Alliance canado-burkinabé

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Archive pour la catégorie 'LA SANTE DE LA REPRODUCTION AU BURKINA'

Présentation de l’association Aide-moi à Etre Mère (AEM)

Posté : 13 janvier, 2009 @ 6:58 dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS, LA SANTE DE LA REPRODUCTION AU BURKINA | 9 commentaires »

Aide-moi à Etre Mère (AEM)

A Ouagadougou lors de mon congés de fin d’année, j’ai rencontré une association assez exceptionnelle dénommée Aide-moi à Etre Mère. Cette association lutte contre le VIH/SIDA en prenant en charge des mères séropositives et des Orphelins et Enfants Vulnérables (OEV). Ci-après une présentation de l’association et quelques photos de l’arbre de Noel auquel j’ai pris part.

PROBLEMATIQUE

Au Burkina Faso, les personnes vivants avec le VIH, particulièrement les veuves et les Orphelins et Enfants Vulnérables (OEV) sont souvent rejetés par la société. Ils éprouvent des difficultés à se prendre en charge (vêtements, nourriture, logement, scolarisation des enfants etc.) et ne sont pas impliqués à la vie sociale. C’est au vue de toutes ces difficultés que l’AEM est née et entent lutter contre la stigmatisation et la marginalisation. L’association a identifié les principales difficultés que vivent les PVVIH qui sont

-         l’exclusion sociale

-         l’exclusion conjugale illégale

-         le retrait de la garde des enfants

-         la difficulté des femmes en âge de procréer à annoncer à leur époux leur sérologie

-         le manque d’information à propos des mesures de prévention 

 Le but de l’association est d’améliorer les conditions de vie des personnes infectées et affectées par le VIH/SIDA.

 OJECTIFS

 Les objectifs de l’association sont les suivants :

-         Réduire le taux de VIH de la mère à l’enfant

-         Assurer la prise en charge psychosociale des personnes infectées et affectées ainsi que les orphelins et enfants vulnérables

-         Informer les PVVIH des décisions prises à leur encontre tant au niveau local, national qu’international

-         Parrainer les enfants en difficulté

-         Apporter un soutien aux femmes enceintes séropositives afin qu’elles aient des enfants non infectés

 ACTIVITES

-         Groupe de parole – des clubs d’observance de repas communautaires

-         Visite à domicile et à l’hôpital

-         Soutien nutritionnel – AGR individuel

-         Parrainage – colonies de vacances – arbre de Noel

-         Soutien scolaire et médical

-         Examen biologique et clinique à 100%

-         Suivis scolaires à travers les visites à l’école avec l’appui d’un enseignant

De nos jours, l’association vient en aide à plus de 1680 personnes vulnérables de la ville de Ouagadougou et environnants.

PARTENAIRES

-         Centre Italien d’Aide à l’Enfance (CIA)

-         Programme d’Appui aux Activités du monde Associatif et Communautaire (PAMAC)

-         Centre d’Accueil Notre Dame de Fatima (CANDAF)

-         Action Enfance et Santé/BF (AES)

-         Réseau des Personnes Vivants et Affectées par le VIH au Burkina Faso (REGIPIV)

-         Centre Médical Saint Camille

ADRESSE

Association Aide-moi à Etre Mère

01 BP 5768 Ouagadougou 01 secteur 14

1200 logements villa N 776

Tel (226)50 36 85 74/ 70 34 13 31

Email aso_aem2004@yahoo.fr

BURKINA FASO

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Les enfants en fête

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Les préparatifs de la fête

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Des gadgets en attente d’être emballés

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Y-a-t-il une rhétorique africaine traditionnelle?

Posté : 15 décembre, 2008 @ 9:18 dans LA SANTE DE LA REPRODUCTION AU BURKINA | Pas de commentaires »

Les griottes font-elles de la rhétorique?

L’apprentissage est l’essence de la vie. Aussi, maîtres d’école, professeurs, alphabétiseurs, éducateurs sociaux sont attitrés pour offrir des formations classiques aux élèves et étudiants. Afin de mieux faire passer le message ou encore faciliter le transfert de compétence, ces éducateurs sont souvent obligés d’administrer des sanctions afin de favoriser l’écoute ou tout simplement l’apprentissage.

Au secondaire, en classe de terminale, mon professeur de français me donnait souvent la note 1/20 non pas parce que je ne faisais pas de bonnes dissertations mais à cause de mon écriture. Quand je m’effondrai en larme une fois, il comprit que je me sentais réellement brimée. Alors, d’un air moqueur, il me dit tout simplement que c’était une manière de me préparer pour l’examen, le baccalauréat, car les professeurs qui ont souvent des milliers de copies ne prennent pas le temps de les lire. Il fallait alors que je soigne mon écriture et comme une élève du primaire il me montra comment tenir le bic (stylo, crayon). Par ailleurs, à mon âge est-ce que je pouvais réellement apprendre à écrire, demandez à un octogénaire de commencer le cp1 ou le primaire, y arrivera-t-il? En réalité je ne soignais pas mon écriture car je ne pouvais pas faire de brouillon avant de rédiger sur la copie. Cela me prenait un temps fou et en plus, mes idées ne sont jamais les mêmes quand je compare le brouillon et la copie d’examen, d’où l’inutilité de faire un brouillon. Cependant, pour éviter la mauvaise note, je m’arrangeais pour faire un brouillon et de recopier soigneusement sur la copie, mais seulement aux devoirs de ce professeur. Un de mes camarades d’université dès la première année me dit que j’avais râté ma vocation car j’aurai pu être médecin de par mon écrire. Ainsi donc, il m’a surnommée DOCTEUR (Tout médecin est appelé docteur au Burkina). Je suis sûre que beaucoup de gens se trouvent dans mon cas n’hésiteront pas à se joindre à moi pour dire un grand MERCI à l’informatique.

A l’UQAM (Université du Québec A Montréal) ma directrice de recherche n’aime pas les prises de notes pendant les rencontres avec ses étudiantes. Elle incite même à enregistrer les conversations, favorisant ainsi l’écoute. Il m’arriva une fois d’oublier mon enregistreur à la maison, alors, il fallait que j’écoute attentivement ma directrice pendant près de 45mn. Impossible de tout mémoriser, mais il fallait retranscrire fidèlement ses propos.

A l’université de Ouagadougou, notre professeur de français en première année, nous avait affecté un zéro collectif pour indiscipline. De plus, il nous avait enseigné la rhétorique, qui est une technique pour apprendre à bien parler. Devant plus d’une centaine d’étudiants il fallait exposer sur un sujet donné sans support visuel (notes etc.). Nous l’avions trouvé très dur à l’époque, mais je suis sûre que tous ceux qui l’ont eu comme professeur doivent regretter cette époque et si nous avions continué cette technique de la communication jusqu’à la fin du cursus universitaire, nous serions d’excellents communicateurs. Tout ceci pour dire à travers ces exemples que les éducateurs veulent de notre bien, ne dit-on pas souvent que « qui aime bien châtie bien ».

Par ailleurs, il y a l’éducation informelle. En Afrique, on privilégie la parole, l’oral. Aussi, il y a de nombreuses personnes qui ont fait de cette forme de communication un art, un métier. Je parlerai particulièrement des griottes, car cette activité est surtout féminine, peut-être que les femmes ont des qualités de séduction. En définition, le griot est un poète, un conteur itinérant qui transmet la tradition par voie orale. Des griottes très renommées comme Amy Koita, Oumou Sangaré, Naawa Doumbia qui sont de grandes vedettes du Mali vivent de leur capacité à honorer autrui par cet art oratoire. A Montréal, lors de certaines fêtes comme mariage, baptêmes etc. les communautés guinéennes, malienne ou sénégalaises sont capables de faire venir des vedettes griottes d’Afrique uniquement pour la bonne cause. Sans notes et de façon spontanée, elles tiennent en haleine les spectateurs qui n’hésitent pas à vider leurs poches ou même à s’endetter pour un plaisir éphémère. Au Burkina également, il est courant de voir de nombreuses griottes, des griots aussi lors des mariages, baptêmes etc., qui chantent les louanges de certaines personnes jugées importantes ou nanties. C’est honorable pour certains mais pour d’autres c’est très embarrassant. Pour se débarrasser d’elles, ils leurs donnent de l’argent afin qu’elles les laissent tranquille. Ce qui n’est en aucun cas dérangeant pour ces griottes car leur objectif c’est de collecter de l’argent. Hormis cet aspect mercantiliste, il faut reconnaître la valeur des griottes lors de certains évènements comme les funérailles. Elles jouent souvent le rôle de consolateur. Il faut dire qu’il y a plusieurs catégories de griottes. A Bobo-Dioulasso, il y a une association de griottes (l’association Djinkadi) qui joue un rôle très important dans la lutte contre le VIH/SIDA. Il n’est pas si évident de communiquer avec une personne en détresse alors que ces dernières ont un atout de base qu’il faut exploiter pour faire reculer la pandémie du VIH/SIDA. En vue de les recycler, elles ont bénéficié d’une formation en technique de sensibilisation sur le VIH/SIDA. Ce qui est très impressionnant c’est qu’elles ont une grande capacité d’écoute car pendant cinq jours elles ont suivi cette formation en salle sans prise de notes, ce qui n’est pas si évident pour des personnes ayant été à l’école.

 Alors, ne méprisons pas les griottes même si elles peuvent paraître embarrassantes quelques fois. Que voulez-vous, c’est leur gagne pain aussi. Des projets peuvent être développés afin de les utiliser à juste titre comme il en est le cas pour le SIDA.

Un petit interrogatoire pour tester le niveau de captivation de ces deux jeunes dames par l’un des formateurs.

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LA SANTE DE LA REPRODUCTION

Posté : 17 novembre, 2008 @ 3:55 dans LA SANTE DE LA REPRODUCTION AU BURKINA | 1 commentaire »

CONCEPT DE SANTE DE LA REPRODUCTION (SR) ET SANTE DES PERSONNES VIVANTS AVEC LE VIH

I –DEFINITION ET RAPPEL HISTORIQUE

La SR est le résultat d’une évolution des esprits en matière de Santé maternelle et de planification familiale. Les programmes de santé maternelle étaient essentiellement limités à la procréation de la femme et l’éducation sanitaire pour le service des enfants. Cela a entraîné un déséquilibre à deux niveaux 

-         la santé de la femme elle-même est insuffisamment prise en compte parce que tout était orienté vers le suivi de l’enfant;

-         la santé préventive était surtout orientée vers la femme/mère.

 A partir de 1959, on assiste à une prise de conscience sur la nécessité de protéger la santé des mères et des enfants. En 1979, la santé maternelle et infantile remplace la protection maternelle et infantile. On y intègre la cellule nutrition pour avoir la santé maternelle et infantile/nutrition. En 1985 l’amendement de la loi de 1920 dans sa partie contraception permet d’introduire le volet planification familiale (SMI/PF/Nutrition).

 A l’instar des autres pays touchés par la pandémie du VIH, le Burkina Faso a élaboré et mis en œuvre le programme PTME qui couvre la période 2001-2005 : Avec l’évolution, un second programme a été élaboré et couvre la période de 2006-2010.

 Définition de la SR

 C’est un état de bien-être général tout physique, tout ce qui concerne l’appareil génital, ses fonctions et son environnement et non pas l’absence de maladies en définition. Cette nouvelle condition implique que les hommes et les femmes ont le droit d’être informés et d’utiliser la méthode de planification familiale de leur choix, de régulation des naissances qui ne soient pas contraintes à la loi, méthodes qui doivent être sûres, efficaces, abordables et acceptables, ainsi que le droit d’accéder à des services de santé qui permettent aux femmes de mener à bien leur grossesse et accouchement et donner aux couples la possibilité d’avoir un enfant en bonne santé.

 II – Place de la santé des PVVIH dans la santé de la reproduction

 Rappel historique

 Dès la notification des premiers cas en 1986, un plan à court terme a été initié par le Comité National de Lutte contre le SIDA (CNLS) et qui a permis de

-         mener des actions de sensibilisation;

-         lancer le programme de transfusion sanguine sécurisé;

-         réaliser des enquêtes pour déterminer la gravité de la maladie.

 De 1990 à 1992, un second plan à moyen terme a permis de consolider la sensibilisation à l’endroit de certains groupes cibles à risque tels que les élèves, les voyageurs, les militaires et les prostituées. Ce programme a vu aussi le lancement de la vulgarisation de masse des capotes à travers le projet de marketing social des condoms (Promaco), soutenu par la coopération financière allemande (KFW).

 La promotion du conseil de dépistage à partir de 1996 va entraîner à son tour la promotion de la prise en charge des personnes infectées. On peut noter en 1998 la création d’un fond de solidarité pour les malades et orphelins du SIDA; l’ouverture à Ouagadougou du centre de traitement ambulatoire (CTA) en 2000 pour le traitement des séropositifs et des malades du SIDA avec le soutien de la Croix Rouge française.

En 2001, le traitement du SIDA s’est beaucoup amélioré avec la réduction du coût des médicaments qui est passé de 600 000FCFA par mois en début des années 90 à 60 000FCFA en moyenne par mois pour la trithérapie et même moins actuellement avec l’aide des subventions.

Le CNLS a connu une restructuration et est actuellement l’administration de la présidence du Faso. Il veille à une grande participation des structures publiques de soins. Au niveau de la société civile, les communautés se sont beaucoup mobilisées pour lutter contre le SIDA. Plusieurs associations se sont spontanément engagées dans la lutte contre le SIDA. Elles ont commencé par la sensibilisation, mais à partir de 1996, la plupart va se consacrer à la prise en charge des personnes infectées.

Ces structures associatives sont surtout présentes dans les grandes villes à Ouagadougou, Bobo (dont l’AGB), Ouahigouya, mais on constate de plus en plus un développement de ces structures associatives dans toutes les provinces du Burkina Faso.

III – Les besoins des PVVIH et de leurs familles

A – Les besoins des PVVIH

Besoins de connaissances

Données générales sur l’infection VIH et son évolution, des modes de transmissions et de prévention du VIH. Des données sur des droits et devoirs, des informations sur le statut sérologique, son alimentation.

Besoins d’aptitude

Les bonnes pratiques d’hygiène, vie de relation, préserver la santé.

Besoins en comportement

-         Prévention

-         Droits et devoirs

-         Sexualité et reproduction

-         Mode de vie et loisirs

Besoins de soutien

-         Moral, psychologique

-         Spirituel

-         Matériel

-         Financier

-         Auto promotion

Besoin social

-         Travail

-         Loisirs

-         Amitiés, vie associative.

B – Les membres de la famille des

Besoins en connaissances

-         Données sur les modes de transmission et de prévention du VIH

-         Information sur l’hygiene et l’entretien des grands malades

-         Information sur le statut sérologique

-         Evolution des malades

Besoins d’aptitude et soins

-         Pratique d’hygiène

-         Alimentation

-         Mode de vie et loisirs

-         Administration des traitements

Besoins en comportement

-         Prévention

-         Droits et loisirs

Besoins de solutions

-         Moral psychologique

-         Spirituel

-         Matériel

-         Financier

-         Scolaire

IV – Les services offerts

Au regard des besoins spécifiques des PVVIH, notre association mène plusieurs types d’activités au profit des personnes séropositives et de leurs familles

Les services offerts par l’AGB à tous les bénéficiaires de l’association

1)      Soutien psychologique

-         Selon le besoin de chaque groupe d’âge et de sexe

-         Assistance conseil ou aide psychologique et individualisée par les Visite A Domicile (VAD), Visite A l’Hôpital (VAH), consultation psychologique spécialisée ;

-         Aide psychologique de groupe par les groupes de parole

2)      Soutien socio-économique

-         Alimentation : éducation nutritionnelle ; distribution de vivres, repas communautaires.

Autres soutiens

-         Soutien juridique

-         Soutien spirituel

3)      Soins

a)      Soins professionnels : consultation médicale

-         Consultation infirmière

-         Soins infirmiers a domicile

b)      Soins à l’observance

-         Education thérapeutique

-         Club d’observance

c)      Soins communautaires et palliatifs

-         Soins communautaires à domicile

Perspectives

-         Mener des activités de prévention de proximité dans les familles et d’au moins 15 associations féminines des districts de Do, Dafra et Dande ;

-         Assurer la prévention de la transmission des mères séropositives sans ARV ou sous ARV et leurs enfants

-         Suivi des enfants des mères séropositives

-         Assurer des conseils sur les avantages des espacements de naissance

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Le Sida au Québec

Posté : 1 novembre, 2008 @ 5:49 dans LA SANTE DE LA REPRODUCTION AU BURKINA | 1 commentaire »

COMING OUT Catégorie : Sciences humaines (extrait du journal de l’UQAM)

Par Marie-Claude Bourdon

Au Québec, pas de Freddy Mercury ni de Magic Johnson. Jamais aucune personnalité n’a accepté de dire publiquement qu’elle était séropositive. Au cours de la prochaine année, Maria Nengeh Mensah, professeure à l’École de travail social, profitera d’un congé sabbatique pour rencontrer des personnes qui ont accepté de témoigner de leur expérience de vie avec le VIH au Canada, mais aussi en France et au Mexique. «Mon but est de comprendre les facteurs qui les poussent à faire ce témoignage», précise la chercheuse. La recherche ne se limitera pas aux entrevues sur le terrain. En fait, toute la culture du coming out, que ce soit au cinéma, au théâtre, sur Internet ou dans la littérature, sera analysée lors cette deuxième phase du projet VIHsibilité.

En cours depuis 2005 à l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF), le projet VIHsibilité bénéficie d’une subvention du Conseil de recherches en sciences humaines et porte sur la transformation du discours médiatique à l’égard des personnes vivant avec le VIH. «La première phase du projet avait pour objectif de comprendre comment les médias écrits construisent l’image des hommes et des femmes infectés par le VIH et de voir s’il y avait eu une évolution dans le discours», explique la chercheuse. Un corpus incluant tous les articles sur le sujet parus entre 1982, moment où l’on a entendu parler de l’épidémie pour la première fois, et 2004 dans quatre quotidiens francophones (
La Presse, Le Devoir, Le Soleil et Le Droit) a été constitué et analysé.

Un sujet médiatisé

«Contrairement à une croyance répandue, nos résultats montrent que les médias n’ont jamais cessé de s’intéresser au VIH et au sida, dit Maria Nengeh Mensah. En fait, ils en parlent davantage depuis l’année 2000 qu’au début de l’épidémie.» Le traitement médiatique varie toutefois en fonction des périodes de l’année (des pointes survenant dans la période précédant le 1er décembre, Journée internationale du sida, et quand des cas spectaculaires font la manchette) et en fonction du genre des personnes infectées. Alors que l’épidémie au Québec frappe davantage les hommes que les femmes, le sida, dans les journaux, apparaît davantage comme une préoccupation féminine.

«Même si cette tendance à parler des femmes peut dénoter une volonté de ne pas stigmatiser les hommes, on craint dans certains groupes gais que cela ne mine les efforts de prévention auprès des jeunes hommes, qui ont d’ailleurs tendance à adopter des comportements très peu sécuritaires en regard du sida», signale la chercheuse. Quand les médias abordent la question du VIH du point de vue des hommes, c’est souvent dans un contexte de délinquance ou de criminalité, alors que les femmes sont davantage associées à l’organisation communautaire et au militantisme.

Sensibiliser les journalistes

Le 22 février dernier, une journée d’étude a permis de réunir une trentaine de personnes issues des milieux de la recherche et communautaires. Le but de la journée était d’ouvrir le débat sur la visibilité médiatique des personnes vivant avec le VIH et d’identifier des pistes de solution aux problèmes soulevés. Parmi les solutions envisagées, il a été proposé de sensibiliser les journalistes à la réalité des personnes séropositives et de mieux accompagner celles qui acceptent de témoigner dans les médias. «Cette rétroaction avec la communauté, que nous avions aussi consultée pour formuler nos questions de recherche, a donné beaucoup de vitalité au projet VIHsibilité», souligne Maria Nengeh Mensah.

La deuxième phase du projet découle des enjeux soulevés lors de la première et permettra d’élargir la perspective afin d’inclure les médias non journalistiques. «Il ne s’agit plus seulement d’analyser le discours, mais de comprendre la culture médiatique entourant le VIH», explique la chercheuse.

PAUVRETE ET SIDA

Posté : 17 octobre, 2008 @ 3:33 dans LA SANTE DE LA REPRODUCTION AU BURKINA | Pas de commentaires »

Peut-on lier le sida à la pauvreté ?

Lier la pauvreté au Sida n’est pas si simple quand on pense que l’Afrique du Sud qui est riche a la plus vaste pandémie du continent africain. Le Botswana est aussi relativement riche mais il a les niveaux les plus élevés d’infection du monde entier. Le sida est certes une maladie, par ailleurs faut-il croire qu’il existerait une corrélation entre être pauvre et malade et être riche et en bonne santé. Le cancer par exemple est très répandu dans les pays développés, il prend certes de l’ampleur dans les pays sous-développés, cependant on ne peut pas lier cette maladie à la pauvreté. En référence aux statistiques, le taux de séroprévalence est assez faible dans les pays développés ou occidentaux et cela porte à dire que le sida est a la fois un phénomène social  et économique.

- Le VIH/SIDA est un problème avant tout social.

Les inégalités entre hommes et femmes ont un impact certain sur la vulnérabilité des femmes

* L’inégalité entre les sexes

L’inégalité entre les sexes est l’une des raisons pour lesquelles les femmes risquent davantage de contracter la maladie et de souffrir de ses conséquences sociales; l’inégalité entre les sexes est également un obstacle au développement. À cause du manque de pouvoir et de ressources, les femmes peuvent difficilement exiger que leur partenaire utilise un préservatif. La violence envers les femmes et l’utilisation courante du viol comme arme de guerre facilitent la propagation de la maladie.

* Les pratiques traditionnelles

Le lévirat, l’excision, le mariage forcé etc. sont des pratiques traditionnelles très courantes en Afrique sub-saharienne. Malgré de nombreuses luttes contre ces pratiques, en l’occurrence la rencontre des premières dames tenues le 15 Octobre 2008 pour dénoncer les pratiques transfrontalières de l’excision, on se rend compte que beaucoup reste à faire. Les chiffres sont encore inquiétant, au Mali, 85% des filles sont excisées, et au Burkina on compte 56% de cas. Un seul concept caractérise la perpétuité de ces pratiques, c’est l’IGNORANCE. Ce qui est encore plus révoltant c’est que le mythe selon lequel les rapports sexuels avec une vierge permettent de guérir la maladie est toujours d’actualité, ce qui pourrait être un facteur dans l’exploitation sexuelle des fillettes. Pire encore, au 21es, certaines prostituées pensent que le simple fait d’uriner, après un rapport sexuel non protégé, élimine tout risque de contracter le VIH.

* La stigmatisation

De nombreuses personnes, notamment en Afrique, refusent toujours les tests de dépistage parce qu’elles ont non seulement peur des résultats mais aussi des jugements de leur entourage. Il faut reconnaître cependant qu’il y a souvent plus de peur que de mal car de plus en plus, l’on accepte les personnes vivant avec le VIH dans la société. Lors des 14emes journées des sciences de la santé tenues à Bobo du 06 au 09 Mai 2008, une étude menée par une jeune étudiante en sociologie a révélé que les femmes fréquentent plus les formations sanitaires pour le dépistage du VIH. L’effet miroir est très courant dans la région des hauts bassins. Les hommes, moins courageux que les femmes, préfèrent envoyer celles-ci faire le test de dépistage pour connaître leur sérologie. Ils ignorent que ces resultats peuvent ne pas refléter leur cas spécifique.

* Le multipartenariat sexuel

La fidélité est un autre problème : Des milliers de femmes ont été infectées par le VIH en dépit du fait que leur mari était leur seul partenaire sexuel. Quand à l’usage de négocier l’utilisation du préservatif dans un mariage polygamique, peu de femmes osent la mettre en pratique par crainte de se faire battre ou jeter dehors. C’est souvent à la clinique prénatale que les femmes apprennent qu’elles sont séropositives. Elles doivent ensuite faire face aux accusations qu’elles sont la source de l’introduction de ce « mal épouvantable » dans la relation. La mise en quarantaine et la perte de l’emploi en sont les conséquences.

Une équipe d’UNITERRA en mission dans quelques pays d’Afrique australe a révélé que le multipartenariat sexuel est très courant dans ce pays et est la principale cause de la propagation du VIH. Avoir plusieurs partenaires est signe de prestige, de bravoure.

* L’éducation

Il est prouvé que l’éducation est l’un des meilleurs moyens d’investir dans le développement. On la qualifie également de meilleur vaccin social contre le VIH/sida. Pourtant, le VIH/sida empêche les enfants d’aller à l’école. Les orphelins ont rarement les moyens de payer les frais de scolarité, les manuels et les uniformes. Les enfants doivent parfois rester à la maison pour soigner leurs parents malades ou s’occuper des frères et soeurs plus jeunes ou aller travailler pour rapporter un revenu.

- Les facteurs économiques

* La prostitution

La prostitution comme on le dit souvent est le plus vieux métier du monde. Même si la tendance est à la lutte contre cette profession, il n’en demeure pas moins que les raisons d’une telle pratique sont surtout d’ordre économique. Les femmes, en l’occurrence les jeunes filles en sont les plus vulnérables. Souvent face à des situations très difficiles comme la monoparentalité, elles n’ont d’autres choix que de s’adonner à ce métier pour non seulement subvenir à leurs besoins, mais aussi à ceux de leur enfant et même de leurs parents. Il faut reconnaître que de nos jours la contribution financière des filles en Afrique est très importante et même quelque fois exigée dans les ménages, alors qu’avant, c’était les hommes qui faisaient tout.

* La production alimentaire

Le VIH/sida dévaste l’économie des régions rurales et affecte la disponibilité alimentaire, car les agriculteurs deviennent trop malades pour travailler ou doivent délaisser l’agriculture pour soigner des membres de leur famille en phase terminale. Les enfants et les adultes qui éprouvent des problèmes de malnutrition ou de sous-alimentation ont plus de difficulté à résister aux maladies, à se rétablir d’une maladie et à contribuer à la productivité.

Les femmes produisent la moitié de la production vivrière de la planète et de 60 % à 80 % de la nourriture dans la plupart des pays en développement. Les femmes courent également plus de risques de contracter le VIH/sida. De plus, dans certains pays, les femmes perdent leurs droits fonciers lors du décès de leur mari et la production alimentaire s’en trouve alors perturbée.

* Les mouvements migratoires

L’instabilité politique dans certains pays et l’indisponibilité alimentaire peut pousser des familles à déménager dans d’autres pays ou régions. Ces mouvements de population ont aussi joué un rôle dans la propagation de la pandémie du VIH/sida.

* L’inaccessibilité aux soins et la sous information

Lorsque les personnes malades ne sont pas couvertes par une assurance maladie et doivent de ce fait payer de leur poche leurs frais médicaux, elles ont toutes les chances de se retrouver dans un état de pauvreté extrême. Lorsqu’elles sont contraintes d’arrêter de travailler et de s’endetter, elles deviennent encore plus pauvres et il se crée ainsi un cercle vicieux entre pauvreté et maladie. L’on pourrait également dire que dans un contexte de non recouvrement des frais sanitaires, les plus pauvres, voire les indigents, incapables de payer les soins sont toujours exclus de l’accès au système de santé.
Il faut ajouter également qu’il y a de nombreuses ressources qui prennent en charge les PVVIH et que certaines mesures sont prises au niveau national pour améliorer l’état des malades mais les personnes concernées ne sont pas informées. Il s’agit notamment de la baisse des coûts des médicaments ou de la prise en charge totale selon des cas spécifiques.
Au regard de toutes ces difficultés, il convient de dire que des efforts doivent être davantage consentis tant au niveau national qu’international. L’accent devrait être davantage mis sur la sensibilisation, la disponibilité de médicaments, la prise en charge alimentaire etc. Il faudra également trouver des mesures palliatives au chômage car n’ignorons pas ce diction qui dit ceci ‘La pauvreté rend malade et la maladie rend pauvre’.

QU’EST-CE QUE LE RALIS/HB?

Posté : 30 septembre, 2008 @ 6:08 dans LA SANTE DE LA REPRODUCTION AU BURKINA | Pas de commentaires »

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Mme Naba DIANE Présidente du RALIS/HB
Députée à l’Assemblée Nationale

Lors de la constitution de l’assemblée nationale du 22 Décembre 2005, une loi a été adoptée sur la santé de la reproduction et est stipulée comme suit : La santé de la reproduction est l’état de bien être général tant physique, mental moral que social de la personne humaine pour tout ce qui concerne l’appareil génital, ses fonctions et son fonctionnement. Aussi, remarque-t-on que le VIH/SIDA se propage au Burkina Faso et les principaux facteurs sont l’ignorance, la persistance de certaines valeurs socio-culturelles comme le lévirat, le mariage forcé, l’excision etc. Pour lutter contre ce fléau, le gouvernement et la société civile, notamment les associations et les ONG conjuguent leurs efforts pour réduire le taux de séroprévalence. Dans la région des Hauts-Bassins où l’on compte le plus de cas de SIDA, il y a plusieurs associations. Pour coordonner les activités de ces associations, un réseau a été créé et se nomme le RALIS/HB.

QU’EST CE QUE LE RALIS/HB

Créé par le Secrétariat Permanent du Conseil national de lutte contre le VIH/Sida (SP/CNLS) en juin 2001, le Réseaux des Associations de Lutte contre les IST et VIH/SIDA de la région des Hauts-Bassins regroupe en son sein 210 associations de lutte contre le VIH/Sida. Ce réseau a pour mission de coordonner les activités de lutte contre le VIH/Sida de chacune de ces associations.

Le RALIS HB couvre trois provinces:
1) La province du Houet dont le chef lieu est Bobo Dioulasso
2) La province du Tuy dont le chef lieu est Houndé
3) La province de Kénédougou dont le chef lieu est Orodara

Il a pour objectifs de créer une synergie d’actions entre les associations membres, de constituer un organe de suivi des activités des membres, de promouvoir les objectifs des associations au sein des communautés, de rechercher du financement pour les activités des associations membres et finalement d’organiser des formations pour le bénéfice de ses associations dans le but de renforcer leurs capacités.

En perspective, le RALIS HB souhaite renforcer les capacités des associations en matière de prise en charge et de plaidoyer. Aussi, il veut promouvoir le dépistage volontaire, renforcer le système de suivi et évaluation des activités des associations membres, accroître les compétences des associations en matière de gestion de projets et enfin promouvoir le multi-partenariat entre les structures du nord et du sud.

Les activités du RALIS HB se résument suivant les cinq axes du cadre stratégique de lutte contre le Sida 2006-2010 du SP/CNLS et se présentent comme suit :

1- le renforcement des mesures de prévention de la transmission du VIH/Sida et des IST et promotion du conseil dépistage volontaire;
2- le renforcement de l’accès aux soins et à la prise en charge médicale et communautaire des PV/VIH;
3- le renforcement de la protection et du soutien aux PV/VIH et personnes affectées par le VIH/Sida et autres groupes spécifiques;
4- le renforcement du partenariat, de la coordination et de la mobilisation des ressources;
5- le renforcement de la surveillance de l’épidémie, du suivi évaluation et de la promotion de la recherche.
activités.

SON FONCTIONNEMENT

Le réseau a pour organe :
• L’Assemblée générale (AG)
• Le Bureau exécutif (BE)
• La cellule d’appuis technique

Le bureau exécutif est composé comme suit :
• Une présidente : Mme Naba DIANE députée à l’assemblée nationale
• Un secrétaire général : décédé
• Une responsable à l’information : Mme Palenfo Brigitte
• Une trésorière : Mme Penda BAMBA
• Un chargé au programme suivi-évaluation : Mr. DA Sié Ambroise
• Un chargé à la communication : Mr SOME Jean
• Un chargé à la capitalisation des données : Mr MILLOGO Abdramane
• Une chargée des questions genre et VIH : Mme Millogo
• Un responsable à la gestion des données et au rapportage des activités : Mr BARRO Seydou

Il faut noter que le RALIS n’a que deux salariés, la secrétaire et le gardien. Tous les membres de l’organe exécutif travaillent ailleurs mais offrent de façon ponctuelle leurs services pour le bon fonctionnement du réseau.

LES PARTENAIRES DU RALIS/HB

Les principaux partenaires du RALIS sont ;
- Le SP/CNLS
- Le PAPMLS
- Le PAMAC
- Le comité provincial de lutte contre le SIDA
- La direction régionale de la santé des Hauts-Bassins
- L’action sociale
- CECI /EUMC/UNITERRA

Il faut noter que depuis 2005, CECI/EUMC/UNITERRA dans le cadre de la coopération affecte des volontaires et des stagiaires au RALIS/HB. Ainsi donc, le RALIS a déjà bénéficié de l’appui d’un conseiller en suivi-évaluation d’un coopérant volontaire Mr. Jules ZANRE. Actuellement deux volontaires y sont affectées, il s’agit de Sandra Charline BEDARD, conseillère en communication

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et Irène TAPSOBA, moi-même, conseillère en développement organisationnel et en gestion.photo089.jpg

En vue de créer la synergie d’actions entre ses associations membres et d’assurer une bonne visibilité du réseau, le RALIS organise une semaine de lutte contre le VIH qui se déroulera du 26 Novembre au 1er Décembre 2008. De nombreuses activités y sont programmées d’où principalement des conférences, des théâtres forum, une soirée culturelle, une soirée de gala, des séances de dépistage gratuites, des causeries éducatives et des projections vidéo, un repas communautaire avec partage de vivres et un arbre de Noël au profit des enfants infectés et affectés et enfin une marche populaire qui se tiendra le 1er Décembre. Pour l’organisation de cette semaine, un budget estimatif s’élève à plus de 8 millions avec une contribution du RALIS qui s’élève à près de 2 M. Le RALIS a des limites financières mais est composé d’une équipe dynamique et très dévouée pour la réalisation de cette semaine. Aussi, une contribution de votre part, que ce soit en nature ou en espèce sera la bienvenue. Ci-joint le document de projet avec les modalités de sponsorisation et récompense. QU'EST-CE QUE LE RALIS/HB? dans LA SANTE DE LA REPRODUCTION AU BURKINA doc projetjmsida2008.doc

 

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