Alliance canado-burkinabé

Coopérer pour le bien-être des populations VOUS DEVEZ ETRE LE CHANGEMENT QUE VOUS VOULEZ VOIR DANS CE MONDE (GANDHI)

2ème partie de l’entrevue avec son Excellence Monseigneur Anselme Titianma SANON

Suite de l’interview réalisée auprès de son excellence Monseigneur Anselme Titianma SANON le 12 Novembre 2008 à l’archevêché de Bobo-Dioulasso. Pour ceux qui n’avaient pas lu la première partie, voir dans les pages du blog. Certains sujets soulèvent des passions et pour cela, j’ai essayé au maximum de filtrer certaines informations, voire, éviter la publication de certaines affirmations pour éviter certaines susceptibilités. Croyez-moi Monseigneur Anselme Titianma SANON œuvre pour la paix et ses propos sont très pertinents sur les principaux maux qui minent notre société.

En rappel son excellence MATS est socio-antropologue, archevêque à Bobo-Dioulasso. Il a enseigné l’africanité car il fait la promotion des cultures traditionnelles et à ce sujet, il a reçu le titre de DOCTEUR HONORIS CAUSA, dont quelques photos ci-dessous.

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Photo prise lors d’une cérémonie à Bobo-Dioulasso où MATS a été nommé chef des cultures traditionnelles

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MATS qui reçoit son titre de docteur HONORIS CAUSA au Cameroun

Irène TAPSOBA : On accuse à tort ou à raison les religions d’encourager la subordination de la femme à l’homme. Quel en est votre avis. Quelle place devrait occuper la femme dans la société ?

Monseigneur Anselme Titianma SANON : Quand on analyse à partir des sociétés modernes et postmodernes, il n’y a plus cette relation dimensionnée voire mesurée des choses et des êtres. Sinon dans les traditions tout est important, que ce soit l’aspect religieux, l’aspect culturel, l’aspect  économique etc. Tout acte posé a sa dimension économique, religieuse, donc chacun en accomplissant tel ou tel acte avait le sentiment de se situer dans le cosmos à sa place. Des jeunes qui m’ont consulté par rapport à un texte qu’ils voulaient rédiger sur l’organisation, la modernisation de leur culture m’ont dit qu’ils ne s’intéresseront ni aux femmes ni aux jeunes filles. Je leur ai fait comprendre qu’ils ne connaissaient rien de la tradition. En fin de compte, ils sont revenus me dire qu’ils prendront en compte les femmes forgeronnes et les griottes (rires). Dans la tradition, les hommes et les femmes sont initiés, je ne parle de l’excision, mais pour intégrer leur catégorie. Dans la tradition grecque, la pytie était une vierge qui interprétait la volonté de Dieu. Saint Paul dans l’épître aux éphésiens et aux corinthiens dit que dans notre religion, ce ne sont plus les femmes qui font la pitye.  Le cas typique a été au Zimbabwe, toute la société était en danger car il n’y avait pas de pluie, les hommes ont fait leurs rituels, les femmes, ont fait la démarche pour sauver la patrie en lien avec la divinité. Mais de nos jours, par exemple dans le foyer, les rôles se définissent et le chef de famille devient un potentat qui commande, alors que chacun à sa place devrait permettre le fonctionnement du foyer. Il faut reconnaître que dans certaines situations, les femmes souffrent, mais faut-il accuser la religion ? Je pense que c’est plutôt l’interprétation qu’on en fait. Tout à l’heure je suivais une émission où les éleveurs disaient que si les femmes n’évoluent pas, leur société n’évoluera pas. Et moi je dis que si le système d’élevage n’évolue pas, les femmes ne pourront pas être scolarisée à cause du nomadisme qui pourrait être un frein à l’évolution de la femme. Mais à propos du féminisme j’ai dit à mes étudiants à Tougan en 1999  que le féminisme représente une chance pour l’homme, parce que celui-ci  doit percevoir la relation homme-femme comme Dieu l’a voulu, Adan était tout heureux d’avoir un vis-à-vis. Sinon être dans sa tour et dominer sur un parterre, il n’y a aucune dignité en cela. Il est indigne de vouloir dominer les femmes.

Irène TAPSOBA : Faut-t-il alors adapter les textes bibliques au regard des mutations économiques et sociales pour accorder une place à la femme dans la société, pour que ce soit au vue et au su des hommes aussi, voire, une façon de les sensibiliser

Monseigneur Anselme Titianma SANON : Les écrits sacrés sont des sources. C’est comme un puits où l’on va boire en fonction de sa soif. Cet après-midi je poursuivais une réflexion sur l’utilisation des textes bibliques. Les textes tels que utilisés par nos aînés théologiens du 3eme, 6eme siècle, du temps de mon saint patron et aujourd’hui l’utilisation faite par deux de nos théologiens diffèrent l’une de l’autre. J’ai trouvé en tout 7 références. On ne demande pas toujours la même chose. Du temps de St Augustin il y avait l’aspiration à la fois spirituelle, intellectuelle, religieuse, aujourd’hui, ce n’est pas le cas, les gens veulent voir clair. Cet appel trace un certain nombre de valeurs.

Irène TAPSOBA : Qu’est-ce qui fait la différence entre vos 7 références ?

Monseigneur Anselme Titianma SANON : Les textes sont les mêmes mais les utilisateurs y portent une réflexion en fonction de certaines circonstances.

Irène TAPSOBA : Peut-on donc interpréter les textes selon le contexte actuel ?

Monseigneur Anselme Titianma SANON : Il y a une femme théologienne qui interprète la bible selon sa sensibilité et ce par rapport à la relation homme/femme, la femme dans la société. Elle a interprété les textes sur la résurrection et pour elle, les premiers témoins étaient les femmes. Pour elle, les femmes sont allées chez les apôtres et elle se demande où étaient les hommes en ce moment. Ce sont certes des nuances mais si on y porte la réflexion, on arrive à se faire une certaine idée.

Irène TAPSOBA : A propos d’adaptation, j’aimerais aborder un point sensible, à savoir l’homosexualité. Il semblerait que les homosexuels réclament aussi leur place dans la religion. Ont-il le droit d’adapter les textes bibliques à leur guise?

Monseigneur Anselme Titianma SANON : Vous avez abordé 3 thèmes. Par deux fois, vous avez parlé d’adaptation. On n’adapte pas mais on interprète. Pour faire comprendre  une situation, voilà ce que la parole révélée veut dire et dans notre contexte voilà ce qu’on peut en tirer.

Ce point sensible dont vous faites mention, dans un de mes cours, je disais, dans les textes bibliques surtout dans l’épître aux romains que certains comportements indiquaient une fin de race, que ce soit en Babylonie, dans la Rome antique etc. Ces comportements expriment également une fin de civilisation et les textes de l’épître aux romains sont terribles. A cause de ce phénomène, l’église catholique aux USA a connu d’énormes difficultés. Le pape  a demandé à rencontrer les prêtres victimes de ce mal. C’est toujours un cœur humain qui bat, qui souffre, et il ne faut pas transiger sur le fait qu’il y a un mal, mais il faut accepter la victime, l’accueillir selon la miséricorde, sauver des coupables, c’est ça la miséricorde religieuse. Que tel péché soit peut être jugé plus ignoble qu’un autre, la victime si elle accepte repentir, si elle accepte la réconciliation, le pardon, en ce moment, elle a la miséricorde religieuse. Le rôle de l’église est d’avertir les consciences. Qu’on soit conscient de ce qu’on est, de ce qu’on n’a pas et de ce qu’on peut devenir.

Irène TAPSOBA : Comme la religion prône la tolérance,  est-ce qu’il faut les tolérer dans la société ?

Monseigneur Anselme Titianma SANON : On ne les lapide pas. Susanne avait été condamnée par toute la communauté juive pour cause d’adultère au temps de Daniel et Jésus. Un jeune garçon a trouvé ignoble cet acte de condamnation et a conscientisé les bourreaux, si bien que depuis ce temps, on ne condamne plus à mort. St Paul depuis lors a dénoncé la peine capitale en invitant les chrétiens à bannir cette pratique car c’est une dépravation des mœurs.

Irène TAPSOBA : Au Nigeria, il y a toujours cette pratique couramment appelée la charia, qu’en pensez-vous?

Monseigneur Anselme Titianma SANON : C’est l’une des lois du talion, qu’on ne tire pas directement du coran, contrairement à ce que certains penseraient. C’est un ensemble de dispositifs mais quelque soit la religion, tu ne tueras pas.

Irène TAPSOBA: Nous avançons vers la fin, le Burkina est un pays pauvre et en plus de cela on parle d’économie de subsistance, de vie chère de nos jours. Que fait la religion pour rehausser le niveau de vie des populations?

C’est en 1947 pour la première fois que j’ai vu qu’on pouvait manquer de mil à la maison, j’avais 10 ans à l’époque. La culture de mais n’était pas très développée, le mil était rabougri. D’autre part aussi, le marché ici se développait et on connaît pratiquement des gens qui n’avaient plus de grenier de réserve alors qu’autre fois, on en trouvait qui datait de 3 ans et au cas où la saison n’était pas bonne, avec l’autorisation du chef de famille on pouvait se servir de céréales. La société traditionnelle avait ses modes de production qui étaient très modestes, son mode de consommation qui n’était pas très abondant. Elle avait aussi son mode de solidarité. Cependant, avec la famine, il n’y avait plus de solidarité. Je me souviens qu’une fois j’ai entendu dire ‘’… elle de sya là qui achète du mil au marché…’’, cela signifiait que sa production n’était pas suffisante et que personne ne pouvait lui venir en aide. Il n’y avait personne au village en ce moment pour faire jouer la solidarité.

A propos de vie chère, c’est la crise de l’énergie, c’est le marché financier, la même marchandise n’a pas changé, les commerçants non plus. Sur le jeu du libéralisme on double le prix et tout le monde y est soumis. J’avais prévu la catastrophe car au Japon lors d’une rencontre internationale sur l’économie, rien n’a été dit à propos de la crise de l’énergie. La politique n’a pas pu contenir l’économie. L’économie libérale, voire le marché libre, c’est pire que la jungle. Il y a 10 ans de cela on pouvait éviter la crise alimentaire. C’était la décennie de l’alimentation. Ici au Burkina Faso, on a abandonné l’OFNACER, pendant ce temps la production était de rente mais pas vivrière alors que les villes s’accroissaient. Pourtant, une ville c’est un gouffre qui ne produit pas de consommables primaires. Pour y remédier, on importe du riz parfois périmé. Quelqu’un disait en ces termes «  ces maladies qu’on a maintenant là est-ce que ce n’est pas lié au riz importé? » (rires). Ce n’est pas impossible et je crois que des enquêtes sont menées à ce propos sur certaines maladies identifiées là où la consommation de riz est importante.

En réalité, c’est quand la crise a touché l’immobilier et les banques que les consciences ont été éveillées. A propos de la place de la religion dans cette crise, l’une de nos prières est je cite « …regarde seigneur là où nous risquons d’aller… » (rires). Il y a des types de religion qui pensent que c’est le mercantilisme qui montre la bénédiction de dieu. Dans le christianisme on devrait parler d’économie de communion où la part du pauvre est là. On ne conçoit pas un homme politique dans ce monde qui n’ait pas en priorité la pauvreté. Nous, nous faisons quasiment vœu de pauvreté, tu n’accepteras pas nager dans l’aisance ou vivre dans l’opulence pendant que le pauvre souffre devant ta porte.

Irène TAPSOBA : Parlant de pauvreté, à Bobo la mendicité est développée. D’aucuns diraient que c’est l’un des attributs de la religion musulmane et beaucoup d’enfants scolarisables en sont victimes. Etant donné que vous avez des amis musulmans et protestants, avez-vous déjà porté ensemble la réflexion sur ce fléau?

On va faire un voyage de sociologues vous et moi (rires). Hier à 12h30, j’étais au poste de péage à Ouagadougou quand une femme surgit et me demanda en ces termes « …et mon école…. ». Il y a de cela 5 ans que je lui en parle et elle se mariera bientôt sans avoir fait l’école. A Boromo, une autre accoure vers nous son bébé au dos, je lui demande « qu’as-tu fait de l’école … ? ». Elle resta bouche bée. A Yégueresso au poste de péage, de petits peuls accourèrent vers nous et je leur dit « …je vous attend à l’école…. » il y a un petit qui a acquiescé timidement. Concrètement une personne comme vous m’a déjà évoqué ce problème. Elle a constaté que les écoles, les collèges sont faits pour des enfants favorisés, et elle m’a dit qu’il était nécessaire de faire quelque chose pour les enfants de la rue. Depuis lors, nous avons créé un dispensaire trottoir. Au début tous les enfants défavorisés qui rôdaient dans les alentours y étaient accueillis. J’ai même recruté des enfants de matroukou. Ils viennent le matin et reçoivent des soins (médicaux, nourriture etc.) et ils repartent le soir. A la Semaine Nationale de la Culture (SNC), nous avons été déçus par le comportement de ces enfants. Entre eux il n y a pas de pardon. Ils se disputent pour le moindre morceau de pain et ils fouillent partout et mangent souvent des aliments périmés. Ma suggestion a été d’en faire un documentaire car ce sont des phénomènes de villes et  pire ils sont nombreux aux alentours des mosquées ou des petits commerces. Il y a un type d’organisation socioreligieuse qui fait qu’un marabout ou même une personne ordinaire peut exploiter ces enfants qui leurs sont confiés. La mendicité n’est pas forcément liée à l’Islam et parmi les victimes, certains s’en tirent et d’autres en souffrent énormément. J’ai vu des mendiants à Odjenné et que j’ai retrouvé à Farama, soit 200 kms plus loin. Ce n’est pas seulement une question de religion, c’est la société actuelle qui génère des parias, des dépravés, des démunis à travers ses différents systèmes. Chacun devrait poser un acte pour remédier à ce problème, et vous, qu’allez-vous faire? (rires)

Irène TAPSOBA : je vais y réfléchir, comme vous avez dit que nous cheminerons ensemble nous mûrirons l’idée plus tard. L’excision est une pratique traditionnelle qui perdure, que pensez-vous de cette pratique en tant que promoteur des traditions africaines?

Monseigneur Anselme Titianma SANON : Dans le contexte Bobo mandarin en 1958, une sœur religieuse qui dirigeait un dispensaire me dit qu’il y avait beaucoup de mortalité maternelle. J’ai même perdu deux de mes cousines, dont l’une que j’aimais beaucoup à l’époque, mortes en couche. Avec le clergé, nous avons abordé la question, mais la population était réticente, même les femmes chrétiennes. Nous avons mis l’accent sur la sensibilisation en insistant sur les conséquences de l’excision. Je me souviens, lors des baptêmes collectifs, je demandais aux baptisés s’ils renonceraient désormais au couteau (rires), c’était une manière de les conscientiser. Un seul être est mort pour tous maintenant il faut respecter la dignité humaine. Et le curé à l’époque qui insiste sur le fait que ce n’est pas parce que les filles seront excisées qu’elles seront sérieuses. Il a attiré l’attention de la population sur le fait qu’il y avait beaucoup de filles mères bien qu’excisées. Petit à petit, la question a évolué et l’argumentaire a changé. Il y a même des chefs coutumiers qui sont contre l’excision. Mais parmi les femmes, les positions ne sont pas unanimes est-ce lié à la religion ? Certaines disent que si elles ne sont pas excisées elles seront stériles d’où des pratiques transfrontalières.

Irène TAPSOBA : Et par rapport au sida, avez-vous engagé une lutte contre ce fléau ?

Monseigneur Anselme Titianma SANON : En 1987 lors d’une réunion, nous avons constaté de nombreux cas de sida en Ouganda. De retour au Burkina nous y avons porté quelques réflexions (une sœur infirmière, un autre prêtre et moi) deux ans après je devais y retourner avec des chiffres mais à l’époque le Burkina ne reconnaissait pas l’existence du SIDA. Pourtant des cas en existaient déjà. Par exemple un de mes membres CVAV (cœur vaillant âme vaillante) pour qui j’avais beaucoup d’estime est revenu de la Côte d’Ivoire malade et en est mort. A l’époque, avec les camiliens nous avons essayé d’élargir la réflexion. Il était trop tôt de parler de pandémie à cette époque, mais c’était un mal qui existait. Maintenant on demande la position de l’église. Il y a même un pasteur qui a accusé la religion catholique de favoriser la pandémie à cause de l’interdiction de l’utilisation de préservatifs par l’église catholique. J’ai essayé de faire comprendre le danger à l’utilisation des condoms car leur efficacité pourrait être douteuse, et malheureusement d’énormes stocks étaient commercialisés. Et plus tard, une nouvelle gamme de préservatifs a envahi le marché parce que l’ancienne était jugée inefficace. Nous avions été traité de trouble-fête à l’époque et voilà qu’enfin les promoteurs des préservatifs ont reconnu l’inefficacité des anciens préservatifs. On attribue quelques fois la réussite de la lutte contre le SIDA aux bénéfices liés à la vente des préservatifs et je disais un jour à un autre prêtre que nous ne sommes pas sur le même registre. Pour nous, il y a un danger au port du préservatif et pendant ce temps, d’autres en font la promotion. Et nous avons dit au ministre de la santé qu’il ne pouvait pas prêcher certes la continence, mais qu’il devrait pouvoir présenter les différentes possibilités et chacun devrait agir en fonction de sa conscience. L’année dernière au mois d’Août des jeunes ont organisé une caravane et ici, j’étais le parrain. Les jeunes m’ont demandé de parler de l’abstinence, le respect. Ils m’ont dit « …c’est ce dont nous avons besoin… », les autres méthodes, nous en connaissons. Je pense qu’on ne peut pas édicter le comportement moral général. Mais que faut-il faire ? Les religions doivent toucher les consciences de nos dirigeants, des peuples. Avant les personnes vivant avec le VIH n’avaient pas de droits, maintenant ils en ont. Je dis toujours que c’est un cœur humain qui bat et qui souffre.

Irène TAPSOBA : Pour finir karl marx a dit ceci « la religion, c’est l’opium du peuple » qu’en pensez-vous.

Monseigneur Anselme Titianma SANON : Et les russes ont ajouté, prenez un hectare de terre, mettez des choux dedans et ne faites rien, priez et vous verrez ce que ça donnera (rires).

Karl Marx est un grand sociologue qui fait l’analyse des sociétés surtout capitalistes. Il s’est défendu d’être philosophe mais on en a fait un philosophe. Il a dit ceci « ..jusqu’ici, les religions ont interprété le monde et maintenant il faudra les transformer».

Pour revenir à la citation de Karl Marx, sociologiquement cette assertion ne tient pas. Un collègue étudiant de Roumanie en visite ici, il y a de cela très longtemps me dit ceci « ….je me rend compte que la religion a une valeur sociale chez vous et il ne faut pas perdre cela de vue. Chez nous tout a disparu ».

Irène TAPSOBA : Est-ce que cela pourrait être en contradiction avec ce qui se passe en Israël

Monseigneur Anselme Titianma SANON : C’est là un autre niveau de réflexion, la religion y est instrumentalisée. Quand on parle d’Israël, on perçoit soit la bible ou les lamentations. Pourtant, si l’on se refère à la pensée intellectuelle juive, je dirai que c’est la plus importante dans le monde de nos jours, qu’il s’agisse de juifs allemands, français ou américains. En économie, on ne peut pas se passer de ces derniers.

Irène TAPSOBA : Je ne vais pas trop abuser de votre temps. Cela fait près de 2h que nous conversons. Je vous remercie énormément pour cette interview qui a été très instructive pour moi.

Monseigneur Anselme Titianma SANON : 2h!!!!!, je parle beaucoup alors (rires)

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Monseigneur Anselme Titianma SANON et Irène TAPSOBA

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Balafonistes de Bobo

14 commentaires »

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  1. makui hortence dit :

    Salut Mme l’ambassadrisse.
    Je suis passée quelques fois sur ton site et je le trouve trés bien ainsi que le projet que tu mènes au burkina.Ton français est limpide et trés facile à lire et comprendre. Tes photos bonnes.
    Je te quitte parce que mes manips de labo m’appelle.On se reparle

    je suis trés contente d’avoir de tes nouvelles souvent par ton blog. merci de nous informer sur tes travaux. Un seul mot: continue ton beau travail

    Hortence
    bizouXXXXXXXXX

  2. K. ZOBRA dit :

    super!
    en attendant de le parcourir…

  3. Papa Oumar Badji dit :

    Très bon travail d’information et de partage. On suit a travers les étapes de ton séjour.

    Bonne continuation

    Oumar

  4. Hey Hortence il a fallu que le Cameroun soit à la UNE de mon blog pour que tu réagisses. Juste pour te taquiner, je sais que tu es très occupée. Comment va le petit roi Victor? Bien de choses à Nicolas. Il faudra qu’on te nomme à la tête de l’Ambassade du Cameroun au Burkina.

    Salut ZOBRA, mon ex-collègue et voisin de chambre et de bureau à Manga, bon week-end et surtout bonne lecture

    Papa Badji Oumar (sénégalais d’origine) a été coopérant au Burkina avec CUSO et a été mon professeur en coopération internationale au Centre Afrika de Montréal. Merci pour tes précieux conseils et bien de choses à tous et à toutes du Centre.

  5. Mamadou TRAORE dit :

    Bonjour !

    Merci pour le partage! à bientôt

  6. Sally dit :

    C’est très instructif comme article. Vraiment bien rédigé et les questions très pertinentes. Du courage

  7. Malick dit :

    Bonjour Irène

    Tout d’abord, recevez mes voeux de bonne et heureuse année 2009: santé, prospérité, bonheur, succès et réussite dans votre travail.
    Ensuite, merci de bien vouloir partager vos nouvelles avec nous.
    Bien des choses.

    Malick

  8. aem dit :

    toute mes encouragement dans l’excelent travail que vous faites

    BISOUS……….

  9. Nandnaba/Rouamba dit :

    J’apprécie particulièrement la position intellectuelle et sage de l’évêque par rapport à l’homosexualité. Cependant je n’ai pas perçu clairement la position de l’église par rapport à l’usage du préservatif. Félicitation pour ces pages!

  10. Mamadou, Sally, Malick (coopérant UNITERRA au Mali), merci pour vos encouragements. A l’AEM, c’est moi qui devrais vous remercier de m’avoir accueillie chaleureusement dans votre association et surtout de m’avoir invitée à participer à l’arbre de Noel. C’est par hasard, voire en pleine circulation, que j’apercu le panneau d’indication de l’association aux 1200 logements et pour satisfaire ma curiosité, j’y suis allée. Merci à la secrétaire pour la sympathie et à Mme BARRO, directrice de l’association pour la marque de confiance car ce n’est que le jour de la fête des enfants que nous avons fait connaissance. Bon vent à votre association.

    A ma chère Nandnaba/Rouamba, merci pour votre fidélité à ce blog. Je pense que le souhait de l’église serait d’observer l’abstinence selon les propos de Monseigneur et à ce titre il a été parrain d’un évènement à Bobo où des jeunes lui auraient demandé de les sensibiliser sur ce type de comportement car les autres méthodes de contraception sont assez connues.

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