfin, suite à la guerre de Trente Ans, accompagnée de famines et d’épidémies de peste, la population, qui vit dans la terreur, va chercher le réconfort dont elle a besoin. Soit dans d’autres cultes que celui de Dieu, soit dans la poursuite et l’exclusion de celui qui porte malheur, le bouc émissaire, pour écarter le danger .
Le pouvoir politique et judiciaire ainsi que l’Eglise vont souvent s’unir pour éliminer ces croyances, restaurer l’unité de la Foi, rétablir la paix sociale et développer le pouvoir central. Dès ce moment l’association de la sorcière au démon et au mal est systématique, lançant alors une véritable chasse aux sorcières.

Les persécutions

Pourquoi y-a t-il eu plus de sorcières que de sorciers sur les bûchers ?
Selon certains historiens il y a eu un sorcier poursuivi contre dix sorcières exécutées. Ce chiffre est peut-être un peu exagéré mais il n’en reste pas moins que la différence est grande.
La tradition et l’Eglise y ont joué leur rôle. On peut dire que ce fait est directement lié à la condition de la femme, considérée alors comme une créature inférieure.
Par ailleurs, pour l’Eglise, la femme était un être faible, menteur, celle par qui le mal était arrivé dans le monde, en se laissant tenter par le diable au Paradis terrestre. La Nature féminine, en lui donnant le pouvoir d’enfanter, selon des modalités physiques encore mal connues à l’époque, lui confiait une puissance mystérieuse. Cette fonction lui permettait aussi, en formant avec Satan un couple maudit, de transmettre ses pouvoirs maléfiques. Or on sait que les rites de type sexuel étaient fréquents (Sabbat des sorcières) ou en tout cas fréquemment suspectés dans les activités des sorcières.
Elle avait enfin par sa position dans la famille plus de contrôle – et d’occasions d’agir – sur la santé de celle-ci (préparation de la nourriture, soins aux enfants, aux malades, élevage des petits animaux…).

Les procès
Les sorcières accusées devaient passer par plusieurs épreuves, comme celle de l’eau ou celle effectuée par le « Piqueur ». Le pacte avec le diable laissait soi-disant une marque particulière sur la peau de la sorcière que les juges étaient chargés de trouver. Cette marque était insensible à la douleur, ainsi le Piqueur bandait les yeux à la sorcière puis il la piquait avec des aiguilles sur tout le corps. Dès qu’il trouvait un endroit insensible, il la faisait avouer ses crimes par la torture.
L’épreuve de l’eau consistait à mettre une sorcière pieds et mains liés dans une grande quantité d’eau ; si elle coulait, ce n’était pas une sorcière, si elle flottait, elle en était une car les sorcières savaient défier toutes les lois, y compris celle de la nature. Après avoir avoué, on l’exécutait en la brûlant publiquement.

A cette période, la sorcière est donc devenu un bouc émissaire.

Le parlement de Paris, par exemple, a envoyé des administrateurs dans les campagnes pour arrêter les pratiques superstitieuses des villageois et pour chasser les personnes qui les détenaient, c’est-à-dire les sorciers et sorcières. Les paysans, terrifiés se sont mis à dénoncer les sorcières par peur d’être dénoncés à leur tour.

Qui était Sorcier ?

Description de sorcières: « vieilles femmes aigries aux mentons et genoux presque soudés par l’âge, le dos arqué, clopinant sur un bâton, l’œil creux, édenté, le visage raviné, les membres agités de tremblements, marmonnant dans la rue».
La vérité est que les femmes qui avaient le malheur de ressembler à cette description risquaient d’être automatiquement étiquetées comme sorcières, alors que souvent, ce n’était que de pauvres vieilles veuves qui n’avaient pas les moyens de vivre autrement.
Les « véritables » sorcières ressemblaient la plupart du temps à leurs citoyennes et passaient très souvent incognito dans leur entourage.

Sexe : On parle de chasse aux sorcières et non de chasse aux sorciers. Comme on l’a vu plus haut, il y eut effectivement beaucoup plus de poursuite envers les femmes que les hommes.

Age : On rencontra beaucoup d’adultes parmi les accusés mais les personnes de plus de 60 ans furent en très grand nombre. Le maléfice était un art. Elles avaient donc dû apprendre leur savoir, y devenir expérimentées. Les femmes âgées étaient donc plus suspectes que les jeunes.

Situation matrimoniale : On trouve souvent des veuves dans les listes des condamnés. Par contre les femmes qui étaient mariées et qui avaient des difficultés connues avec leur mari, ou leur belle famille étaient également suspectes. Pourquoi les veuves étaient-elles suspectes ? Parce qu’elles n’avaient pas de mari et ne menaient pas une vie raisonnable au foyer. Le mari n’était pas là pour les retenir des tentations de s’offrir au Diable. Cela explique également la suspicion envers les femmes célibataires. Les jeunes femmes non mariées, surtout si elles étaient belles, paraissaient capables de faire du mal autour d’elles, en bouleversant l’équilibre moral des hommes, même mariés.

Portrait physique : Les sorciers et sorcières étaient-ils d’une laideur spéciale ? On pensait surtout que tout ce qui avait un rapport avec le Diable devait avoir quelque chose d’anormal visible. La laideur ne saurait pas être démontrée mais les sorcières étaient très souvent porteuses de petites imperfection : pied bot, œil louche ou tirant sur le rouge, tache sur le visage, doigt surnuméraire etc.Tout indique que les sorcières étaient physiquement faites de la même façon que les autres femmes de leur âge, mais toutes celles qui avaient certaines particularités les virent servir contre elles, et parfois jouer un rôle dans leur condamnation.

Richesse ou pauvreté : Tous les observateurs du début de la chasse ont souligné le fait que la plupart des sorcières étaient pauvres. En effet, celles qui passaient devant les tribunaux étaient issues des classes inférieures de la société mais cela ne veut pas dire qu’elles étaient pauvres. La plupart des condamnés furent des gens modestes, mais qui ne mouraient pas de faim. Mais même si les pauvres ont toujours été majoritaires, ils n’étaient pas les seuls. Toutes sortes de personnes ont été accusées de sorcellerie. Nul n’était à l’abri des accusations.

Profession : Les sages-femmes ont été poursuivies d’une façon intense. La mortalité périnatale était assez présente à cette époque. Il était donc facile de trouver les coupables de la mort des nouveau-nés ou de jeunes enfants, chez celles qui les mettaient au monde ou qui s’occupaient d’eux les premiers mois.

Campagne ou ville : En gros, on a tué plus de sorcières venant de la campagne que de la ville. Mais en 1600, la majorité des européens vivaient dans les campagnes. Les épidémies de bétail et les malheurs météorologiques ont toujours été plus ressentis dans les villages, et c’est sur place qu’il fallait trouver les coupables

Relations au milieu : Les sorcières furent très souvent condamnées sur la base de leurs relations avec leur communauté. Beaucoup semblent avoir été des gêneuses, des personnes qui avaient eu des mots, des conflits avec leur famille ou leur voisinage. Et on se demandait si elles ne se vengeaient pas en jetant des sorts. Elles ne furent que très exceptionnellement dénoncés au hasard. La jalousie, la rivalité, la haine, l’envie, la méchanceté des personnes ont certainement été la cause de beaucoup de condamnation.

Conclusion : Et aujourd’hui ?

La chasse aux sorcières s’éteint progressivement à partir du 17-18e siècle et le regard de la société change. Le gouvernement devient plus rationaliste et freine la chasse. Il y a donc un changement de mentalité. On se rend compte que les sorcières sont des inventions du gouvernement relayant ou amplifiant les croyances du peuple. On réalise que des faits tels que le sabbat ou le transport sur un balai ne sont que des histoires imaginaires et impossibles. Si les vrais sorciers existaient, ils auraient pu échapper au bûcher par quelques tours.
Au 19e siècle, on connaît les lois de la nature et on ne rejette plus les malheurs du monde sur l’existence du diable ni sur ses prétendues aides. On emploie désormais le terme « magie ».

Mais aujourd’hui au 21ième siècle, les sorcières et les superstitions ont-elles disparues ?

La superstition a pris une autre forme : tireuses de cartes, le spiritisme, la parapsychologie, la voyance, l’horoscope, l’herboriste… Certains ont recours aux remèdes de grand-mère pour se soigner, d’autres évitent de passer sous une échelle. Hier, on allait, en cachette, voir telle sorcière pour trouver les réponses à des questions précises sur l’avenir. Aujourd’hui, la personne qui répond à ces questions se nomme extralucide. Il y avait la sorcière qui guérissait les maladies. Ce genre de sorcière porte aujourd’hui le nom d’herboriste et est très utile actuellement actuelle. Toutes ces femmes qui possédaient un don naturel, qui guérissaient, soignaient l’âme et le corps. On les retrouve aujourd’hui sous le nom d’homéopathes, lithotérapeutes, voyantes… De nos jours, elles sont acceptées et reconnues mais un jeteur de sort et d’autres désenvoûteurs peuvent être condamnés pour escroquerie et peuvent risquer 1-5 ans de prison, et une amende jusqu’à 370000€ (art 405, code pénal).
Toutefois ces dernières années il y a une recrudescence des simulacres de culte satanique et autres profanations de cimetière, de films ou de romans qui se déroulent dans ce milieu – que l’on songe à l’extraordinaire succès des « Harry Potter »- d’éclosion de nouvelles revues dont les titres d’articles laissent rêveur : comment devenir sorcière – les sorcières existent ; elles sont parmi nous, comment les reconnaître – comment dominer les forces occultes – comment déjouer les maléfices (exemples trouvés chez un libraire de quartier, en mars 2003)…

Pourquoi ce retour au surnaturel ?

Un désenchantement à l’égard de la rationalité et des technologies, mais également à l’égard du christianisme se développe dans le monde industrialisé. il s’agit peut-être d’une échappatoire à la crise économique que nous vivons et qui ne semble pas pouvoir être vaincue par les moyens modernes.On peut peut-être aussi penser qu’aujourd’hui nous avons trouvé un autre bouc émissaire pour nous délivrer du malheur. On l’appelle « l’étranger » et on le juge au premier regard comme on aurait pu le faire au temps des sorcières.

Que penser de la sorcellerie en Afrique ?

La sorcellerie en Afrique est relative au mal. Ce sont généralement les femmes qui sont accusées de sorcellerie. On la distingue du maraboutage et du charlatanisme. Le maraboutage relève beaucoup plus de la religion musulmane alors que le charlatanisme est relatif à l’animisme. Marabouts et charlatans seront considérés comme des personnages spirituels capables de venir en aide à des personnes en difficulté (maladie, problèmes sentimentaux, de foyer, de famille, perte ou recherche d’emploi, élections politiques etc.). Ce qui est ambiguë, c’est que de nombreuses personnes consultent des charlatans pour des règlements de compte ou encore pour faire du mal à une tierce personne. Pourtant, on n’accusera jamais les charlatans de sorciers même s’ils ont le pouvoir de faire du mal à autrui. Ce qui est d’ailleurs injuste car de pauvres femmes délaissées par leurs familles proches et leur entourage croupissent dans des maisons de retraite attendant courageusement de rendre leur dernier souffle. C’est le cas au Burkina où des femmes accusées de sorcellerie sont récupérées par l’action sociale dans une maison de retraite pour leur venir en aide. On y trouve comme décrit ci-dessus des veuves que l’on accuse souvent d’avoir tué leur conjoint, des femmes d’un certain âge 60 ans et plus, les femmes qui n’ont pas eu la chance d’enfanter et qui sont généralement issues de foyers polygames. Pour le moindre mal comme maladie de l’enfant de la coépouse, ces pauvres femmes sont portées pour responsables et sont accusées de sorcellerie. Bref, il y a de nombreux cas, mais ce sont les plus courants que j’ai cité.

Le vrai marabout est celui qui prie pour le bien-être d’autrui ou de la nation toute entière. A l’église également, de nombreuses personnes demandent la grâce de Dieu en cas de maladie, de recherche d’emploi etc à travers les prêtres. Dans certains pays où l’Islam bat son plein comme le Sénégal et le Mali, les marabouts sont des personnages spirituels très vénérés, voir des demi-Dieu. Leur photo est généralement bien encadré et placé dans un endroit privilégié, au salon ou dans la chambre. Par ailleurs, on constate que le maraboutage s’apparente souvent au charlatanisme, ce qui est déplorable. En effet, le maraboutage peut s’apparenter au charlatanisme quand le requérant doit consommer un certain nombre de produits dont il ne connaît pas la composition (poudre noir généralement etc.).

Les charlatans existent partout et sont de vrais marchands d’illusions. Ce sont de fins psychologues car ils sont habilités à séduire leurs clients, à ressentir leur désespoir et surtout leur vulnérabilité. Argent, emploi, amour, santé et famille sont les inquiétudes les plus courantes de nos jours et ne sont pas méconnues des charlatans. Le charlatanisme est très dangereux surtout quand on promet le bonheur éternel, la guérison surnaturelle, des placements financiers incroyables mais moyennant un prix exorbitant à payer. Il est encore très dangereux quand un individu est forcé d’abandonner un médicament ou encore de retarder un traitement reconnu pourtant très efficace pour un problème de santé donné.

Par ailleurs, que penser de certains types de religions ou de sectes qui ne reconnaissent pas la valeur de la medecine moderne ?

L’HALLOWEEN

Posté : 1 novembre, 2008 @ 7:41 dans TRADITION ET MODERNITE | Pas de commentaires »

Origine

L’Halloween est une fête traditionnelle à laquelle on attribue une lointaine origine celtique : il y a 2000 ans, les Celtes fêtaient, pendant sept jours, le changement d’année – appelé Samonios en Gaule, Samain en Irlande – aux environs du 1er novembre. Importée, pour finir, sur le continent nord-américain par les immigrants catholiques irlandais – l’Irlande ayant été évangélisée très tardivement au VIe siècle, c’est le pays où la fête de Samhain a subsisté le plus longtemps.

Son nom actuel est une altération de All Hallow Even[1], qui signifie littérale ment le soir de tous les saints du paradis, c’est-à-dire la veille de la fête chrétienne de la Toussaint (hallow est une forme archaïque du mot anglais holy qui signifie : saint, even est une forme usuelle qui a formé evening (soir))[2].

Symboles

Le principal symbole de l’Halloween est la citrouille, remplacée quelquefois par un potiron (Jack-o’-lantern en anglais) : on le découpe pour y dessiner, en creux, un visage, puis on place une bougie en son centre. 

L’imagerie qui entoure l’Halloween est largement un amalgame de la saison de l’Halloween elle-même (saison où les nuits deviennent de plus en plus longues par rapport au jour), d’un siècle ou presque de représentations artistiques (notamment dans les films américains), et une volonté mercantile de commercialiser ce qui a rapport au sombre et au mystérieux. Ceci implique généralement la mort, la magie ou des monstres mythiques. Les personnages couramment associés à l’Halloween sont les fantômes, les goules, les sorcières, les vampires, les chauves-souris, les hiboux, les corbeaux, les vautours, les maisons hantées, des personnages à tête de citrouille, les chats noirs, les araignées, les goblins, les zombis, les momies, les squelettes, les loup-garous et les démons. Surtout en Amérique du Nord, le symbolisme est inspiré par les classiques du cinéma d’horreur, avec des personnages comme Dracula, le monstre de Frankenstein, le Loup-Garou et la momie. Les maisons sont souvent décorées avec ces symboles.

L’orange et le noir sont les couleurs traditionnelles de l’Halloween. Dans les produits et les images plus récentes, on retrouve aussi du mauve, du vert et du rouge. L’usage de ces couleurs est en partie du à leur usage dans les publicités ayant rapport à cette fête depuis plus d’un siècle.

L’évènement principal de la fête est le « passage de l’Halloween » durant lequel des enfants déguisés vont de porte en porte pour réclamer des friandises. Les petits anglophones crient Trick or treat!, qui signifie Des bonbons ou un mauvais tour !.

Collecte pour l’UNICEF 

La Collecte pour l’UNICEF est devenue une tradition durant l’Halloween en Amérique du Nord. Débutant en 1950 comme évènement local dans une banlieue de Philadelphie, le programme consiste en la distribution de petites boîtes aux écoliers, avec lesquelles ils peuvent solliciter des dons en visitant les maisons. On estime que les enfants ont amassé plus de 119 millions de dollars américains pour l’UNICEF depuis le début du programme. En 2006, l’UNICEF retira ces boîtes dans certaines parties du monde, citant des problèmes administratifs et de sécurité.[4]

Nourriture 

Une tradition qui a survécu jusqu’à nos jours en Irlande est la cuisson (ou l’achat) d’un barmbrack (báirín breac en irlandais), un gâteau aux fruits léger. Un anneau est placé dans le gâteau avant la cuisson. On dit que quiconque trouve l’anneau va trouver le véritable amour durant l’année[5].

La citrouille n’a pas seulement un aspect décoratif. On en mange les graines rôties et on en utilise la chair pour faire de la tarte, de la confiture ou du pain.

D’autres aliments sont associés à la fête, tels que le Báirín Breac et Colcannon (en Irlande), le bonfire toffee (au Royaume-Uni), le Toffee Apple (en Australie; en Grande-Bretagne à la place des pommes d’amour), le cidre chaud, le blé d’Inde rôti, les beignets, et le popcorn. Les enfants mangent aussi (le plus important) des friandises

Controverses 

Opposition 

En Allemagne, le 31 octobre est la fête de la réforme. L’Église évangélique y distribue des bonbons à l’effigie de Martin Luther pour décourager les enfants à célébrer l’Halloween. Selon l’évêque de Hanovre, il est « absurde de célébrer l’Halloween, Martin Luther ayant libéré les protestants de la peur des démons et des sorcières »[9].

En Équateur, le président Rafael Correa a demandé, en 2007, aux fonctionnaires de ne pas célébrer l’Halloween car, selon lui, le gouvernement équatorien est nationaliste et la population doit célébrer les fêtes locales[9].

L’Halloween est arrivé massivement en France vers 1997, initialement avec un esprit artisanal mais très rapidement récupérée commercialement. Dès le début, certains Français critiquent Halloween, considérant cette tradition récemment importée des États-Unis d’Amérique comme une « opération marketing ». Elle acquiert cependant un large soutien populaire, et les magasins se remplissent d’articles dédiés (costumes, citrouilles, bonbons). Depuis 2005, la fête semble moins pratiquée, et en 2006 le quotidien Le Parisien titre même « Halloween est Mort »[10]. Cet avis de décès est repris par une grande partie de la presse qui claironne qu’il ne s’agissait que d’un phénomène passager, ayant culminé vers 2000 et dont l’influence baisse constamment depuis.

En 2006, à la veille de la fête d’Halloween, de nombreux médias font état d’une mort d’Halloween : « Halloween, in et out » (l’Express), « La citrouille a la pêche aux États-Unis, pas en Europe » (20 minutes), «
La Toussaint a éclipsé Halloween »
(Catholique.org), « Halloween boit le bouillon » (Libération). Toutefois, si ces annonces manquent de sources statistiques précises, les rayons des supermarchés français sont moins fournis en objets destinés aux célébrations d’Halloween. D’ailleurs, tandis que les responsables catholiques se félicitent du succès des Holy wins, la fête concurrente (voir ci-après), une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC), commandée par
la Chambre syndicale nationale des arts funéraires et datée de 2005, fait apparaître une récente augmentation du succès commercial de la fête de
la Toussaint. Au mois d’octobre, les confiseurs vendent leurs bonbons en indice 130 contre 100 les autres mois[réf. nécessaire], ce qui montre bien le succès de la fête, du point de vue des confiseurs tout du moins.

En 2007, l’insuccès d’Halloween va encore croissant : pas de décoration dans les rues, peu de publicité à la radio ou la télévision, moins d’articles dans les magasins. : Seulement quelques enfants espèrent une réelle progression de cette fête mais pour le reste « Halloween est devenue une fête complètement dépassée ».[11]. Il y a encore moyen de fêter Halloween en France, mais la fête se fait plus discrète que jamais.

L’arrivée d’Halloween, fête païenne proche de deux fêtes chrétiennes, la Toussaint (le 1er novembre) et le jour des Défunts (le 2 novembre) a fait réagir L’Église catholique
la Toussaint catholique, le diocèse de Paris a instauré, depuis 2002, une manifestation festive baptisée Holy wins (« Ce qui est saint est victorieux »). Des centaines de personnes y participent chaque année.
en France. Elle a constaté qu’avec Halloween une population non chrétienne s’intéresse au sens de la mort. Pour rappeler le sens de

En Russie, le Kremlin et l’Église orthodoxe tentent de freiner la popularité grandissante de l’Halloween. Il est maintenant interdit de la célébrer dans les écoles de Moscou[9].

Les vertus médicinales

La citrouille, que l’on appelle aussi potiron qui n’est en fait qu’une variété de citrouille, appartient à la même famille que la courgette, la courge, le concombre, le melon, celle des Cucurbitaceae. Le mot vient du latin citreum (citron) par analogie de couleur. En ancien français, elle s’appelait citrole.
Cet aliment est très sous-estimé, il offre des qualités nutritionnelles multiples et attestées par des études scientifiques.
Il est faiblement calorique mais contient des vitamines et de nombreux éléments bénéfiques.

Le diabète

L’extrait de citrouille, selon une étude récente, diminue la glycémie et dispenserait même de l’injection d’insuline les diabétiques qui en ont besoin.

Le Cancer

Elle contient des caroténoïdes qui aident l’organisme à lutter contre le cancer, notamment ceux de la prostate, du colon et du sein. Des expériences réalisées in vitro on montré que la prolifération de cellules cancéreuses était inhibée par la cryptoxanthine et l’alpha-carotène, également présents dans la citrouille.

La vision

La rétine est protégée de la lumière bleue du rayonnement solaire grâce à la lutéine et la zéaxanthine qui la filtrent. Ces molécules sont très présents dans la citrouille.
En outre ces pigments diminuent la dégénérescence maculaire due naturellement à l’age dans une proportion de 82%.
Cela est corroboté par plusieurs études dont celle de l’INSERM.

La prostate

Les troubles venant de l’hypertrophie benigme de la prostate sont contrecarrés par les extraits de graines de citrouille. Cependant ce n’est pas confirmé par toutes les études. On considére généralement que ces extraits ont des effets bénéfiques.

Autres Vertus

La citrouille est très pauvre en calorie et est idéale pour les régimes minceurs. La citrouille convient très bien aux estomacs les plus sensibles.

La citrouille est également un puissant anti-douleur, car cette cucurbitacée possède de la tyrosine. C’est un ferment efficace contre les douleurs dues aux hémorroïdes.

De plus, les graines de citrouilles sont vermifuges et adaptées à la lutte contre les vers intestinaux comme le vers solitaire (ténia).

 On associe souvent l’alloween à la sorcellerie et vous verrez dans mon prochain article que partout dans le monde ce sont les femmes qui sont toujours accusées de sorcellerie.

 


 

PAUVRETE ET TRADITION

Posté : 17 octobre, 2008 @ 3:54 dans TRADITION ET MODERNITE | Pas de commentaires »

ACTION DE GRACE

On entend couramment à l’église des demandes de messes d’action de grâce soit pour la réussite à un examen, pour avoir réussi son test d’embauche, pour une santé recouvrée etc. En Amérique du Nord, notamment au Canada et aux Etats-Unis, une journée est décrétée fériée pour l’action de grâce. Le lundi 13 Octobre passé était la fête de l’action de grâce au Canada. Quelle est l’origine de cette fête ?

Histoire [extrait]

Plusieurs versions ont été évoquées sur l’origine de cette fête américaine et, en particulier, de première célébration. S’il est difficile, du fait du peu de sources disponibles, d’en avoir la certitude, un fait reste peu contesté : l’origine est différente aux États-Unis et au Canada. Les toutes premières Actions de grâce furent des fêtes de la moisson ou des occasions de remercier Dieu pour des récoltes abondantes. Pour cette raison, l’Action de grâce a toujours lieu à la fin de l’automne, après la rentrée des récoltes.

Origine au Canada

Les origines de l’Action de grâce au Canada remontent à l’explorateur anglais Martin Frobisher, qui tentait de trouver un passage nordique vers l’Orient. En 1578, il tient une cérémonie formelle, sur le territoire actuel de la province de Terre-Neuve-et-Labrador, afin de rendre grâce d’avoir survécu au long voyage. On considère cette cérémonie comme la première Action de grâce canadienne, et la première à avoir eu lieu en Amérique du Nord. Frobisher est subséquemment fait chevalier et son nom fut donné à la Baie de Frobisher.

À la même époque, les colons français, ayant traversé l’Océan Atlantique et s’étant installés au Canada avec l’explorateur Samuel de Champlain, organisent également de grandes fêtes pour rendre grâce à Dieu. Ils forment même « l’Ordre de Bon Temps » et partagent volontiers leur nourriture avec leurs voisins autochtones.

Avec la fin de la Guerre de Sept Ans en 1763 avec la cession de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne, les citoyens d’Halifax tiennent une journée spéciale d’Action de grâce.

Après la Révolution américaine, les réfugiés américains qui étaient demeurés loyaux (les loyalistes) au Royaume-Uni sont exilés des États-Unis et s’installent au Canada. Ils apportent avec eux les coutumes et traditions de l’Action de grâce américaine, bien que, en tant que fête liturgique, l’Action de grâce au Canada correspond également à la fête de la moisson européenne ; les églises sont décorées de cornes d’abondance, de citrouilles, de maïs, de blé et d’autres produits de la récolte, des hymnes de moisson sont chantées le dimanche de l’Action de grâce et les sermons sont tirés des histoires bibliques relatives à la fête de la moisson juive (la Souccot).

La première Action de grâce au Canada après la confédération canadienne est un congé civil qui a lieu le 5 avril 1872 pour célébrer le rétablissement du Prince de Galles (subséquemment le Roi Édouard VII) après une maladie grave. Avant cette date, des jours d’Action de grâce sont observées commençant en 1799 mais n’ont pas lieu à chaque année.

À compter de 1879, le jour de l’Action de grâce revient toutes les années mais est proclamée annuellement, la date pouvant changer d’une année à l’autre. Le thème de la fête change également d’année en année afin de refléter un évènement important. Dans les premières années, c’était pour une moisson abondante et occasionnellement pour un anniversaire particulièrement important. Après la Première Guerre mondiale, le Jour de l’armistice et l’Action de grâce sont tous deux célébrés le lundi de la semaine du 11 novembre. Dix ans plus tard, en 1931, les deux journées deviennent des fêtes distinctes, et le Jour de l’Armistice devient le Jour du souvenir.

Le 31 janvier 1957, le Parlement du Canada fixe la date au deuxième lundi d’octobre de manière permanente par une proclamation : « Une journée pour rendre grâce au Dieu tout-puissant des bienfaits dont jouit le peuple du Canada… »

Origine aux États-Unis

En 1620, une centaine de pèlerins Puritains britanniques, pourchassés, fuirent vers la Hollande. En juillet, ils rejoignirent tout d’abord Southampton puis Plymouth où ils embarquèrent à bord du Mayflower le 6 septembre, à destination de la Virginie. Après avoir accosté à Cap Cod en novembre puis exploré la région, les 102 colons installèrent leur colonie un peu plus au Nord et fondèrent la ville de Plymouth (Massachusetts) en décembre 1620. En raison de leur peu de connaissances agricoles et d’un hiver particulièrement rigoureux, la moitié d’entre eux ne survécut pas. Au printemps suivant, un Indien Wampanoag du nom de Squanto[3] entra en contact avec les immigrants et, avec sa tribu, leur offrit de la nourriture et leur apprit à pêcher, chasser et cultiver du maïs. Pour célébrer la première récolte, à l’automne suivant, le gouverneur William Bradford décréta trois jours de prière et de fête. Les colons invitèrent le chef Massasoit et 90 Indiens à partager leur repas, en guise de remerciement pour sceller une amitié durable et un pacte commercial. Des dindes sauvages et des pigeons furent servis à cette occasion.

Deux ans plus tard, la colonie célébrait à nouveau la fin des récoltes, mais rendant surtout grâce à Dieu. Cette fête devint très vite simplement religieuse, et toute référence aux Amérindiens fut rapidement oubliée, d’autant qu’après la mort du chef Massasoit qui garantissait la paix, les Wampanoag furent finalement exterminés en 1676.

La coutume de l’Action de grâce se répandit de Plymouth à d’autres colonies de la Nouvelle-Angleterre et pendant la guerre d’indépendance, huit jours de fêtes furent consacrés à remercier Dieu pour les victoires et la survie des rescapés. En 1789, le président George Washington proclama le 26 novembre jour de fête nationale. La même année, l’église épiscopale protestante annonça que le dernier jeudi du mois de novembre serait un jour de fête.

Pendant de nombreuses années, il n’exista pas d’Action de grâce nationale. Quelques états seulement instaurèrent un jour spécial. En 1830, l’État de New York instaura un jour d’Action de grâce et d’autres États du nord suivirent bientôt l’exemple. La Virginie fut le premier État du sud qui adopta la coutume.

En 1855, Sarah Josepha Hale, éditrice de « Godey’s Lady’s Book », travailla pendant plusieurs années pour promouvoir l’idée d’une Action de grâce nationale. Puis, en 1863, le président Lincoln déclara que le dernier jeudi du mois de novembre serait un jour de remerciements et d’éloges à Dieu.

Chaque année pendant 75 ans, le président des États-Unis décréta que l’Action de grâce devrait être célébré le dernier jeudi du mois de novembre. Cependant, en 1939, le président Roosevelt l’avança d’une semaine. Il voulait ainsi aider le commerce en rallongeant la période d’achats avant Noël. Le Congrès décréta en 1941 que l’Action de grâce serait célébré le quatrième jeudi du mois de novembre comme un jour férié légal. La fête de l’Action de grâce est l’une des plus chômées des États-Unis. Dans le commerce, le lendemain de l’Action de grâce marque le début de la période des achats de Noël et on le nomme Vendredi noir, car il est souvent considéré comme le jour de plus grande activité commerciale de l’année.

Manifestations amérindiennes

Si, depuis l’époque des pèlerins évangéliques, l’Action de grâce est, pour les Américains, une manière de remercier Dieu de la qualité providentielle du Nouveau Monde et d’une bonne entente avec les populations indigènes, pour quelques groupes amérindiens, ce jour représente la destruction de leur continent et le point de départ des guerres indiennes. En 1676, le gouverneur de Charleston, au Massachusetts, profita même de ce jour pour célébrer une victoire sur les Amérindiens. Depuis les années 1970, des manifestations sont organisées en mémoire des indiens natifs.

Le repas de l’Action de grâce

Le repas de l’Action de grâce est traditionnellement composé d’une dinde, animal tout juste découvert par les premiers Européens dans le Nouveau Monde.

Aux États-Unis tout comme au Canada, l’Action de grâce est célébrée en famille autour de grands dîners et en joyeuses réunions. Le nom de « Thanksgiving » (signification anglophone de l’Action de grâce) évoque des cuisines odorantes et de grands placards à provisions pleins de bonnes choses, mais c’est aussi une fête religieuse avec messes et prières.

La veille de l’Action de grâce, les associations distribuent des repas aux personnes sans domicile fixe dans les grandes villes.

Action de grâce dans un contexte traditionnel au Burkina Faso

Au Burkina Faso, selon les ethnies, il y a des rites coutumières avant et après les récoltes. Dans la région des Hauts-Bassins, il y a la fête des masques avant la saison pluvieuse, une cérémonie rituelle dont le but est de demander une bonne saison pluvieuse. Après les récoltes aussi, il y a des rites coutumières pour remercier les Dieux de la bonne moisson. Chez les mossis, il y a le Nab Basga, une cérémonie rituelle qui a généralement lieu en début d’année chez le chef de village. Je vous présenterai en temps opportun un petit reportage sur cette fête coutumière.

LA MOSQUEE DE DIOULASSO-BA

Posté : 30 septembre, 2008 @ 8:40 dans TRADITION ET MODERNITE | 2 commentaires »

LA MOSQUEE DE DIOULASSO-BA
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Selon les colons, elle fut créée en 1980, selon les vieux, sa date de création est 1873. Selon la petite histoire, l’emplacement de la mosquée était un lieu où les bobos faisaient leurs sacrifices. En effet, trois personnes vinrent prier un vendredi et à la fin de la prière, les bobos ramassèrent le sable (le sable de là où ils ont fait leur prière) qu’ils jetèrent. A l’époque, tous les ressortissants étaient animistes. Thiéba, grand frère du guerrier Babemba qui avait presque conquis Bobo envoya dire au chef de canton et du village, étant à Bama (quelques km de Bobo) qu’il viendra le lendemain prendre sya (Bobo). Le chef du village et celui du village confièrent le problème au marabout Almane Sanou. Sakieh Gaoussou qui a fréquenté le même marabout que Samory Touré (il semblerait que ce dernier aurait prié 10 vendredis avant de continuer sa bataille). Thiéba avait une femme albinos et le marabout transforma une de ses génies exactement comme la femme de ce dernier. Cette dernière lui prépara un jour du fonio (couscous) empoisonnée. Après avoir consommé ce plat, sa vraie femme apparut et lui dit que le repas était prêt, il comprit qu’il avait été piègé et proposa d’être enterré à Sikasso. Le marabout vaincu alors le guerrier qui voulait s’emparer de Bobo et fut autorisé par le chef de canton et du village à construire sa mosquée (celle de Dioulasso-ba). La construction a pris 10 ans et ce de facon artisanal. Au premier niveau, la mosquée est constituée de 9 rangées et chaque rangée peut contenir 90 personnes. Les 2 premières rangées sont réservées aux femmes d’un certain âge, c’est-à-dire celles qui ont déjà atteint l’âge de la ménopause et plus. Avant, les jeunes femmes mariées n’avaient pas accès à la mosquée mais depuis 1980, elles y ont accès. Cependant, une place leur est réservée et c’est l’arrière cour de la mosquée. Par ailleurs, elles ne doivent pas fréquenter la mosquée pendant leur période de règles, ce qui est considéré comme une marque d’impureté. Au dessus de la mosquée, il y a 2 minarins (lieu de retaite), l’une d’elles est de 5 étages avec 5 chambres et l’autre est de 4 étages avec 4 chambres. Les minarins sont les deux élevations sur la photo ci-dessus. Pour accéder les chambres, des escaliers enbois faits de manière artisanale servent de marche. p10102501.jpgLors du Kalwa (retaite en arabe), les marabouts souvent consultés pour des problèmes divers s’installent dans l’une des chambres pour méditer et trouver des solutions aux problèmes pour lesquels il ont été sollicités. Les morceaux de bois qui font la particularité de la mosquée ont été placés pour des besoins esthétiques mais aussi pour renforcer la teneur de l’architecture. Ces bois servent aussi d’échelle pour aller en haut. Le plafond est totalement en bois avec des ouvertures au-dessus pour l’aération p10102391.jpg. Toutefois, le plafond est refait chaque année après la saison pluvieuse. Vous verrez dans l’album photo que cette mosquée a été un peu modernisé. En effet, on trouve des ventilateurs au plafond, des horloges accrochées au mur. Par ailleurs il garde toute sa splendeur et constitue un joyau national qu’il faut préserver. Lors de votre passage à Bobo, ou au Burkina, faites-y un tour vous ne regretterez pas.

C’est le Ramadan aujourd’hui

Posté : 30 septembre, 2008 @ 3:52 dans TRADITION ET MODERNITE | Pas de commentaires »

Aujourd’hui c’est l’Aid – El – Fitr ou Ramadan. La communauté musulmane va témoigner davantage de sa fidelité à Allah le tout puissant. Mais qu’est-ce que le Ramadan? quels sont ses mérites ? quelles réflexions peut-on en faire ?

EN SAVOIR PLUS SUR LE RAMADAN

Le Ramadan est un mois particulier de l’année pour plus d’un milliard de musulmans dans le monde. C’est un temps consacré à la méditation et à la maîtrise de soi. Du lever au coucher du soleil chaque jour pendant 30 jours, les musulmans s’abstiennent intégralement de manger, de boire, de fumer et d’avoir des relations sexuelles. Ils s’abstiennent également de dire du mal de quiconque, de jurer, de respirer du parfum et même de se mettre en colère ou de regarder quoi que ce soit d’illégal.

Le nom Ramadan vient du mot arabe ramida, ou ar-ramad, qui signifie une chaleur et une sécheresse intenses, brûlantes, concernant particulièrement le sol. Certains disent que ce nom vient du fait que le Ramadan brûle les péchés grâce aux bonnes actions, comme le soleil brûle le sol. Alors qu’en temps ordinaire les musulmans sont encouragés à observer un jeûne volontaire, pendant le Ramadan le jeûne devient obligatoire. Le Ramadan est probablement le rite religieux musulman le plus universellement observé.

Le Ramadan est le neuvième mois du calendrier lunaire islamique. On calcule le premier jour du mois en fonction à la fois d’observations physiques de la lune et de calculs astronomiques. Ce premier jour n’est pas le même d’un endroit à l’autre car, à certains endroits, on se base beaucoup sur l’observation de la lune, et, à d’autres, on se réfère entièrement aux calculs. Le calendrier islamique comptant 11 à 12 jours de moins que le calendrier grégorien, le mois du Ramadan parcourt le cycle des saisons.

Pendqnt le jeûne, on prend un repas (sahur) avant l’aube, de préférence le plus tard possible, et un autre après le coucher du soleil (iftar), à la rupture du jeûne. La prière a lieu quelques minutes après le coucher du soleil. Comme le Ramadan met l’accent sur la vie communautaire, souvent les musulmans partagent l’iftar à la mosquée la plus proche et invitent des amis, des parents et des voisins à l’iftar.

Les 10 derniers jours du Ramadan sont considérés comme hautement bénis, et en particulier la 27ème nuit, la nuit du destin, Laylat al-Qadr, nuit pendant laquelle le Coran a été révélé à Mohammed. Pour beaucoup de musulmans pieux, cette période est marquée par une intensité spirituelle toute particulière, et ils passent ces nuits à prier et à réciter le Coran. Les trois jours après le mois de Ramadan sont des jours de fête, appelés l’Aïd-al-Fitr – La fête de la fin du jeûne.

Les mérites du mois de Ramadan

Le jeûne pendant le Ramadan est une purification du corps et de l’âme, de l’être humain et de ses actes. Il est recommandé pour ses privilèges et ses vertus bénéfiques, aussi bien céleste que terrestre.

* Les vertus célestes

Selon les fervents musulmans, un Hadith répertorié par Al-bukhary et Mouslim, nous enseigne, que celui qui accomplit le jeûne de Ramadan avec foi sera récompensé par Allah. Le mois de Ramadan appelé aussi mois du Coran, est un mois sacré.

C’est le mois où dès son début, les Ginn (Génies dont les diables ou Satans) sont détenus captifs afin de les mettre hors de nuisance des humains, c’est le mois où les portes du Paradis s’ouvrent et les portes de l’Enfer se referment ; et à chacune des nuits de ce mois, des jeûneurs seront considédés comme étant des affranchis du feu de l’Enfer.

C’est le mois où il y a une nuit sacrée, appelée la nuit ‘Al-qadr’, une nuit d’une valeur inestimable. Tout au long de cette nuit, les Anges et Gibril descendent sur terre pour implorer le pardon et la miséricorde d’Allah aux fidèles. Célébrer les prières toute cette nuit est équivalent à mille mois de prières, comme cela est révélé dans la sourate Al-qadr(97) du Coran.
Ainsi selon un Hadith du Prophète, le début de Ramadan est miséricorde, son milieu est pardon et clémence divin, et sa fin est affranchissement (îtq) du feu de l’Enfer, tel est la récompense de celui ou celle qui jeûne le Ramadan avec foi et dévouement.

• Les vertus terrestres

le jeûne de Ramadan a des vertus spirituelles qui consiste à ce que le jeûneur apprenne à se maîtriser soi-même et à être patient. Le jeûne de Ramadan fortifie la foi et la piété en Allah et la renouvelle chez le jeûneur.
Au niveau social, le mois de Ramadan crée un climat de cohésion, d’égalité, de solidarité et de sympathie entre les fidèles.

Au niveau de la santé, le jeûne en général a des vertus bénéfiques sur le corps humain, il est reconnu et considéré médicalement comme une cure. Il renforce l’immunité du corps et la multiplie par dix, il purifie les organes, et débarrasse le corps de tous les déchets toxiques et des cholestérols. Cet aspect n’est pas partagé par les diéteticiens qui attestent qu’on ne doit pas sauter les heures de repas et qu’il faut manger trois fois par jour.

Réflexion

Il Y a toute une idéologie autour du Ramadan qui est l’esprit du partage. Ainsi, au Burkina Faso, l’on offre couramment à manger aux musulmans qui font le jeûne ou encore du sucre car la plupart des fidèles musulmans consomment la bouillie de petit mil à la rupture du jeûne. Ainsi remarque-t-on une solidarité manifeste entre les différentes religions. Par exemple les chrétiens iront porter du sucre à leurs amis musulmans et ces derniers les inviteront à rompre le jeûne avec eux ou iront à leur tour leur porter de la bouillie à leurs amis chrétiens. La question que je me pose est de savoir si réellement les plus démunis sont servis comme il se doit puisqu’en général les échanges se font entre amis, entre parents, entre collègues de service, entre des personnes d’une certaine classe sociale. Pour répondre au véritable esprit du ramadan il aurait fallu cultiver l’esprit du don unilatéral, des riches aux pauvres, car l’on constate souvent l’inverse. Par exemple, les employés d’un service vont offrir du sucre à leur supérieur ceci aussi dans le but d’avoir la sympathie de ce dernier et de protéger leur poste. A mon avis, il faudra si possible créer une structure de collecte des dons en espèces et en nature et organiser le partage auprès des plus démunis. Qu’en pensez-vous?

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