Alliance canado-burkinabé

Coopérer pour le bien-être des populations VOUS DEVEZ ETRE LE CHANGEMENT QUE VOUS VOULEZ VOIR DANS CE MONDE (GANDHI)

Archive pour la catégorie 'La COOPERATION INTERNATIONALE'

L’INTERCULTURALISME

Posté : 5 juin, 2009 @ 2:04 dans La COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de commentaires »

MON EDUCATION INTERCULTURELLE

Les affluents prennent leur source dans la mer, par analogie, tout individu prend sa source dans son milieu ambiant. Toutefois il a des racines qui perdent leurs traces quelques fois. Selon l’histoire, les mossis, mon ethnie, viennent du Ghana, certains même disent que nos ancêtres viennent du Tchad. Et pour renchérir, les samos se réclament propriétaires de Ouagadougou quand bien même le moro naaba semble en être le chef traditionnel suprême. En géographie on nous enseigne que la terre tourne sur elle-même, ce qui veut dire qu’elle bouge, il faut comprendre également que tout le monde, les sociétés bougent à la recherche d’un environnement plus agréable soit sur le plan social, économique, politique que culturel. Nos habitudes changent en fonction de notre environnement social. De père mossi et de mère dioula avec pour pays d’adoption le Canada, je suis à cheval entre 3 cultures. Laquelle des 3 est prédominante, je ne saurai le dire. Le plus impressionnant est que j’observe des comportements et des attitudes suivant le milieu dans lequel je suis ou suivant certaines règles, us et coutumes auxquels je m’y attache. Quelques exemples pour illustrer :Dans ma famille, père, mère, frères et sœurs, le tutoiement est de rigueur. Je n’ai jamais vouvoyé ni mon père ni ma mère, ce qui n’est pas signe d’impolitesse. Par contre, je ne peux jamais tutoyer les frères et les sœurs de mon père (ils sont 5 dont 2 filles et 3 garçons), même ceux qui sont moins âgés que lui. Du côté de ma mère, je tutoie mes tantes. Nous les appelons toutes par leur prénom, ce qui n’est pas non plus impolie car nous avons été éduqués comme cela. Ma mère étant l’aînée, tous les enfants de mes tantes et de mon oncle (adopté par ma grand-mère) l’appellent MAMAN, par contre ils appelleront leur propre mère par leur prénom ou petite Maman.

Au Canada, selon le milieu je me conforme aux règles prégnantes. L’adaptation a été difficile au départ pour moi. On s’y adapte difficilement quand on ne va pas vers les autres cultures. Toutefois, après un long séjour il est évident que l’on acquiert de nouvelles habitudes propre au milieu d’accueil, comme certaines interjections, le tutoiement, etc.

Voilà en résumé mes 3 cultures. Le choc culturel survient surtout quand on se fait une logique et que l’on ne retrouve plus ses repères selon le milieu où l’on se trouve. Selon un proverbe « quand tu arrives dans un milieu où tout le monde danse au rythme du tam-tam, il faut danser également », ce qui n’est pas si évident, surtout s’il faut esquisser les mêmes pas de danse.  A ce propos, il faut dire qu’il est plus facile de s’adapter que de s’assimiler. Ce qui est d’autant intéressant car la capacité à s’adapter permet de se déplacer d’un milieu à l’autre à la recherche du mieux-être.  

LETTRE DE REMERCIEMENT CITOYENS DU MONDE EN ACTION

Posté : 9 avril, 2009 @ 4:50 dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS, La COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de commentaires »

Merci, de la part de Citoyens du monde en action!‏

De : LETTRE DE REMERCIEMENT CITOYENS DU MONDE EN ACTION dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS Jean-François Gagnon 
Envoyé : mar. 17/03/09 20:47
À : tapsire@hotmail.com

Chère Irène,

Au nom des Citoyens du monde en action, nous tenons à rendre hommage à tous les individus qui ont organisé un événement « On cause pour la cause »  avec leurs amis et leur famille afin de souligner la Journée internationale de la femme qui avait lieu le 8 mars.

De familles assises et discutant ensemble à Montréal en allant à un employé du Centre des Sciences à Toronto organisant un lunch-causerie, le 8 mars a été une journée où les Canadiennes et Canadiens ont mis de l’avant les problématiques auxquelles les femmes font face ici et à l’étranger.

Merci pour votre engagement et nous espérons que vos discussions auront motivés les gens à s’impliquer et à exiger la justice sociale autour d’eux et dans le monde.  Souvenez-vous de garder le guide dans vos documents, car il pourrait s’avérer utile. Visitez aussi notre site Internet au www.citoyensdumondeenaction.ca pour écouter les balados et trouver de l’information sur les problématiques de femmes et sur la coopération internationale.

Finalement, n’oubliez pas de nous informer si vous avez organisé un événement!

Merci,

 Jean-François Gagnon

Citoyens du monde en action/Global Citizens for Change

Internet : www.citoyensdumondeenaction.ca

LETTRE DE REMERCIEMENT CEJFI

Posté : 9 avril, 2009 @ 4:30 dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS, La COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de commentaires »

Lettre de remerciement pour la 6ème journée des filles immigrantes‏

De : LETTRE DE REMERCIEMENT CEJFI dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS cejfi (cejfi@videotron.ca)
Envoyé : ven. 03/04/09 21:30
À : Tapsoba Irène (tapsire@hotmail.com)

Madame Irène Tapsoba, 

Vous nous avez fait l’honneur de votre présence lors de la sixième journée des filles immigrantes, forum organisé ce  vendredi 27 mars 2009 et nous tenons à vous exprimer nos remerciements les plus chaleureux. 

Le témoignage  que vous avez partagé devant les jeunes femmes immigrantes et tous les invités et invitées a remporté un vif succès. Vos propos stimulants contribueront à alimenter nos réflexions pendant longtemps. Ce sont des témoignages de cette nature qui enrichissement notre pratique de valorisation des talents de jeunes femmes immigrantes.

 L’équipe du centre d’encadrement pour jeunes femmes immigrantes (CEJFI) ainsi que tous les membres du CA souhaitons que les liens établis avant et durant cet évènement perdurent et contribuent à l’atteinte de nos objectifs, soit l’épanouissement et la pleine implication des jeunes femmes immigrantes dans leur nouveau pays d’accueil.

En espérant vous revoir à nouveau très prochainement, nous vous prions d’agréer, Madame Tapsoba, nos salutations distinguées.

Régine Alende  Tshombokongo

Directrice générale

Invitation causerie-débat

Posté : 4 mars, 2009 @ 10:21 dans La COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de commentaires »

CAUSONS POUR
LA CAUSE 

Le 8 Mars est. La journée internationale de la femme. Partout dans le monde ce jour-là, ce sera l’occasion de faire le bilan des progrès accomplis, d’exiger le changement et de saluer les actes de courage et de détermination des femmes ordinaires qui ont joué un rôle extraordinaire dans l’histoire des droits des femmes. 

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Pour commémorer cette journée,

Irène TAPSOBA

Coopérante volontaire UNITERRA au Burkina Faso

En collaboration avec Défis Makondé

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vous convient à un souper-causerie au Centre Afrika sur le thème :

« l’enjeu des genres et les effets de la crise économique

sur les femmes d’ici et d’ailleurs » 

Cette soirée sera essentiellement un partage d’expériences et un débat autour d’un documentaire sur les femmes du Mali. 

Participez à cette soirée au Centre Afrika à l’adresse suivante : 

1644 rue St-Hubert  (métro Berri UQAM)  le 7 Mars 2009 à partir de 18h  Pour plus de renseignements contacter Irène TAPSOBA au 514 843 6429 ou encore Saandiya  ALLAOUI au centre Afrika au 514 843 4019

e-mail : tapsire@hotmail.com 

Un menu africain vous sera proposé, ceux qui le souhaitent peuvent apporter du jus ou un plat de leur  pays d’origine pour le repas communautaire. 

Un tirage au sort donnera droit à de petits présents aux 3 premiers lauréats          

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Le centre Afrika : un cadre d’échanges multiculturels

Posté : 28 février, 2009 @ 9:44 dans La COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de commentaires »

LE CENTRE AFRIKA

Le centre Afrika a été créé par des pères missionnaires d’Afrique. Il a été créé en 1988 et a pour objectif de favoriser l’insertion sociale des immigrants africains à montréal. A cet effet, il offre de nombreux services aux nouveaux arrivants en les orientant vers des organismes et associations d’aide à l’intégration sociale et économique. Pour cela, le centre dispose d’un répertoire de ressources de la ville de Montréal.

Créé par des missionnaires, le centre est pourtant ouvert aux autres communautés religieuses africaines (protestants, musulmans etc.) pour des activités communautaires (culte, réunions, conférences, baptême, mariage etc.). Tous les premiers dimanche du mois il y a la célébration de la messe catholique le matin et les protestants célèbrent leur culte dans l’après midi. Généralement très animées, ces célébrations religieuses attirent de nombreuses communautés culturelles (québécois, africains, européens, asiatiques etc.)

Le centre Afrika s’identifie aussi à travers le groupe Echange. Ce groupe était initialement dénommé Groupe Echange-Jeunesse et pour marquer davantage le lien entre l’Afrique et le Québec, il se nomme actuellement groupe échange Québec-Afrique. Par ailleurs, ce groupe est multiculturel car on y rencontre des asiatiques, des antillais, des européens etc. Une fois dans le mois, les membres du groupe organisent une soirée-causerie autour d’un thème d’actualité. Le samedi 21 Février une soirée a été organisée sur la diversité montréalaise (voir bintôt le compte-rendu de la soirée). Le but principal du groupe est de créer un pont entre les cultures et ce à travers des activités culturelles, des conférences, des causeries-débats et pour se découvrir davantage, chaque participant peut amener dans la mesure du possible un repas de son pays d’origine, car au cours de ces soirées, les participants partagent un repas ensemble.  Quelques photos ci-dessous de la soirée.

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Jean-François le coordonnateur du centre Afrika et du groupe qui présente son plat

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Talent Hangui Bin congolais d’origine présente son plat 

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Ce latino qui présente son repas

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Marc André québécois présente son plat

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Fort curieusement, ce sont les hommes qui ont fait à manger, les femmes n’ont fait que déguster ces plats succulents. Une bonne manière d’émanciper les hommes

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Un aperçu de la bouffe de la soirée du 21 Février 2009

Le coordonnateur Jean-François BEGIN, bien que québécois pure laine du lac Saint Jean, arrive à attirer du monde par son dynamisme et sa passion de l’Afrique. Il a été coopérant en Ouganda où il a rencontré sa femme Kirsten, coopérante allemande à cette époque. Ils inculquent les valeurs africaines à leurs enfants afin qu’ils soient bien cultivés et ouverts à toutes les communautés. D’ailleurs, pendant la messe, un de leurs enfants accompagne la chorale avec le djembé (tam-tam).

 

HOMMAGE A JEAN MARC ELLA

Posté : 10 janvier, 2009 @ 5:03 dans La COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de commentaires »

JEAN MARC ELLA, repose en paix

Chaque professeur se refère à un auteur bien précis pour préparer son cours. Aussi, ma directrice de recherche Mme Francine DESCARRIES de l’UQAM se refère beaucoup aux œuvres de Christine DELPHY, sociologue française, auteure et chercheure du CNRS depuis 1966, principalement dans le domaine du féminisme et des questions de « genre ». Par le biais de l’IREF (Institut de Recherche en Etudes Féministes), elle l’avait invitée à Montréal en 2007 pour animer une conférence sur la condition des femmes en Afghanistan, notamment les préjugés autour du port du voile.

Pour ne citer que deux professeurs de l’université de Ouagadougou, Mr Jean Bernard OUEDRAOGO se reférait tellement à Pierre BOURDIEU que la majorité des étudiants a fini par le surnommer BOURDIEU en imitant son accent. Quand à Madame KINDA/BADINI Fatou, Jean Marc Ella était son auteur privilégié en sociologie urbaine. Je vais m’attarder sur ce dernier auteur que j’eu moi aussi le privilège de connaître personnellement au Canada.

Quand j’étais étudiante à l’université de Ouagadougou, les bibliothèques étaient très peu fournies si bien qu’il était difficile aux étudiants de faire beaucoup de recherches documentaires à part les cours dispensés par les professeurs. Mais ne dit-on pas que qui cherche trouve. C’est ainsi que, sachant que Mme KINDA se reférait beaucoup à Jean Marc Ella, je fini par trouver le document de référence à la bibliothèque de l’ambassade des USA. Alors, à l’approche des examens, je m’appropriais bien ce document et citais quelques fois des passages qui ne figuraient pas dans le cours afin d’impressionner mon professeur.

Nous avons également tendance à idéaliser les auteurs. Qui penserait un jour rencontrer les principaux fondateurs de la sociologie comme Max WEBER, Emile DURKHEIM, Edgar MORIN etc. Ce fut un réel plaisir pour moi de rencontrer Mr. ELLA au cours d’un forum organisé par le CRDI et l’UQAM sur la décentralisation et le développement en Afrique à St Jean sur Richelieu situé à quelques kms de Montréal. Il en était l’organisateur principal avec Mme Bonnie CAMPELL, tous deux rattachés au département des sciences politiques à l’UQAM. Les origines ethniques des participants étaient assez variées (maliens, guinéens, sénégalais, haïtiens, québécois, burkinabé etc.) et l’intérêt de leurs recherches portait sur l’Afrique. Chacun illustrait ses propos par des exemples clés de son pays d’origine ou à travers des expériences vécues en Afrique. En rapport avec le thème, j’ai surtout parlé de la chefferie traditionnelle en ironisant sur le fait que les mossis (mon ethnie) aiment le pouvoir, ce qui m’a value le pseudonyme de GRANDE ROYALE que m’a attribué Jean Marc Ella. Grande, à cause de ma taille et Royale, du fait que je sois mossi, et ceux qui ont lu les aventures ambiguës de Cheikh Amidou KANE se souviennent bien de la grande royale dans cette œuvre. J’eu l’occasion d’admirer une seconde fois cet auteur (à savoir la pertinence de ses propos) au cours de la rencontre internationale des sociologues qui eut lieu à Québec en 2000 sur le thème : Une société monde ?. Je vis également Edgar MORIN que beaucoup connaissent pour sa complexité à travers ses œuvres, notamment son ouvrage intitulé l’imaginaire. Au cours de cette rencontre ce fut une surprise également pour moi de rencontrer mon professeur et maître de mémoire du Burkina Mr SAWADOGO R. Christophe. Je me suis rendu compte que ce n’était pas la première que lui et Mr. Ella se rencontraient. Il lui avait même offert auparavant un costume traditionnel du Burkina couramment appelée FDF (Faso Dan Fani) qui marqua énormément cet auteur spécialiste de la sociologie urbaine et qui ne cessait de m’en parler à chaque fois que je le rencontrais.

Je ne peux que faire une biographie succincte de cet auteur. Retenons que c’est un ermite camerounais en exil au Canada pour des raisons politiques depuis 1995. Il était au département des sciences politiques de l’UQAM et y allait fréquemment. Il vivait avec une de ses nièces, sociologue également et qu’il a beaucoup encadré quand elle préparait sa thèse de doctorat. Je fus annoncée de son décès par Monseigneur Anselme T. SANOU et cela m’affecta beaucoup. Que son âme repose en paix et que tout ce qu’il a semé de par le monde porte fruit. Il est décédé le 18 Décembre 2008 à Montréal.

ORGANISER UN EVENEMENT

Posté : 15 novembre, 2008 @ 6:30 dans La COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de commentaires »

 Discours c3 : Organiser son discours. Discours Toastmaster Bobo Kuma  prononcé en septembre 2008 au Ran Hôtel de Bobo Dioulasso.

 Comment réussir l’organisation d’un évènement communautaire

 ’Rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion’ tels sont les propos d’un philosophe. L’organisation d’un grand événement exige que l’on y mette du sien pour une réussite parfaite. Je vais vous faire part de quelques règles pour réussir l’organisation d’un événement de grande envergure.

 Il y a plusieurs types d’évènements :

-         les évènements sociaux qui sont les mariages, les baptêmes, les funérailles etc.

-         les évènements professionnels, à savoir, les conférences, les forums, les colloques, les séminaires etc.

-         les évènements communautaires, comme par exemple les  semaines culturelles, les pèlerinages, les marches de sensibilisation ou de protestation etc.

 Je vais surtout vous parler de l’organisation d’évènements communautaires.

 L’organisation d’un évènement d’une grande envergure exige beaucoup de rigueur. En effet, il faut d’abord ;

-         Identifier le public cible : pour véhiculer un message, il faut d’abord identifier le récepteur. Pour un évènement dont l’objectif est de sensibiliser les hommes à la cause féminine, il faut que le public cible soit principalement des hommes afin que le message soit transmis au public visé

-         Définir le but et les objectifs de l’évènement : tout évènement communautaire poursuit un but et des objectifs bien précis. Ce type d’évènement a généralement pour objectif d’éduquer les populations ou de revendiquer des droits etc.

-         Analyser la faisabilité de l’évènement : il faut situer l’évènement par rapport au temps et à l’espace, mais aussi évaluer son coût. Par exemple, pour organiser une marche, dont l’objectif est de sensibiliser la population contre un fléau donné, il faut mener l’activité à un moment où le public cible est disposé à y participer. On n’organisera pas par exemple une marche de lutte contre le vih vers midi ou pendant la saison pluvieuse. Il faut aussi être sûr de pouvoir collecter un minimum de fonds pour la réalisation de l’activité`, car il faut prévoir une petite collation pour les marcheurs.

-     

LE SIAO SOUFFLE DEJA SES 20 BOUGIES

Posté : 1 novembre, 2008 @ 7:36 dans La COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de commentaires »

SIAO 2008

SIAO 2008

Vingt ans déjà au service de la promotion de l’artisanat africain, le Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou aura lieu cette année du 31 Octobre au 9 Novembre 2008. Après le commerce équitable, cette année, le cette 11ème édition est placée sous le thème *Artisanat Africain et Circuits de Distribution* Le choix de ce thème s’explique par le fait que les artisans rencontrent d’énormes difficultés dans l’écoulement de leurs produits sur la scène internationale. Plusieurs ateliers et séminaires au cours de ces 10 jours auront pour but de trouver des pistes de solutionnement à ces différents problèmes.

Cette année on compte 30 pays exposant contre 29 en 2006, 1000 acheteurs professionnelscontre 225 en 2006 et 300 000 visiteurs sont attendus.

Les produits de l’artisanat ainsi que le SIAO contribuent à la consolidation de l’économie nationale. Selon les données extraites de la *la stratégie de promotion de l’artisanat au Burkina Faso* 900 000 personnes dont près de 500 000 femmes vivent de l’artisanat au Burkina. Avec une contribution de 30% au PIB, il occupe une place importante dans l’économie du pays.

Pour ceux qui ne le savent pas; le SIAO se tient tous les 2 ans au Burkina Faso. Admirez les belles photos de cette édition dans mes albums.

BIENVENUE AU SIAO

LA PAUVRETE DANS LE MONDE

Posté : 17 octobre, 2008 @ 3:07 dans La COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de commentaires »

LA PAUVRETE EST-ELLE MONDIALE OU ASSISTE-T-ON A UNE MONDIALISATION DE LA PAUVRETE ?

On caractérise souvent les pays occidentaux de sociétés d’abondance, de consommation etc. Sociétés où le secteur tertiaire bat son plein et où la concurrence est de rigueur, il est évident que la disponibilité des produits ou des denrées alimentaires n’est pas à redouter. Cependant, l’on trouverait illusoire de penser que des populations meurent de faim dans ces dits pays. A l’inverse, on qualifie les pays sous-développés de pauvres ou de sociétés de subsistance. Dans tous les 2 cas, les qualifications se justifient. Par ailleurs, il faut situer la notion de pauvreté dans son contexte. On dira que des milliards de personnes vivent avec moins d’un dollar par jour, ce qui est inconcevable dans un pays développé quand on se refère au niveau de vie. Cependant, on peut ajouter que l’abondance ne rime pas toujours avec la bombance pour tout le monde. En effet, assistés sociaux, personnes sans statut régulier etc. ont souvent des difficultés pour joindre les 2 bouts. Pendant ce temps, on constate un gaspillage dans les restaurants et hôtels ou chez les riches etc. J’ai travaillé dans un restaurant, où j’ai été choquée parce qu’avant la fermeture du restaurant, toute la nourriture restante était automatiquement jetée à la poubelle, même les employés n’ont pas le droit d’en apporter chez eux. Le choc est d’autant insurmontable quand je pense que dans mon pays d’origine il n’y a pas à manger pour tous et même qu’il y a des mendiants, des personnes sans domicile fixe aux alentours qui souvent sont à court de nourriture. Même scénario dans les épiceries, après les soldes et s’il y a mévente, les propriétaires se retrouvaient avec beaucoup de produits avariés qui sont jetés. Pour parer à cela, de nombreuses structures collectent les denrées alimentaires, les vêtements etc. pour en donner aux plus démunis. Par ailleurs ne tombons pas dans l’illusionnisme ou encore ne nous prêtons pas à de l’aide empoisonnée. Ayant travaillé comme bénévole dans un centre d’encadrement pour jeunes filles immigrantes, j’ai eu le loisir de constater que l’on distrubuait des produits avariés aux plus démunis. En effet, une équipe mobile se chargeait de collecter les produits dans les épiceries et la distribution se fait une fois par semaine, soit chaque vendredi. Membre de l’équipe chargée de distribuer les vivres, je me suis rendue un jour compte qu’une bonne partie des produits étaient avariés quand une amie m’interpella sur la date de péremption de certaines conserves que je lui avais apporté. Pourtant, chaque vendredi la queue est longue pour se faire servir. Quantité n’est pas forcément l’équivalent de qualité et cela est déplorable dans nos pays dits sous-développés où on n’a pas la culture des étiquettes. Non seulement, on en trouve rarement sur les emballages des produits, mais les consommateurs également ne se préoccupent pas de savoir si le produit est avarié ou pas. Lors du symposium tenu à l’université de montréal par africasum, un réseau d’étudiants d’origine diverse, l’une de nos recommandations était que dans les pays sous-développés, on adopte une politique d’étiquetage des emballages et que les consommateurs soient sensibilisés également à la lecture des étiquettes avant l’achat des produits. On ne sait pas ce qu’il y a dans nos assiettes et il y a trop de maladies qu’on ne maîtrise plus présentement. Lors de ce symposium, l’accent a été mis sur le double fardeau nutritionnel (carences et obésité) en Afrique. Les OGM sont perçus comme une solution de nos jours pour lutter contre la faim, cependant, n’y a-t-il pas de risques sanitaires? Dans les pays développés la tendance est à la consommation d’aliments biologiques qui coûtent de surcroît assez chers. Il y a trop de cas de cancer dans les pays développés et l’on se demande si les causes sont liées au mode de vie ou aux aliments transgénétiques. Dans les pays sous-développés, en l’occurrence les pays africains, le cellulaire est devenu le compagnon privilégié de tous, on ne se contente plus d’un mais de 2 ou même 3 cellulaires. Chose étonnante que j’ai pu constater, dans les pays développés, notamment au canada, il est formellement interdit d’utiliser les portables à l’hôpital à cause des rayons x, pourtant, rien n’est interdit dans les pays sous-développés, notamment au Burkina.

Depuis quelques années nous sommes sous l’ère de la mondialisation. Elle est la mutation récente d’un vieux processus influençant de nombreux domaines, dont l’économie. Rapidement la nécessité de créer des organismes internationaux pour réguler et réglementer les échanges a vu le jour. Nul doute que la mondialisation présente des avantages. Par exemple, la réduction des inégalités internationales. En s’exportant les entreprises exportent avec elles leurs techniques, leurs connaissances qui contribuent au savoir et à l’alphabétisation des régions concernées.
Les pays du Sud ont été les premiers bénéficiaires, surtout l’Asie qui devient un acteur incontournable de la mondialisation. La mondialisation est le fer de lance des firmes multinationales et leur permet d’atteindre le but du profit maximal. Pour ce faire les firmes investissent à l’étranger et participent au développement des pays du Sud.
Plus nombreux que les avantages, les inconvénients concernent essentiellement les Etats, leurs habitants et les biens publics en général.
Pour ne citer que quelques exemples, on constate selon une étude menée par l’OIT des conséquences :

* environnementales.

La contribution majeure du développement économique à l’augmentation de la pauvreté mondiale sera la production de quantités croissantes de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique – il s’agit de très loin du plus grand des problèmes auxquels l’humanité ait jamais été confrontée. De fait, si nous ne parvenons pas rapidement à inverser ce processus, la plus grande partie de notre planète sera bientôt quasiment inhabitable à cause de vagues de chaleur, d’inondations, de sécheresses, de tempêtes et de l’élévation du niveau de la mer.

* sanitaires, sécurité alimentaire menacée.

Les veaux aux hormones et les organismes génétiquement modifiés sont autorisés aux Etats-Unis, tandis que l’Europe les interdit par principe de précaution, tant que des études sérieuses sur la conséquence sur l’environnement et la santé des consommateurs ne seront pas menées. La maladie de la vache folle témoigne aussi d’une dérive et d’un laxisme des organismes sanitaires.

* sociales.

Les licenciements massifs de grandes entreprises comme Renault à Vilvorde – Belgique – en 1997 (3100 personnes licenciées), Danone en 2001 (3000 personnes licenciées) en Europe dont 1700 en France) et Moulinex en avril 2002 à Lesquin (500 personnes licenciées) au Canada avec Bombardier (des milliers de personnes licenciées) sont des chocs émotionnels très forts pour les salariés concernés.
Enfin, un bilan de la mondialisation montre que l’écart entre pays du Nord et pays du Sud se creuse, au détriment des valeurs civiques, sociales, environnementales et humanitaires.

Quelques indices de pauvreté au Burkina Faso
- Hausse des prix des denrées alimentaires (vie chère)
- Enclavement des routes en milieu urbain
- Insuffisance de retenues d’eau (inondation de la ville de Bobo)
- Faible taux de scolarisation des filles
- Le taux de croissance économique moyen a été de 5,1% l’an sur la période 1998/2002, mais le taux de croissance démographique a été de 2,4%
- le revenu annuel par habitant ne dépasse guère 220 dollars US (soit l’équivalent de 158.840 F CFA)
- l’espérance de la vie à la naissance est de 46 ans et pourrait baisser avec l’incidence négative du VIH/SIDA qui frappe particulièrement les bâtisseurs de demain.
- le taux de mortalité infantile est 105,3 pour 1000 naissances
- 86% de la population active travaillent dans l’agriculture, alors que le pays est confronté à l’insécurité alimentaire de façon quasi permanente, etc.

LA COOPERATION LINGUISTIQUE

Posté : 30 septembre, 2008 @ 4:29 dans La COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de commentaires »

Les concepts bénévolat, stage, volontariat et coopération prêtent souvent à confusion. Il est vrai que l’on assimile quelque fois le bénévolat au volontariat. Pour ce qui est de la coopération, l’amalgame se fait surtout en anglais. Ainsi, j’entend fréquemment les anglophones utiliser volunteer sans accompagner le concept coopérant. Un anglophone dira donc I’m volunteering, ou I’m a volunteer, pourtant en français on précède volontaire à coopérant. On dira, je suis coopérante volontaire. D’où la question que je me pose de savoir si coopération et volontariat signifie la même chose auquel cas, ce serait une redondance d’employer les 2 termes pour designer le poste d’autrui.

Par ailleurs, le bénévolat se distingue du volontariat : Le bénévole s’engage à temps partiel et ne reçoit pas d’indemnité. Ses activités associatives se définissent par leur caractère ponctuel ou temporaire. Le Volontaire quant à lui s’engage à plein temps dans une action de solidarité internationale, et reçoit une indemnité (il ne s’agit pas d’un salaire). Il se distingue du salariat. Il bénéficie d’un statut à part entière, lorsqu’il part avec une ONG agréée. Différent du salariat: il ne s’agit pas de « vendre » sa force de travail… Différent du bénévolat: aussi désintéressé, dès lors qu’il est devenu activité principale, le volontariat nécessite un statut protecteur…

Pourquoi sommes-nous volontaires ?

Le volontariat nous permet de nous engager à fond dans des projets d’intérêt général. C’est un intense moment de notre vie. Nous le consacrons à des causes qui retiennent notre attention, qui nous choquent ou qui nous révoltent et face auxquelles nous ne voulons pas rester les bras croisés, ni maintenant, ni plus tard.
Le volontaire offre à plein temps et pour une période donnée (6 mois à 2 ans), son engagement à une structure. Il est lié à cette dernière par un contrat qui fixe le cadre de son engagement. En contrepartie, l’association ou la collectivité lui verse une indemnité financière et éventuellement des avantages en nature. Il n’existe pas de lien de subordination entre l’association (ou le cas échéant la commune) et le volontaire, à la différence du salarié et de son employeur.
Il y a toute une confusion également quand on emploi les termes stage et bénévolat selon le lieu où l’on est. Au Burkina Faso, on parlera surtout de stage, rémunéré ou pas, et le bénévolat n’a pas le même sens que le bénévolat au Québec. Le bénévolat au Québec s’apparente au stage non rémunéré au Burkina. Le stage au Québec se fait à une période donnée alors que le bénévolat est indéterminé. Il faut dire que le bénévolat au Québec a tellement de l’importance qu’il est comme un emploi. Pour être bénévole, on passe souvent une entrevue et on peut être accepté ou refusé.

Qu’est-ce que le congé solidaire ?

Le congé solidaire: Le congé solidaire permet aux salariés des pays occidentaux de participer à une mission humanitaire, tout en bénéficiant de l’assurance de retrouver leur poste à l’issue de ce congé. Ce congé est réservé à un engagement de solidarité internationale. C’est également une manière d’inciter les grandes entreprises du Nord à poser des gestes humanitaires à travers leurs employés qui mettent leurs compétences professionnelles et personnelles à profit pendant leurs vacances. Comme une entreprise laisse rarement partir un employé pour une longue période hors de son temps de vacances, la plupart des missions se réalisent sur 2 semaines ou 1 mois, pendant les congés payés.
Généralement, les missions consistent en des formations, une aide à la gestion comptable ou administrative, aide à la gestion de projet, éducation, santé…

Prochainement, je présenterai l’historique du bénévolat au Québec. Très valorisée, une loi vient d’être décrété pour davantage reconnaître l’action bénévole.

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