Alliance canado-burkinabé

Coopérer pour le bien-être des populations VOUS DEVEZ ETRE LE CHANGEMENT QUE VOUS VOULEZ VOIR DANS CE MONDE (GANDHI)

Archive pour la catégorie 'FEMME d’ICI FEMME D’AILLEURS'

LETTRE DE REMERCIEMENT CITOYENS DU MONDE EN ACTION

Posté : 9 avril, 2009 @ 4:50 dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS, La COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de commentaires »

Merci, de la part de Citoyens du monde en action!‏

De : LETTRE DE REMERCIEMENT CITOYENS DU MONDE EN ACTION dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS Jean-François Gagnon 
Envoyé : mar. 17/03/09 20:47
À : tapsire@hotmail.com

Chère Irène,

Au nom des Citoyens du monde en action, nous tenons à rendre hommage à tous les individus qui ont organisé un événement « On cause pour la cause »  avec leurs amis et leur famille afin de souligner la Journée internationale de la femme qui avait lieu le 8 mars.

De familles assises et discutant ensemble à Montréal en allant à un employé du Centre des Sciences à Toronto organisant un lunch-causerie, le 8 mars a été une journée où les Canadiennes et Canadiens ont mis de l’avant les problématiques auxquelles les femmes font face ici et à l’étranger.

Merci pour votre engagement et nous espérons que vos discussions auront motivés les gens à s’impliquer et à exiger la justice sociale autour d’eux et dans le monde.  Souvenez-vous de garder le guide dans vos documents, car il pourrait s’avérer utile. Visitez aussi notre site Internet au www.citoyensdumondeenaction.ca pour écouter les balados et trouver de l’information sur les problématiques de femmes et sur la coopération internationale.

Finalement, n’oubliez pas de nous informer si vous avez organisé un événement!

Merci,

 Jean-François Gagnon

Citoyens du monde en action/Global Citizens for Change

Internet : www.citoyensdumondeenaction.ca

LETTRE DE REMERCIEMENT CEJFI

Posté : 9 avril, 2009 @ 4:30 dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS, La COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de commentaires »

Lettre de remerciement pour la 6ème journée des filles immigrantes‏

De : LETTRE DE REMERCIEMENT CEJFI dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS cejfi (cejfi@videotron.ca)
Envoyé : ven. 03/04/09 21:30
À : Tapsoba Irène (tapsire@hotmail.com)

Madame Irène Tapsoba, 

Vous nous avez fait l’honneur de votre présence lors de la sixième journée des filles immigrantes, forum organisé ce  vendredi 27 mars 2009 et nous tenons à vous exprimer nos remerciements les plus chaleureux. 

Le témoignage  que vous avez partagé devant les jeunes femmes immigrantes et tous les invités et invitées a remporté un vif succès. Vos propos stimulants contribueront à alimenter nos réflexions pendant longtemps. Ce sont des témoignages de cette nature qui enrichissement notre pratique de valorisation des talents de jeunes femmes immigrantes.

 L’équipe du centre d’encadrement pour jeunes femmes immigrantes (CEJFI) ainsi que tous les membres du CA souhaitons que les liens établis avant et durant cet évènement perdurent et contribuent à l’atteinte de nos objectifs, soit l’épanouissement et la pleine implication des jeunes femmes immigrantes dans leur nouveau pays d’accueil.

En espérant vous revoir à nouveau très prochainement, nous vous prions d’agréer, Madame Tapsoba, nos salutations distinguées.

Régine Alende  Tshombokongo

Directrice générale

Visages de femmes

Posté : 8 mars, 2009 @ 9:54 dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS | Pas de commentaires »

Célébrons le 8 Mars.

Il y a 365 jours dans l’année, mais le 8 Mars a été décrété journée internationale de la femme. Célébrons bien la journée en nous engageant ou en réaffirmant notre engagement à la lutte pour la promotion des droits de la femme afin qu’elle soit épanouit aussi bien sur le plan économique, social, culturel que politique.

A tous et à toutes bonne fête, car le 8 Mars est l’affaire de tout le monde. Juste quelques visages de femmes pour commémorer cette fête. A travers ces visages de femmes, je rend hommage à toutes les pionnières des mouvements de femmes aussi bien dans les pays du nord que ceux du sud, à celles qui posent des actes combien nobles dans le silence.

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Affiche pour une conférence à l’UQAM le 9 Mars à l’occasion de la journée internationale de la femme

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 Irène Tapsoba et Francine Descarries, féministe engagée. Elle a été et est toujours mon professeur en études féministes car on ne finit jamais d’apprendre. Elle fût également ma directrice de recherche et de plusieurs de mes consoeurs qui ont étudié à l’UQAM

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 Mme Régine ALLENDE « Maman Régine », congolaise d’origine et directrice du centre d’encadrement pour jeunes filles immigrantes. Un centre que je fréquente depuis 10 ans et qui m’a également soutenue

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 Noëllie Gansoré, Burkinabé d’roigine, une soeur aînée en sociologie et une grande amie. Très engagée dans la religion protestante mais combattante pour la promotion des droits et libertés de la femme. Par ses talents humouristiques, elle a épaté les participants et participantes à la soirée causerie du 7 Mars 2007 au centre Afrika à l’occasion de la journée internationale de la femme.

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 Cette arménienne, citoyenne du monde qui épate à travers son histoire de vie en matière d’immigration, engagée pour la cause de la femme

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Sabrina de la Roumanie, journaliste et une autre dame de Barbedos, toutes engagées pour défendre les droits de la femme

LES HOMMES AUSSI SONT CONCERNES

Hommage à tous ces hommes également qui oeuvrent dans le silence pour la promotion des droits de la femme, en l’occurence le directeur de CAFID (Centre d’Accompagnement pour Filles Domestiques) Mr. René Kaboregou à Bobo Dioulasso sans oublier mon cousin Fernand TAPSOBA qui a défié le dicton « derrière un grand homme il y a une femme » en s’investissant avec beaucoup d’acharnement et d’amour pour promouvoir l’entreprise MAVICO dirigée par sa femme Claudine Tamini à Ouagadougou. Ce sont des modèles qui attestent que les hommes aussi peuvent promouvoir les droits de la femme

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Père missionnaire du centre Afrika et Beky, rwandaise d’orgine et cinéaste

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Les participants et participantes au souper-causerie du samedi 7 Mars organisé dans le cadre de la commémoration de la journée de la femme. Hommes, femmes, religieux, africains, européens, américains, bref, un groupe multicurel qui a brillamment participé à cette soirée pour la recherche de pistes d’actions pour l’amélioration des conditions féminines.

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 AMOUR

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 A MANGER POUR TOUS ET TOUTES

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PAIX DANS LE MONDE

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 A tous et à toutes mes compatriotes du Burkina Faso, bonne fête

UN GROS BEC!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

 

Journée internationale de la femme

Posté : 2 mars, 2009 @ 12:31 dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS | 2 commentaires »

Réflichissons sur la condition féminine

Lors du sommet du millénaire qui s’est déroulé du 6 au 8 Septembre 2008 au siège des Nations Unies à New York, huit objectifs du millénaire pour le développement ont été adoptés par les chefs d’Etat et de gouvernement qui y ont participé. Parmi ces objectifs, l’on retient celui relatif au genre et qui est libellé comme suit :

OJECTIF 3 : PROMOUVOIR L’EGALITE DES SEXES ET L’AUTONOMISATION DES FEMMES D’ICI 2015 

L’égalité des sexes, qui est inscrite dans les droits de l’homme, est au cœur de la réalisation des OMD. Sans elle, on ne pourra vaincre ni la faim, ni la pauvreté, ni la maladie. Donner aux femmes un pouvoir égal d’intervention dans les décisions qui influent sur leur vie, de la famille aux instances les plus élevées du gouvernement, c’est leur donner la clef de leur autonomie.  Le 25 Septembre 2008, un bilan des OMD a été réalisé aux Nations Unies et les résultats ci-après à propos de l’objectif N* 3 ont été stipulés. De 2000 à 2006 le taux de scolarisation des filles au niveau du primaire a progressé plus rapidement que celui des garçons dans toutes les régions en développement. Mais les filles représentent encore 55 % des enfants non scolarisés.  La participation des femmes à l’emploi non agricole rémunéré a augmenté. Dans certaines régions, les femmes accèdent lentement à l’emploi rémunéré à un niveau équivalent à celui des hommes, ou dans le cas de
la CEI, à un niveau supérieur. 
En dépit d’une plus grande participation parlementaire, les femmes sont largement absentes des plus hauts niveaux de gouvernance. En janvier 2008, on comptait sept femmes sur 150 chefs d’État élus, et huit femmes sur 192 chefs de gouvernement des États Membres des Nations Unies. 

Au regard de ces résultats et de la crise économique actuelle, pensez-vous que l’on atteindra l’objectif 3 d’ici 2015 ? Que doivent faire les décideurs pour renouveller leurs engagements pour l’atteinte de cet objectif ? Et vous que feriez-vous à court, moyen et long terme pour promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Le 8 Mars est la journée internationale de la femme, nous sommes tous et toutes concerné-e-s, alors réfléchissons ensemble pour promouvoir la condition féminne.

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TANTIE PROPRE

Posté : 13 février, 2009 @ 11:00 dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS | 1 commentaire »

Dans FEMME ET PAUVRETE, un article rédigé lors de la journée mondiale de la pauvreté et qui est enregistré dans la rubrique FEMME D’ICI FEMME D’AILLEURS, j’avais promis de faire de petites investigations sur les activités informelles des femmes. Je me posais la question de savoir si la pauvreté rime toujours avec l’informel. J’ai interviewé une restauratrice de renommée couramment appelée Tantie propre. Cette interview donne certes quelques éléments d’appréciation car je n’ai pas voulu publier certaines informations. Vous constaterez cependant que la gestion reste traditionnelle et que le social y est de mise (j’ai moi-même reçu des jus de la part de Tantie propre). Alors je vous pose la question suivante, social et économie peuvent-ils toujours aller de pair ? Que faire pour venir en aide à toutes les personnes qui exercent des activités informelles ? L’interview a été réalisée en mooré le 3 Janvier 2009 à Ouagadougou. 

 

Irène TAPSOBA : Bonjour Tantie, je suis enfin venue aujourd’hui pour m’entretenir avec vous sur votre activité 

 

Tantie Propre : C’est vrai, je fais des sandwichs, depuis le début du projet de réaménagement de Koulouba et de Zanghuetin qui a occasionné le déguerpissement des anciens occupants, les travailleurs qui sont près d’ici m’ont demandé d’ajouter le repas du midi car beaucoup d’entre eux logent loin de leur service.

 

IT : Avant de vous laisser continuer, pouvez-vous vous présenter. Vous êtes surtout connue par votre pseudonyme Tantie Propre et je suis convaincue que beaucoup ne connaissent pas votre vraie identité.

 

TP : Je m’appelle Mme TOURE née SARE Fatoumata. Tantie propre ne vient pas de moi. Les mossis disent que ‘’Un enfant qui respecte son père recoît en contrepartie sa bénédiction’’ en mooré ’’big san dega ba noore a pamda barka’’. Quand j’arrive le matin, je ne m’empresse pas d’ouvrir le kiosque, je nettoie les alentours et même loin de mon kiosque. A l’époque la voie n’était pas bitumée, mais j’arrosais et je rendais les lieux propres. En ce moment, Moustapha THIOMBIANO venait d’ouvrir sa chaîne de radio Horizon FM et chaque matin, quand il vient  au service, il fait d’abord les cents pas vers mon kiosque. Je fus surprise quand je vis l’écriteau tantie propre un beau jour. Je posai la question au gardien qui me dit que la veille sitôt après mon départ, deux hommes sont venus avec de la peinture et se sont mis à l’œuvre. Il a usé de la parenté à plaisanterie pour me faire cette surprise et vint un autre jour me demander si le repas n’était pas prêt pendant que nous nous activions à la cuisine. Je lui dis ce jour là que c’est parce qu’il est gourmantché (une ethnie du Burkina) qu’il ne peut pas supporter la faim. En ironisant toujours, je lui demandai pourquoi il a ordonné l’installation du panneau au-dessus de mon kiosque. Il me dit que c’est parce que je suis yadéga (c’est ainsi qu’on désigne les ressortissants de la province du yatenga). Trèves d’ironie, il me félicita pour l’effort d’assainissement que j’ai entrepris depuis l’ouverture de mon kiosque et ajouta que c’est pour me gratifier qu’il a fait écrire TANTIE PROPRE et il précisa que désormais tout le monde m’appellera ainsi.

 

IT : Depuis quand avez-vous commencé cette activité 

 

TP : Depuis 26 ans. Avant d’entamer cette activité, j’avais appris à coudre pendant 9 ans au centre social, mais cette activité n’était pas rentable. Ensuite j’ai suivi mon mari qui était  affecte dans une province pour raison de service, la je vendais des habits. C’est de retour que j’ai fait la demande pour installer le kiosque, cela n’a pas été facile, la procédure a été longue mais je me suis créé un bon réseau. En effet, lors des éditions du FESPACO et du SIAO, les principaux organisateurs me contactaient pour que je vienne proposer mes services. Je vendais principalement des gâteaux et des jus maison (zoom koom, lembourgui, bissap). Très souvent, après l’ouverture officielle des différentes éditions, les autorités font la visite des stands et quand ils goûtent aux gâteaux, ils les trouvent si délicieux qu’ils demandent à en acheter. En général je prépare de gros sachets de gâteaux et je leur en offre gratuitement. Depuis quelques années, je ne participe plus ni au FESPACO ni au SIAO. J’ai plutôt formé des femmes qui en font leur activité principale de nos jours.

 

IT : Combien d’employés avez-vous 

 

TP : J’en ai 23 répartis dans les activités suivante la préparation du repas de midi (to, riz, frites, attiéké) la préparation et la vente des sandwichs, la préparation et la vente des jus, le ménage, la plonge, les courses etc. Les salaires varient de 15000FCFA à 30000FCFA selon l’ancienneté et le type de travail exercé.

 

IT : Au regard de vos charges arrivez-vous à épargner de l’argent à la fin du mois? 

 

TP : ma fille, je t’assure que je n’en tire pas profit. Des journalistes sont venus m’interviewer et je pleurais. Vu l’envergure de l’activité, beaucoup pensent que je prospère. Je suis très généreuse et sociable, je viens toujours en aide aux personnes en difficultés, je n’hésite pas à donner 5000-10000 et même quelques fois plus pour supporter ces personnes. J’ai plus d’employés qu’il n’en faut à force de vouloir aider les autres. Certains me demandent de les embaucher afin qu’ils puissent honorer leurs frais de scolarité, leurs parents n’ayant pas assez de moyens financiers pour les supporter.

 

IT : Evaluez-vous régulièrement vos gains et vos pertes? 

 

TP : Avec la vie chère, il y a la flambée des prix et nous ne faisons plus beaucoup de recettes. J’investie énormément dans l’achat des condiments, du loyer, des différentes charges (salaire, électricité, eau, téléphone, etc.). Je peux avoir environs 250 000 f par mois, mais je ne peux rien épargner. Habituellement je mets 150 000F CFA de côté mais je supporte également les charges à domicile car mon mari est à la retraite. J’ai demandé au propriétaire du local de diminuer le montant du loyer mais il menace d’en augmenter. Je me félicite sur un point, je ne dois à personne. Je paie le loyer chaque fin du mois sans retard ainsi que mes employés. J’avais 25FCFA comme bénéfice sur chaque baguette de pain, mais actuellement je n’ai que 15FCFA. Par ailleurs, je mets cette somme de côté pour pouvoir payer les impôts à la fin de chaque trimestre.

 

IT : Avec la flambée des prix n’avez-vous pas augmenté vos tarifs? 

 

TP : Je faisais le sandwich à 350FCFA, puis à 400 et maintenant à 500FCFA.

 

Interruption de l’interview par un visiteur 

 

Monsieur : Bonjour, je suis venue te saluer

TP : comment vas-tu

M : ça ne va pas aujourd’hui

TP : donnez lui de l’eau à boire

M : je ne veux pas d’eau

TP qui interpelle une de ses employées, donne lui de l’argent

 

La suite de l’interview 

 

IT : Pourquoi avez-vous été choisie par la société BF pour faire la promotion du savon? 

 

TP : Ils sont venus me voir parce qu’ils ont entendu parler de moi, l’un d’eux est venu de
la Côte d’Ivoire filmer mon restaurant. Ensuite nous avons mené des campagnes de sensibilisation sur l’hygiène et finalement j’ai été conviée à la finale à OUAGA 2000 pour recevoir le deuxième prix suite à ma prestation. Je ne voulais pas y aller car je ne parle pas francais et pour m’y encourager ils me dirent que le Président du Faso ne parle pas chinois mais il effectue des missions en Chine (rires).

 

IT : Quel est votre mot de la faim 

Les mossis disent ceci ‘’quand quelqu’un n’aime pas son prochain, il ne va pas chez lui’’ en mooré du yatenga ‘’ned san pa nonga to a pa tagda zakinye’’ c’est parce que vous avez de l’estime pour moi que vous êtes venue m’interviewer

 

IT : Vous ne me reconnaissez plus je quittais Kologh Naba soit 12Km d’ici et je venais manger vos sandwichs avec une de vos filles qui est amie à une de mes cousines. 

 

TP : Ah oui, j’ai quatre filles, mais aucune d’elles ne veut perpétuer l’activité que je conduis actuellement. Au départ, les étrangers avaient des doutes sur l’hygiène de nos aliments, surtout le foie. Mais quand ils viennent une première fois et qu’ils n’ont aucun problème de santé, ils reviennent quelques jours après et me disent que mes sandwichs sont bien faits. Les blancs aiment bien le bissap, ils en boivent jusqu’à ce que leurs lèvres deviennent rouges comme s’ils avaient porté du rouge à lèvres (rires). Je leur demande s’ils n’ont pas de maux de ventre après, ils me disent qu’au contraire ça leur fait du bien. Ils ne mangeaient pas le to, mais maintenant, ils réclament des sauces légume et de gombo. Je voudrais terminer en disant que toute personne qui fréquente mon kiosque et qui se plaint par la suite de problème de santé, qu’elle vienne me voir. C’est juste pour dire que je contrôle l’hygiène des services que nous proposons.

 

IT : merci beaucoup Tantie et bonne continuation 

 

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Présentation de l’association Aide-moi à Etre Mère (AEM)

Posté : 13 janvier, 2009 @ 6:58 dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS, LA SANTE DE LA REPRODUCTION AU BURKINA | 9 commentaires »

Aide-moi à Etre Mère (AEM)

A Ouagadougou lors de mon congés de fin d’année, j’ai rencontré une association assez exceptionnelle dénommée Aide-moi à Etre Mère. Cette association lutte contre le VIH/SIDA en prenant en charge des mères séropositives et des Orphelins et Enfants Vulnérables (OEV). Ci-après une présentation de l’association et quelques photos de l’arbre de Noel auquel j’ai pris part.

PROBLEMATIQUE

Au Burkina Faso, les personnes vivants avec le VIH, particulièrement les veuves et les Orphelins et Enfants Vulnérables (OEV) sont souvent rejetés par la société. Ils éprouvent des difficultés à se prendre en charge (vêtements, nourriture, logement, scolarisation des enfants etc.) et ne sont pas impliqués à la vie sociale. C’est au vue de toutes ces difficultés que l’AEM est née et entent lutter contre la stigmatisation et la marginalisation. L’association a identifié les principales difficultés que vivent les PVVIH qui sont

-         l’exclusion sociale

-         l’exclusion conjugale illégale

-         le retrait de la garde des enfants

-         la difficulté des femmes en âge de procréer à annoncer à leur époux leur sérologie

-         le manque d’information à propos des mesures de prévention 

 Le but de l’association est d’améliorer les conditions de vie des personnes infectées et affectées par le VIH/SIDA.

 OJECTIFS

 Les objectifs de l’association sont les suivants :

-         Réduire le taux de VIH de la mère à l’enfant

-         Assurer la prise en charge psychosociale des personnes infectées et affectées ainsi que les orphelins et enfants vulnérables

-         Informer les PVVIH des décisions prises à leur encontre tant au niveau local, national qu’international

-         Parrainer les enfants en difficulté

-         Apporter un soutien aux femmes enceintes séropositives afin qu’elles aient des enfants non infectés

 ACTIVITES

-         Groupe de parole – des clubs d’observance de repas communautaires

-         Visite à domicile et à l’hôpital

-         Soutien nutritionnel – AGR individuel

-         Parrainage – colonies de vacances – arbre de Noel

-         Soutien scolaire et médical

-         Examen biologique et clinique à 100%

-         Suivis scolaires à travers les visites à l’école avec l’appui d’un enseignant

De nos jours, l’association vient en aide à plus de 1680 personnes vulnérables de la ville de Ouagadougou et environnants.

PARTENAIRES

-         Centre Italien d’Aide à l’Enfance (CIA)

-         Programme d’Appui aux Activités du monde Associatif et Communautaire (PAMAC)

-         Centre d’Accueil Notre Dame de Fatima (CANDAF)

-         Action Enfance et Santé/BF (AES)

-         Réseau des Personnes Vivants et Affectées par le VIH au Burkina Faso (REGIPIV)

-         Centre Médical Saint Camille

ADRESSE

Association Aide-moi à Etre Mère

01 BP 5768 Ouagadougou 01 secteur 14

1200 logements villa N 776

Tel (226)50 36 85 74/ 70 34 13 31

Email aso_aem2004@yahoo.fr

BURKINA FASO

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Les enfants en fête

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Les préparatifs de la fête

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Des gadgets en attente d’être emballés

Image de prévisualisation YouTube

JOURNEE MONDIALE DES HANDICAPES

Posté : 4 décembre, 2008 @ 7:58 dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS | 9 commentaires »

Le 3 Décembre était la journée mondiale des handicapés. A Bobo – Diuolasso, des activités récréatives et une exposition vente à la Semaine Nationale de la Culture (SNC) ont été organisées par les handicapés. Le texte suivant présenté l’Organisation des Femmes Handicapées du Kurkina (OFEHB) – Benkady. Une telle organisation est née du fait que les femmes handicapées sont triplement disciminées, d’abord parce qu’elles sont femmes, ensuite parce qu’elles sont marginalisées et enfin parce que la majorité est analphabète. Ce texte a été rédigée par l’organisation elle-même qui est membre du Réseau d’Associations de Lutte contre les IST et le SIDA.

ORGANISATION DES FEMMES HANDICAPEES DU BURKINA (OFEHB) – Benkady

 Présentation

 L’organisation Benkady des femmes (OFEHB) a été créé le 30 Novembre 1991 à Bobo-Dioulasso et reconnue officiellement le 3 Février 1993 par récépissé N893-00-16-MATD/S/AT/DLPAJ. Son siège est Bobo-Dioulasso, 2ème ville du Burkina. L’OFEHB est ouverte à toutes les femmes handicapées du Burkina sans distinction de race, de religion ni de corporation professionnelle.

 I – OBJECTIFS

 L’association œuvre pour l’épanouissement des femmes handicapées par la recherche de la promotion de leurs droits et de leur intégration socio-économique. Pour cela, elle mène entre autres des activités tendant à favoriser à leur accès à l’éducation, à la santé, à la scolarisation, à l’alphabétisation et à l’emploi.

 II – Groupes cibles

 Ce sont :

-         les femmes handicapées

-         les enfants handicapées

-         les enfants des femmes handicapées

 III – DOMAINES D’ACTIVITES

 1 – Information –Education-Communication

 A l’endroit des femmes handicapées, de leurs familles, des autorités et du public sur les problèmes, les besoins et les droits des femmes handicapées

 2 – Prévention du handicap

-         Participation aux différentes campagnes de sensibilisation sur le programme élargi de vaccination (PEV), aux activités de lutte contre les IST-VIH/SIDA, l’excision et le planning familial.

-         Sensibilisation sur les accidents de circulation (connaissance du code de la route), les accidents domestiques, de travail et l’hygiène corporelle, vestimentaire, alimentaire du milieu.

-         Dépistage volontaire sur les IST-VIH/SIDA, diabète, tension, tension au siège

3 – Appui à l’éducation scolaire

-         Contribution ou prise en charge des enfants handicapés et enfants des femmes handicapés issus des familles nécessiteuses ou démunis

-         Alphabétisation des femmes handicapées en Dioula, Mooré, Français

-         Correction des membres enfants handicapés qui va de l’opération, soins médicaux, séance de rééducation, chaussures et appareils orthopédique, inscription à l’école.

4 – Formation professionnelle

 Formation des femmes handicapées en couture broderie motif africain, tissage des pagnes et couvertures en fil coton, jouet décoratifs etc.

 5 – Emploi des femmes handicapées

-         Appui à l’auto emploi des femmes handicapées dans le secteur informel à travers des activités génératrices de revenus : vente de bois, de charbon, des condiments, des œufs

-         Production et commercialisation d’articles fabriqués par les femmes handicapées : nappes de table, layettes, draps de lit, pagnes et couvertures tissées en coton, robettes etc.

-         Institution d’une tontine mensuelle

-         Repas communautaire une fois par trimestre

-         Conseils à l’endroit des personnes handicapées toutes catégories confondues

-         Information et orientation des parents et personnes handicapées vers les services spécialisées.

-         Plaidoyer pour l’emploi des femmes handicapées dans le secteur formel (accès à la fonction publique)

6 – Mobilité

 Grâce à la fondation Jean Paul II et avec l’appui de Monseigneur Anselme SANON archevêque de Bobo-Dioulasso, l’association a pu construire son siège sur un terrain de 2937 m2 situé au secteur 22, attribué par les autorités municipales de Bobo-Dioulasso.

 Le siège a été équipé par son excellence Monsieur le Président du Faso, chef de l’Etat. L’électricité a été faite grâce à l’appui financier du Ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale (MASSN).

 L’association gère des magasins (boutiques) qui lui permet de s’occuper des multiples charges de fonctionnement qui sont (factures d’eau, d’électricité, de téléphone, salaire du gardien et plus tard salaire d’un chauffeur, entretien du véhicule etc.).

 V – Difficultés

 Malgré les acquis l’association a un grand besoin en moyens de déplacement (véhicule) surtout pour les multiples courses et missions à l’intérieur de Bobo-Dioulasso.

 Elle n’arrive pas à répondre aux besoins vitaux de ses membres qui sont nombreux : formation professionnelle, production, financement des AGR, appuis scolaire, appui alimentaire, appui santé, alphabétisation , commercialisation, voiturettes, éducation fonctionnelle, appareil orthopédiques, intervention chirurgicale pour la correction des membres des enfants handicapés, séances de rééducation.

 VI – Perspectives

 1 – Acquisition d’un véhicule pour les missions et autres courses

2 – Tournées d’information et de sensibilisation des femmes handicapées dans les 45 provinces du Burkina sur les droits spécifiques des personnes handicapées et les aider à créer leurs associations

3 – Ouverture d’un centre d’alphabétisation.

 

OFEHB – Benkady

02 BP 1732 Bobo 02

Tel service (226)20971774,

Dom (226)2097095,

cell (226)70275462

E-mail : OFEHB@yahoo.fr

RAMATA SORE EST-ELLE LA LAURENTIENNE DU BURKINA

Posté : 16 novembre, 2008 @ 10:46 dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS | 1 commentaire »

Qui est Ramata SORE?

Laurent BADO est très connu pour son franc parlé. Juriste de profession, il n’hésite pas à critiquer le pouvoir. Ramata est une jeune femme burkinabè, une combattante, une partisane de la liberté d’expression, de la justice sociale. En somme Ramata SORE est une journaliste engagée et j’ajouterai confirmée.

Ramata SORE

Un  beau sourire enthousiate et optimiste

Le 1er Novembre est une journée exceptionnelle au Burkina, c’est la fête des saints mais aussi la fête de l’armée. Est-ce une journée contrariante ? Non dirai-je. Les saints nous protègent, veillent sur notre sécurité selon la bible, mais les militaires, quoique souvent méprisés, veillent également sur notre sécurité sur terre.

Ramata, de par la lutte que tu as engagée pour promouvoir la justice sociale au Burkina, je te tire mon chapeau. A travers ce texte, je vous présente brièvement cette jeune journaliste engagée.

 Un beau jour, alors que je consultais mes messages au laboratoire d’informatique de l’UQAM, je reçu spontanément un message d’une certaine  Ramata SORE. Je connais bien une Ramata qui est une amie au Canada, une que je taquine d’ailleurs à travers la parenté à plaisanterie parce qu’elle est peulh, par contre le nom SORE m’échappait. Je m’empressai de lire son message et me rendis compte qu’elle avait eu mon adresse par mon professeur et maître de mémoire M. SAWADOGO R. Christophe. Une confiance s’est tout de suite instaurée et je répondis à son mail dans lequel elle voulait des renseignements pour poursuivre des études en journalisme au Canada. Nous avons gardé le contact depuis 2000 et quand je rentrai pour mes travaux de recherche au Burkina, elle me rendit visite. J’ai davantage connu cette journaliste par ses écrits. Tout étranger à l’extérieur a soif de savoir les nouvelles de son pays. Aussi, chaque matin, avant même de faire ma toilette et au regard du décalage horaire, je me lève souvent très tôt vers 3h du matin heure du canada 7h, heure du Burkina pour m’enquérir des nouvelles du pays. L’observateur paalga, Le pays, L’évènement, JJ etc. étaient les principaux journaux électroniques que je lisais. Quand Ramata commença à m’envoyer ses œuvres, j’en fus émerveillée, parce qu’elle faisait le tour du monde. Il arrivait même que je parcours son blog au lieu de suivre les nouvelles à la télé. Plus intéressant étaient les échanges car à travers ce blog, toute personne est libre de donner son point de vue sur une situation donnée, et j’appris beaucoup de choses. Je me souviens de son article sur l’homosexualité qui a fait un tollé. Je ne savais pas que l’homosexualité avait pris de l’ampleur au Burkina et à travers les échanges, j’ai davantage compris la mentalité des Burkinabè qui n’est pas moins conservatrice. Cette étude menée par cette journaliste a eu une distinction honorifique de CNN. A la cérémonie de remise de ce prix, je fus honorée par l’invitation de Ramata, malheureusement, j’étais à dix mille lieux du Burkina. Elle reçu plusieurs autres distinctions dont :

 En Octobre 2008, le prix régional sur l’environnement décerné par L’UINC et Reuters à Barcelone en Espagne

 En mai 2008, la deuxième place du célèbre prix international Albert Londres à Dakar au Sénégal.

En mars 2008, Le premier prix Panos Afrique de l’Ouest à Dakar au Sénégal

 En  février, 2007 à Midrand – Johannesburg, Afrique du Sud             Premier prix dans le domaine de Sciences et technologies                                  

En  juillet 2006 ;  Maputo – Mozambique, le prix  Cnn Multichoice African journalist

 Parcours académique et professionnel

Ramata détient un DESS es sciences environnementales et une Maîtrise en Sciences et techniques de l’information et de la communication. Elle a renforcé ses compétences par les différentes sessions de formations auxquelles elle a pris part tant au niveau national qu’international. Présentement, elle est en Grande Bretagne pour finaliser un mémoire. Le sujet porte sur le journalisme d’investigation au Burkina Faso. Cette recherche permettra de comprendre le courage que certains journalistes ont malgré l’assassinat de Norbert Zongo.

   La plume dans la main, elle a écrit de nombreux articles qui relatent les points saillants de l’actualité. Elle a beaucoup écrit sur la promotion de la femme et le VIH/SIDA. Beaucoup de Burkinabè du Canada me demandent souvent des nouvelles du Burkina, je vous invite à visiter le blog de Ramata Soré dont le lien est www.ramses1.blog4ever.com. Vous aurez un éventail d’informations tant national qu’international.

Un philosophe dit ceci RIEN DE GRAND NE S’EST REALISE SANS PASSION. Ainsi, je t’encourage dans ton parcours malgré les dangers. Comme tu l’as si bien dit tu es le chemin de la paix, comme l’indique ton nom Soré (chemin en mooré) et Ramata (paix en arabe). Et le chemin que Dieu t’a permis de suivre est celui du journalisme pour réaliser ta mission qui est celle d’instaurer la justice sociale.

Avez-vous remarqué que nous sommes toutes les deux partisanes de la paix et de la justice sociale de par nos prénoms ? Irène également signifie paix en latin.

 En cette journée fête des saints et de l’armée burkinabè, soyons tous et toutes partisan-nes de la paix et de la justice sociale.

 Ramata

Après un dur labeur il faut se régaler

PAUVRETE ET GENRE

Posté : 17 octobre, 2008 @ 3:41 dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS | 3 commentaires »

LA PAUVRETE A UN SEXE

L’impact négatif de la mondialisation de l’économie pèse sur les femmes de façon disproportionnée. Alors que l’économie est de plus en plus liée aux marchés mondiaux, on assiste souvent à une réduction des dépenses publiques et des programmes sociaux, reportant ces coûts sur les familles, au sein desquelles la femme se trouve généralement en charge de ce fardeau supplémentaire. Selon un des rapports de l’OIT

• La Chine indique dans son bilan que son approche globale de l’élimination de la pauvreté relative aux femmes a permis de réduire le nombre de ses citoyens pauvres, qui est passé de 65 millions en 1995 à 42 millions en 1998. 60% des personnes sorties de la pauvreté étaient des femmes.

• La Zambie, comme la plupart des pays africains en l’occurrence le Burkina Faso, essaie de protéger les femmes de l’impact négatif des programmes d’ajustement structurel. Elle met actuellement en place un programme d’action sociale qui financera des programmes éducatifs et des services de santé pour les femmes.

• Le Programme PROGRESEA, établit en 1997 au Mexique, délivre une assistance aux femmes pauvres dans les domaines de l’emploi, de l’éducation, de la santé et de la nutrition.

• L’instauration d’un revenu minimal au Royaume-Uni et aux Etats Unis a bénéficié respectivement à 1, 3 million et 5, 7 millions de femmes.

• En Géorgie, une analyse de l’impact des investissements macro économiques et des politiques de taxation sur les femmes a servi à formuler des politiques visant à minimiser l’impact négatif des transformations économiques sur les femmes.

• En Allemagne, un projet pilote intitulé « Aide aux mères célibataires sans abri » assure leur réinsertion en leur fournissant un emploi
Ces exemples portent à dire que la pauvreté est féminine et que cela nécessite un changement.

La clé du changement

Le renforcement des capacités des femmes est un facteur essentiel au processus visant à faire sortir des millions de personnes du cycle de la pauvreté et de la faim. En offrant aux femmes des opportunités économiques et éducatives, de même que l’autonomie nécessaire pour tirer partie de telles perspectives, un obstacle important à l’élimination de la pauvreté serait surmonté.
La provision de crédit, en particulier de microcrédit, est une stratégie très courante et concluante dans le domaine de l’élimination de la pauvreté. D’après le Rapport sur la pauvreté de 1998 du Programme de développement des Nations Unies, dix millions de femmes à travers le monde bénéficient aujourd’hui de systèmes de petits prêts. Quelques exemples mis en oeuvre depuis la Conférence de Beijing :

• En 1997, les Etats-Unis ont consenti plus de 10 000 prêts, pour un total de 67 milliards de dollars, à des femmes propriétaires de petites entreprises.

• A Belize, la Small Farmers and Business Bank a consacré 29 % de ses fonds à des femmes.

• Le Japon a accordé des prêts sans intérêts à 27 000 femmes vivant en zone rurale.

• Depuis 1994, 96 % des femmes palestiniennes ayant participé à des projets agricoles ont bénéficié de la mise en place de programmes de prêt.

• A Trinité-et-Tobago, 65 % des prêts consentis par la Small Business Development Compagny sont allés à des femmes.

• Au Soudan, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) a fourni le capital initial pour l’établissement d’entreprises commerciales afin d’élever le niveau de vie des femmes ayant de faibles revenus.

• Au Viet Nam, un projet mené par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a aidé plus de 60 000 femmes pauvres dans 198 communes de 28 provinces, leur allouant des petits prêts et leur dispensant une formation élémentaire sur les activités génératrices de revenu.

Le Programme d’action de Beijing a également lancé un appel en direction des pays, pour que ceux-ci «entreprennent des réformes législatives et administratives afin d’accorder aux femmes un accès complet et égal aux ressources, dont le droit d’hériter et d’accéder au statut de propriétaire terrien ». Les progrès dans ce domaine ont néanmoins été lents. Seuls un petit nombre de pays, dont la Bolivie, la Malaisie, la Tanzanie et le Zimbabwe, ont procédé à des modifications législatives conférant aux femmes le droit d’hériter d’une terre. En Afrique sub-saharienne, l’accès des femmes aux ressources (terres et bétail) est toujours difficile.

Réflexion

Depuis quelques décennies, on parle d’une féminisation de la pauvreté. Cette pauvreté féminine est mondiale et est vécue à des degrés différents selon l’endroit où l’on se trouve. Ainsi, en occident, notamment le Canada que je connais le mieux, on parlera de précarisation de l’emploi chez la femme, à compétence égale, les femmes n’ont pas le même salaire que les hommes. Les femmes occupent les postes subalternes. On compte une majorité de femmes dans les manufactures ou usines. Les femmes immigrantes ne sont pas en reste, elles doivent conjuguer travail et ménage, ce qui n’est pas si évident. Dans les pays sous-développés la majorité des femmes est analphabète et nombreuses sont celles qui exercent dans le secteur informel. L’élite féminine, peu nombreuse, rencontre également des difficultés. Même si à compétence égale elles ont le même salaire que les hommes, il faut cependant noter que le leadership féminin n’est pas toujours compatible avec le privé d’où démotivation de certaines à la lutte pour l’émancipation féminine ou encore abandon de foyer etc. De nombreux efforts sont consentis aussi bien sur le plan national qu’international pour améliorer la situation économique sociale et culturelle des femmes, en témoigne les exemples ci-dessus, mais le chemin est encore long pour paraphraser une illustre personnalité de la place et il convient à tous et à toutes de conjuguer les efforts pour un monde plus juste et plus équitable.
Cet article est assez général, ceci pour commémorer la journée internationale de la pauvreté, très prochainement je présenterai le travail informel des femmes au Burkina Faso. L’informel rime-t–il toujours avec la pauvreté ?

LE FEMINISME EN AFRIQUE C’EST LA REVOLUTION DE L’HOMME

Posté : 30 septembre, 2008 @ 5:00 dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS | 6 commentaires »

Vous me direz que ce texte est en contradiction avec l’article que j’ai rédigé sur ma mère que je considère comme leader féminin. Et oui, que voulez-vous, la majorité des femmes méconnaissent toujours leurs droits, ce qui les maintient dans un statut inférieur aux hommes. En attendant de vous présenter d’autres femmes leaders, lisez ce discours que j’ai prononcé lors d’une séance de formation TOASTMASTER (c’est un club de formation à la communication en public)

Discours c2 : Convaincre. Discours Toastmaster Bobo Kuma  prononcé le 12  juillet 2008 au Ran Hôtel de Bobo Dioulasso.

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LE FEMINISME EN AFRIQUE C’EST LA REVOLUTION DE L’HOMME

Le féminisme en occident est né de révolution industrielle alors qu’en Afrique, il est une culture du colonialisme. Si les sociétés semblent être quasi égalitaires dans les pays modernes, le fossé se creuse davantage dans les pays africains et le principal facteur est la prédominance du patriarcat renforcé par le faible taux d’alphabétisation des femmes, la division sexuelle traditionnelle du travail et l’influence des religions dites importées. Cela porte à dire que l’égalité homme-femme en Afrique est utopique. Faut-il donc que les hommes se révoltent pour céder une partie de leur pouvoir aux femmes ?

L’industrialisation a engendré des mutations sociales et économiques en occident. L’éclatement de la famille a fait place à l’individualisme, à la monoparentalité, à l’homosexualité. Inéquité et injustice sociale à l’égard des femmes ont été les principaux moteurs de l’émergence de mouvements féministes en Occident. En Afrique, ce mouvement est jeune et est imposé par l’occident. En effet, selon l’histoire, aucun évènement n’a engendré une révolution endogène des femmes. L’on peut même dire que les injustices à l’égard des femmes ont été engendrées et renforcées par le colonialisme. En effet, avant les temps coloniaux, l’on peut citer des leaders féminins qui ont marqué l’histoire. Il s’agit par exemple de Guimbi Ouattara, de Yennenga etc. Le renforcement du patriarcat se manifeste par les pesanteurs socioculturelles qui placent la femme dans un statut inférieur. Considérée comme la gardienne des traditions, toute son éducation est orientée vers le maintien de la sphère privée. En effet, l’éducation de l’enfant reste traditionnel que l’on soit en milieu rural ou en milieu urbain. Il y a un effort de scolarisation des filles, mais l’on constate que les formes de socialisation ne changent pas. Par exemple, la fille après l’école aidera la domestique de maison ou sa mère à la cuisine, tandis que le garçon ira jouer au ballon. Quand bien même on initie les garçons à faire la cuisine, dans un milieu un peu plus moderne, ce sont en général des plats spéciaux et coûteux, comme par exemple, les gâteaux au four, les steack etc. Une anecdote, un de mes neveux est venu l’année dernière à Montréal pour étudier. Alors, je l’accompagne faire ses courses. Il achète tout sauf des ustenciles de cuisine, j’attire son attention là-dessus et il me fait comprendre qu’il se contentera des fast-food comme la pizza qu’il adore et les hamburgers. Quelques semaines après, constatant que son budget se creuse, il fait appel à moi non seulement pour l’achat des ustenciles mais aussi pour que je lui apprenne à faire des sauces djabagui, pâtes d’arachides et riz gras. Ceci juste pour dire que les garçons ont plus de difficultés d’adaptation quand ils vont à l’étranger parce qu’ils sont à la fois père, mère et domestique de maison. La coexistence du modernisme et de la tradition renforce également la division sexuelle du travail. Les postes subalternes sont occupés par les femmes alors que les garçons sont préparés à être de futurs dirigeants. Au canada, j’ai été émerveillée au départ par le dynamisme des femmes. Dans ma classe, il y avait plus de filles que de garçons, de plus, j’ai constaté que ce sont les filles qui sont le plus souvent à la tête de certains mouvements ou organismes. Malgré l’émergence des femmes dans la sphère publique, le féminisme bat toujours son plein car les femmes sont toujours insatisfaites, malgré de nombreuses lois stipulées en leur faveur et j’allais dire aussi appliquées, car ce n’est pas le cas dans la plupart des pays africains. Le féminisme est si virulent qu’il a laissé des traces même dans le langage parlé. Vous entendrez couramment des québécois dire icite, toutes les gens, toutes les hommes et j’en passe. Chez nous en Afrique, en plus de la persistance des valeurs traditionnelles, il faut noter aussi l’influence des religions dites importées qui prônent souvent la soumission de la femme à l’homme. Bien pire, il y a l’émergence de sectes en Afrique (ces sectes sont très présentes au Nigéria, au Bénin, en Côte d’Ivoire et prennent de l’ampleur au Burkina) et les tenant de ces sectes, très influents se substituent souvent aux conseillers matrimoniaux et vont même dans les ménages pour inculquer des idées épouvantables aux couples. Avant, le niveau d’éducation était une variable importante dans le comportement des couple, de nos jours, cette variable est démystifiée. Une étude menée au Burkina, au Mali et au Bénin a présenté des variantes selon les pays. Au Bénin par exemple, des femmes instruites ont révélé qu’elles ne font pas vacciner leurs enfants sur interdiction de leur pasteur qui dit que ça rend stérile. Les leaders religieux en majorité hommes constituent souvent frein à l’émancipation de la femme.

Au vue de tous ces exemples, l’on constate que beaucoup de facteurs empêchent une réelle libération de la femme en Afrique. Egoïsme, mysogynie sont les maux qui engendrent notre société. L’homme et la femme devraient pourtant composer ensemble pour un monde meilleur. Mais l’on constate que même l’élite féminine qui lutte pour améliorer le sort des autres femmes en majorité analphabètes rencontrent des difficultés d’ordre sociales. C’est ainsi par exemple que de nombreuses femmes en politique ont été obligées de divorcer parce que leurs ambitions politiques étaient incompatibles avec leur vie de foyer. Faut-il que les hommes se révoltent et décident de partager à part égal leur gâteau? Pour ma part, je répondrai par l’affirmative, mais pour qu’il y ait rebellion, il faut que les acteurs ressentent un malaise et à ce sujet je dirai qu’il faut que les hommes prennent à coeur la cause de la femme. Ne dit-on pas que derrière un grand homme il y a une grande femme, pourquoi pas l’inverse comme nous l’a si bien démontré le couple Clinton aux USA. Il faut qu’il y ait une solidarité homme-femme et cela passe par un changement de comportement. Pour y arriver, il faudra réviser l’éducation à la base pour réduire les stéréotypes sexistes. Il faut également adapter les textes coraniques et bibliques à la situation actuelle. Il faut considérer la religion comme une philosophie qui régule la société et éviter tout fanatisme qui déroute souvent. Un dicton dit ceci « qui trop embrasse mal étreint ».

En somme, le poids des traditions et l’influence des religions handicapent l’épanouissement social et économique des femmes. Le monde est certes à dominance patriarcal mais en Afrique il est plus accentué. Il est utopique de penser à une équité mais l’on devrait consentir des efforts pour améliorer le niveau économique de la femme. Je constate une solidarité masculine à l’égard des femmes au Burkina le 8 mars par le port de la tenue, mais allons au-delà de l’esprit festif. Il faut que les hommes disent enfin OUI à l’émancipation de la femme.

 

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