Alliance canado-burkinabé

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Archive pour novembre, 2008

LA SANTE DE LA REPRODUCTION

Posté : 17 novembre, 2008 @ 3:55 dans LA SANTE DE LA REPRODUCTION AU BURKINA | 1 commentaire »

CONCEPT DE SANTE DE LA REPRODUCTION (SR) ET SANTE DES PERSONNES VIVANTS AVEC LE VIH

I –DEFINITION ET RAPPEL HISTORIQUE

La SR est le résultat d’une évolution des esprits en matière de Santé maternelle et de planification familiale. Les programmes de santé maternelle étaient essentiellement limités à la procréation de la femme et l’éducation sanitaire pour le service des enfants. Cela a entraîné un déséquilibre à deux niveaux 

-         la santé de la femme elle-même est insuffisamment prise en compte parce que tout était orienté vers le suivi de l’enfant;

-         la santé préventive était surtout orientée vers la femme/mère.

 A partir de 1959, on assiste à une prise de conscience sur la nécessité de protéger la santé des mères et des enfants. En 1979, la santé maternelle et infantile remplace la protection maternelle et infantile. On y intègre la cellule nutrition pour avoir la santé maternelle et infantile/nutrition. En 1985 l’amendement de la loi de 1920 dans sa partie contraception permet d’introduire le volet planification familiale (SMI/PF/Nutrition).

 A l’instar des autres pays touchés par la pandémie du VIH, le Burkina Faso a élaboré et mis en œuvre le programme PTME qui couvre la période 2001-2005 : Avec l’évolution, un second programme a été élaboré et couvre la période de 2006-2010.

 Définition de la SR

 C’est un état de bien-être général tout physique, tout ce qui concerne l’appareil génital, ses fonctions et son environnement et non pas l’absence de maladies en définition. Cette nouvelle condition implique que les hommes et les femmes ont le droit d’être informés et d’utiliser la méthode de planification familiale de leur choix, de régulation des naissances qui ne soient pas contraintes à la loi, méthodes qui doivent être sûres, efficaces, abordables et acceptables, ainsi que le droit d’accéder à des services de santé qui permettent aux femmes de mener à bien leur grossesse et accouchement et donner aux couples la possibilité d’avoir un enfant en bonne santé.

 II – Place de la santé des PVVIH dans la santé de la reproduction

 Rappel historique

 Dès la notification des premiers cas en 1986, un plan à court terme a été initié par le Comité National de Lutte contre le SIDA (CNLS) et qui a permis de

-         mener des actions de sensibilisation;

-         lancer le programme de transfusion sanguine sécurisé;

-         réaliser des enquêtes pour déterminer la gravité de la maladie.

 De 1990 à 1992, un second plan à moyen terme a permis de consolider la sensibilisation à l’endroit de certains groupes cibles à risque tels que les élèves, les voyageurs, les militaires et les prostituées. Ce programme a vu aussi le lancement de la vulgarisation de masse des capotes à travers le projet de marketing social des condoms (Promaco), soutenu par la coopération financière allemande (KFW).

 La promotion du conseil de dépistage à partir de 1996 va entraîner à son tour la promotion de la prise en charge des personnes infectées. On peut noter en 1998 la création d’un fond de solidarité pour les malades et orphelins du SIDA; l’ouverture à Ouagadougou du centre de traitement ambulatoire (CTA) en 2000 pour le traitement des séropositifs et des malades du SIDA avec le soutien de la Croix Rouge française.

En 2001, le traitement du SIDA s’est beaucoup amélioré avec la réduction du coût des médicaments qui est passé de 600 000FCFA par mois en début des années 90 à 60 000FCFA en moyenne par mois pour la trithérapie et même moins actuellement avec l’aide des subventions.

Le CNLS a connu une restructuration et est actuellement l’administration de la présidence du Faso. Il veille à une grande participation des structures publiques de soins. Au niveau de la société civile, les communautés se sont beaucoup mobilisées pour lutter contre le SIDA. Plusieurs associations se sont spontanément engagées dans la lutte contre le SIDA. Elles ont commencé par la sensibilisation, mais à partir de 1996, la plupart va se consacrer à la prise en charge des personnes infectées.

Ces structures associatives sont surtout présentes dans les grandes villes à Ouagadougou, Bobo (dont l’AGB), Ouahigouya, mais on constate de plus en plus un développement de ces structures associatives dans toutes les provinces du Burkina Faso.

III – Les besoins des PVVIH et de leurs familles

A – Les besoins des PVVIH

Besoins de connaissances

Données générales sur l’infection VIH et son évolution, des modes de transmissions et de prévention du VIH. Des données sur des droits et devoirs, des informations sur le statut sérologique, son alimentation.

Besoins d’aptitude

Les bonnes pratiques d’hygiène, vie de relation, préserver la santé.

Besoins en comportement

-         Prévention

-         Droits et devoirs

-         Sexualité et reproduction

-         Mode de vie et loisirs

Besoins de soutien

-         Moral, psychologique

-         Spirituel

-         Matériel

-         Financier

-         Auto promotion

Besoin social

-         Travail

-         Loisirs

-         Amitiés, vie associative.

B – Les membres de la famille des

Besoins en connaissances

-         Données sur les modes de transmission et de prévention du VIH

-         Information sur l’hygiene et l’entretien des grands malades

-         Information sur le statut sérologique

-         Evolution des malades

Besoins d’aptitude et soins

-         Pratique d’hygiène

-         Alimentation

-         Mode de vie et loisirs

-         Administration des traitements

Besoins en comportement

-         Prévention

-         Droits et loisirs

Besoins de solutions

-         Moral psychologique

-         Spirituel

-         Matériel

-         Financier

-         Scolaire

IV – Les services offerts

Au regard des besoins spécifiques des PVVIH, notre association mène plusieurs types d’activités au profit des personnes séropositives et de leurs familles

Les services offerts par l’AGB à tous les bénéficiaires de l’association

1)      Soutien psychologique

-         Selon le besoin de chaque groupe d’âge et de sexe

-         Assistance conseil ou aide psychologique et individualisée par les Visite A Domicile (VAD), Visite A l’Hôpital (VAH), consultation psychologique spécialisée ;

-         Aide psychologique de groupe par les groupes de parole

2)      Soutien socio-économique

-         Alimentation : éducation nutritionnelle ; distribution de vivres, repas communautaires.

Autres soutiens

-         Soutien juridique

-         Soutien spirituel

3)      Soins

a)      Soins professionnels : consultation médicale

-         Consultation infirmière

-         Soins infirmiers a domicile

b)      Soins à l’observance

-         Education thérapeutique

-         Club d’observance

c)      Soins communautaires et palliatifs

-         Soins communautaires à domicile

Perspectives

-         Mener des activités de prévention de proximité dans les familles et d’au moins 15 associations féminines des districts de Do, Dafra et Dande ;

-         Assurer la prévention de la transmission des mères séropositives sans ARV ou sous ARV et leurs enfants

-         Suivi des enfants des mères séropositives

-         Assurer des conseils sur les avantages des espacements de naissance

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RAMATA SORE EST-ELLE LA LAURENTIENNE DU BURKINA

Posté : 16 novembre, 2008 @ 10:46 dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS | 1 commentaire »

Qui est Ramata SORE?

Laurent BADO est très connu pour son franc parlé. Juriste de profession, il n’hésite pas à critiquer le pouvoir. Ramata est une jeune femme burkinabè, une combattante, une partisane de la liberté d’expression, de la justice sociale. En somme Ramata SORE est une journaliste engagée et j’ajouterai confirmée.

Ramata SORE

Un  beau sourire enthousiate et optimiste

Le 1er Novembre est une journée exceptionnelle au Burkina, c’est la fête des saints mais aussi la fête de l’armée. Est-ce une journée contrariante ? Non dirai-je. Les saints nous protègent, veillent sur notre sécurité selon la bible, mais les militaires, quoique souvent méprisés, veillent également sur notre sécurité sur terre.

Ramata, de par la lutte que tu as engagée pour promouvoir la justice sociale au Burkina, je te tire mon chapeau. A travers ce texte, je vous présente brièvement cette jeune journaliste engagée.

 Un beau jour, alors que je consultais mes messages au laboratoire d’informatique de l’UQAM, je reçu spontanément un message d’une certaine  Ramata SORE. Je connais bien une Ramata qui est une amie au Canada, une que je taquine d’ailleurs à travers la parenté à plaisanterie parce qu’elle est peulh, par contre le nom SORE m’échappait. Je m’empressai de lire son message et me rendis compte qu’elle avait eu mon adresse par mon professeur et maître de mémoire M. SAWADOGO R. Christophe. Une confiance s’est tout de suite instaurée et je répondis à son mail dans lequel elle voulait des renseignements pour poursuivre des études en journalisme au Canada. Nous avons gardé le contact depuis 2000 et quand je rentrai pour mes travaux de recherche au Burkina, elle me rendit visite. J’ai davantage connu cette journaliste par ses écrits. Tout étranger à l’extérieur a soif de savoir les nouvelles de son pays. Aussi, chaque matin, avant même de faire ma toilette et au regard du décalage horaire, je me lève souvent très tôt vers 3h du matin heure du canada 7h, heure du Burkina pour m’enquérir des nouvelles du pays. L’observateur paalga, Le pays, L’évènement, JJ etc. étaient les principaux journaux électroniques que je lisais. Quand Ramata commença à m’envoyer ses œuvres, j’en fus émerveillée, parce qu’elle faisait le tour du monde. Il arrivait même que je parcours son blog au lieu de suivre les nouvelles à la télé. Plus intéressant étaient les échanges car à travers ce blog, toute personne est libre de donner son point de vue sur une situation donnée, et j’appris beaucoup de choses. Je me souviens de son article sur l’homosexualité qui a fait un tollé. Je ne savais pas que l’homosexualité avait pris de l’ampleur au Burkina et à travers les échanges, j’ai davantage compris la mentalité des Burkinabè qui n’est pas moins conservatrice. Cette étude menée par cette journaliste a eu une distinction honorifique de CNN. A la cérémonie de remise de ce prix, je fus honorée par l’invitation de Ramata, malheureusement, j’étais à dix mille lieux du Burkina. Elle reçu plusieurs autres distinctions dont :

 En Octobre 2008, le prix régional sur l’environnement décerné par L’UINC et Reuters à Barcelone en Espagne

 En mai 2008, la deuxième place du célèbre prix international Albert Londres à Dakar au Sénégal.

En mars 2008, Le premier prix Panos Afrique de l’Ouest à Dakar au Sénégal

 En  février, 2007 à Midrand – Johannesburg, Afrique du Sud             Premier prix dans le domaine de Sciences et technologies                                  

En  juillet 2006 ;  Maputo – Mozambique, le prix  Cnn Multichoice African journalist

 Parcours académique et professionnel

Ramata détient un DESS es sciences environnementales et une Maîtrise en Sciences et techniques de l’information et de la communication. Elle a renforcé ses compétences par les différentes sessions de formations auxquelles elle a pris part tant au niveau national qu’international. Présentement, elle est en Grande Bretagne pour finaliser un mémoire. Le sujet porte sur le journalisme d’investigation au Burkina Faso. Cette recherche permettra de comprendre le courage que certains journalistes ont malgré l’assassinat de Norbert Zongo.

   La plume dans la main, elle a écrit de nombreux articles qui relatent les points saillants de l’actualité. Elle a beaucoup écrit sur la promotion de la femme et le VIH/SIDA. Beaucoup de Burkinabè du Canada me demandent souvent des nouvelles du Burkina, je vous invite à visiter le blog de Ramata Soré dont le lien est www.ramses1.blog4ever.com. Vous aurez un éventail d’informations tant national qu’international.

Un philosophe dit ceci RIEN DE GRAND NE S’EST REALISE SANS PASSION. Ainsi, je t’encourage dans ton parcours malgré les dangers. Comme tu l’as si bien dit tu es le chemin de la paix, comme l’indique ton nom Soré (chemin en mooré) et Ramata (paix en arabe). Et le chemin que Dieu t’a permis de suivre est celui du journalisme pour réaliser ta mission qui est celle d’instaurer la justice sociale.

Avez-vous remarqué que nous sommes toutes les deux partisanes de la paix et de la justice sociale de par nos prénoms ? Irène également signifie paix en latin.

 En cette journée fête des saints et de l’armée burkinabè, soyons tous et toutes partisan-nes de la paix et de la justice sociale.

 Ramata

Après un dur labeur il faut se régaler

LA SORCELLERIE

Posté : 16 novembre, 2008 @ 1:12 dans TRADITION ET MODERNITE | 2 commentaires »

LA SORCELLERIE : HISTOIRE ET REGARDS
Quelques définitions

Aujourd’hui la sorcière ne fait plus peur en occident. Que ce soit au cinéma, dans la littérature ou dans les vitrines pour Halloween, la sorcière a plus une image « magique » que maléfique. Mais ça n’a pas toujours été le cas. Pour preuve, la définition que l’on trouve dans les dictionnaires, qui garde des traces de son lourd passé. De manière commune, le sens attribué aux mots « sorcier » et « sorcellerie » est très négatif : personne qu’on croit en liaison avec le diable et qui peut opérer des maléfices. L’interprétation anthropologique est plus précise et plus « neutre » en ce qui concerne les effets de la sorcellerie : capacité de guérir ou de nuire, propre à un individu au sein d’une société, d’un groupe donné, par des procédés et des rituels magiques. Même si ce volet bénéfique existait aussi, les sorcières étaient souvent craintes pour leurs pouvoirs dangereux et les avantages qu’elles pouvaient obtenir était plus souvent d’expédier vos ennemis dans l’au-delà que de répandre la charité et l’amour. Leur alliance supposée avec le diable fut évidemment la principale raison des persécutions qu’elles ont subies. Et par conséquent, ramener une sorcière « dans le droit chemin », c’était entamer une lutte au nom du Bien, donc de Dieu, contre le Mal, c’est-à-dire Satan, Prince des Ténèbres.

A travers ces définitions de la sorcellerie, peut-on considérer le maraboutage, le charlatanisme etc. comme de la sorcellerie ?

Un peu d’histoire

Au Moyen Age, en Europe, on parle déjà de pacte avec Satan . Ceci reflète bien le besoin de l’Eglise d’édicter les limites entre le « Bien » et le « Mal ». En réalité, au 11e siècle, la chrétienté démarre la chasse aux hérétiques dont font partie les sorciers. L’inquisition va augmenter ce phénomène.
Jusqu’à la fin du 16e siècle, les sorciers et sorcières étaient considérés comme des devins et guérisseurs, ils étaient donc indispensables dans les villages où les habitants étaient superstitieux. On ne connaissait rien du corps humain ni de la nature, c’est pourquoi les maladies, la famine, les tempêtes, la mort étaient vus comme des phénomènes surnaturels qu’il fallait combattre par des moyens tout aussi surnaturels.. Ainsi ceux qui avaient le pouvoir d’entrer en contact avec ces forces étaient utiles pour protéger les villageois.
Mais on sait que la plus mauvaise période pour les sorciers fut de la deuxième moitié du 16e à la fin du 17e siècle.

Pourquoi cette épidémie de bûchers entre le XVI et le XVIIème siècle?

Lors de cette période, la Chrétienté régnait en maître sur l’Europe. Mais, même s’il est vrai que l’Eglise a eu une grande importance dans ce phénomène, ce n’est peut-être pas la seule explication de ce mouvement de masse à travers toute l’Europe.
Suite aux nombreux voyages transocéaniques et aux découvertes qui s’ensuivent, les savants sont troublés par rapport à ce que l’Eglise affirme du monde, par exemple sur le géocentrisme, et remettent en question son enseignement. L’essor du Luthéranisme et du Calvinisme ébranle les dogmes, l’unité et l’autorité ecclésiastiques. Enfin, suite à la guerre de Trente Ans, accompagnée de famines et d’épidémies de peste, la population, qui vit dans la terreur, va chercher le réconfort dont elle a besoin. Soit dans d’autres cultes que celui de Dieu, soit dans la poursuite et l’exclusion de celui qui porte malheur, le bouc émissaire, pour écarter le danger .
Le pouvoir politique et judiciaire ainsi que l’Eglise vont souvent s’unir pour éliminer ces croyances, restaurer l’unité de la Foi, rétablir la paix sociale et développer le pouvoir central. Dès ce moment l’association de la sorcière au démon et au mal est systématique, lançant alors une véritable chasse aux sorcières.

Les persécutions

Pourquoi y-a t-il eu plus de sorcières que de sorciers sur les bûchers ?
Selon certains historiens il y a eu un sorcier poursuivi contre dix sorcières exécutées. Ce chiffre est peut-être un peu exagéré mais il n’en reste pas moins que la différence est grande.
La tradition et l’Eglise y ont joué leur rôle. On peut dire que ce fait est directement lié à la condition de la femme, considérée alors comme une créature inférieure.
Par ailleurs, pour l’Eglise, la femme était un être faible, menteur, celle par qui le mal était arrivé dans le monde, en se laissant tenter par le diable au Paradis terrestre. La Nature féminine, en lui donnant le pouvoir d’enfanter, selon des modalités physiques encore mal connues à l’époque, lui confiait une puissance mystérieuse. Cette fonction lui permettait aussi, en formant avec Satan un couple maudit, de transmettre ses pouvoirs maléfiques. Or on sait que les rites de type sexuel étaient fréquents (Sabbat des sorcières) ou en tout cas fréquemment suspectés dans les activités des sorcières.
Elle avait enfin par sa position dans la famille plus de contrôle – et d’occasions d’agir – sur la santé de celle-ci (préparation de la nourriture, soins aux enfants, aux malades, élevage des petits animaux…).

Les procès
Les sorcières accusées devaient passer par plusieurs épreuves, comme celle de l’eau ou celle effectuée par le « Piqueur ». Le pacte avec le diable laissait soi-disant une marque particulière sur la peau de la sorcière que les juges étaient chargés de trouver. Cette marque était insensible à la douleur, ainsi le Piqueur bandait les yeux à la sorcière puis il la piquait avec des aiguilles sur tout le corps. Dès qu’il trouvait un endroit insensible, il la faisait avouer ses crimes par la torture.
L’épreuve de l’eau consistait à mettre une sorcière pieds et mains liés dans une grande quantité d’eau ; si elle coulait, ce n’était pas une sorcière, si elle flottait, elle en était une car les sorcières savaient défier toutes les lois, y compris celle de la nature. Après avoir avoué, on l’exécutait en la brûlant publiquement.

A cette période, la sorcière est donc devenu un bouc émissaire.

Le parlement de Paris, par exemple, a envoyé des administrateurs dans les campagnes pour arrêter les pratiques superstitieuses des villageois et pour chasser les personnes qui les détenaient, c’est-à-dire les sorciers et sorcières. Les paysans, terrifiés se sont mis à dénoncer les sorcières par peur d’être dénoncés à leur tour.

Qui était Sorcier ?

Description de sorcières: « vieilles femmes aigries aux mentons et genoux presque soudés par l’âge, le dos arqué, clopinant sur un bâton, l’œil creux, édenté, le visage raviné, les membres agités de tremblements, marmonnant dans la rue».
La vérité est que les femmes qui avaient le malheur de ressembler à cette description risquaient d’être automatiquement étiquetées comme sorcières, alors que souvent, ce n’était que de pauvres vieilles veuves qui n’avaient pas les moyens de vivre autrement.
Les « véritables » sorcières ressemblaient la plupart du temps à leurs citoyennes et passaient très souvent incognito dans leur entourage.

Sexe : On parle de chasse aux sorcières et non de chasse aux sorciers. Comme on l’a vu plus haut, il y eut effectivement beaucoup plus de poursuite envers les femmes que les hommes.

Age : On rencontra beaucoup d’adultes parmi les accusés mais les personnes de plus de 60 ans furent en très grand nombre. Le maléfice était un art. Elles avaient donc dû apprendre leur savoir, y devenir expérimentées. Les femmes âgées étaient donc plus suspectes que les jeunes.

Situation matrimoniale : On trouve souvent des veuves dans les listes des condamnés. Par contre les femmes qui étaient mariées et qui avaient des difficultés connues avec leur mari, ou leur belle famille étaient également suspectes. Pourquoi les veuves étaient-elles suspectes ? Parce qu’elles n’avaient pas de mari et ne menaient pas une vie raisonnable au foyer. Le mari n’était pas là pour les retenir des tentations de s’offrir au Diable. Cela explique également la suspicion envers les femmes célibataires. Les jeunes femmes non mariées, surtout si elles étaient belles, paraissaient capables de faire du mal autour d’elles, en bouleversant l’équilibre moral des hommes, même mariés.

Portrait physique : Les sorciers et sorcières étaient-ils d’une laideur spéciale ? On pensait surtout que tout ce qui avait un rapport avec le Diable devait avoir quelque chose d’anormal visible. La laideur ne saurait pas être démontrée mais les sorcières étaient très souvent porteuses de petites imperfection : pied bot, œil louche ou tirant sur le rouge, tache sur le visage, doigt surnuméraire etc.Tout indique que les sorcières étaient physiquement faites de la même façon que les autres femmes de leur âge, mais toutes celles qui avaient certaines particularités les virent servir contre elles, et parfois jouer un rôle dans leur condamnation.

Richesse ou pauvreté : Tous les observateurs du début de la chasse ont souligné le fait que la plupart des sorcières étaient pauvres. En effet, celles qui passaient devant les tribunaux étaient issues des classes inférieures de la société mais cela ne veut pas dire qu’elles étaient pauvres. La plupart des condamnés furent des gens modestes, mais qui ne mouraient pas de faim. Mais même si les pauvres ont toujours été majoritaires, ils n’étaient pas les seuls. Toutes sortes de personnes ont été accusées de sorcellerie. Nul n’était à l’abri des accusations.

Profession : Les sages-femmes ont été poursuivies d’une façon intense. La mortalité périnatale était assez présente à cette époque. Il était donc facile de trouver les coupables de la mort des nouveau-nés ou de jeunes enfants, chez celles qui les mettaient au monde ou qui s’occupaient d’eux les premiers mois.

Campagne ou ville : En gros, on a tué plus de sorcières venant de la campagne que de la ville. Mais en 1600, la majorité des européens vivaient dans les campagnes. Les épidémies de bétail et les malheurs météorologiques ont toujours été plus ressentis dans les villages, et c’est sur place qu’il fallait trouver les coupables

Relations au milieu : Les sorcières furent très souvent condamnées sur la base de leurs relations avec leur communauté. Beaucoup semblent avoir été des gêneuses, des personnes qui avaient eu des mots, des conflits avec leur famille ou leur voisinage. Et on se demandait si elles ne se vengeaient pas en jetant des sorts. Elles ne furent que très exceptionnellement dénoncés au hasard. La jalousie, la rivalité, la haine, l’envie, la méchanceté des personnes ont certainement été la cause de beaucoup de condamnation.

Conclusion : Et aujourd’hui ?

La chasse aux sorcières s’éteint progressivement à partir du 17-18e siècle et le regard de la société change. Le gouvernement devient plus rationaliste et freine la chasse. Il y a donc un changement de mentalité. On se rend compte que les sorcières sont des inventions du gouvernement relayant ou amplifiant les croyances du peuple. On réalise que des faits tels que le sabbat ou le transport sur un balai ne sont que des histoires imaginaires et impossibles. Si les vrais sorciers existaient, ils auraient pu échapper au bûcher par quelques tours.
Au 19e siècle, on connaît les lois de la nature et on ne rejette plus les malheurs du monde sur l’existence du diable ni sur ses prétendues aides. On emploie désormais le terme « magie ».

Mais aujourd’hui au 21ième siècle, les sorcières et les superstitions ont-elles disparues ?

La superstition a pris une autre forme : tireuses de cartes, le spiritisme, la parapsychologie, la voyance, l’horoscope, l’herboriste… Certains ont recours aux remèdes de grand-mère pour se soigner, d’autres évitent de passer sous une échelle. Hier, on allait, en cachette, voir telle sorcière pour trouver les réponses à des questions précises sur l’avenir. Aujourd’hui, la personne qui répond à ces questions se nomme extralucide. Il y avait la sorcière qui guérissait les maladies. Ce genre de sorcière porte aujourd’hui le nom d’herboriste et est très utile actuellement actuelle. Toutes ces femmes qui possédaient un don naturel, qui guérissaient, soignaient l’âme et le corps. On les retrouve aujourd’hui sous le nom d’homéopathes, lithotérapeutes, voyantes… De nos jours, elles sont acceptées et reconnues mais un jeteur de sort et d’autres désenvoûteurs peuvent être condamnés pour escroquerie et peuvent risquer 1-5 ans de prison, et une amende jusqu’à 370000€ (art 405, code pénal).
Toutefois ces dernières années il y a une recrudescence des simulacres de culte satanique et autres profanations de cimetière, de films ou de romans qui se déroulent dans ce milieu – que l’on songe à l’extraordinaire succès des « Harry Potter »- d’éclosion de nouvelles revues dont les titres d’articles laissent rêveur : comment devenir sorcière – les sorcières existent ; elles sont parmi nous, comment les reconnaître – comment dominer les forces occultes – comment déjouer les maléfices (exemples trouvés chez un libraire de quartier, en mars 2003)…

Pourquoi ce retour au surnaturel ?

Un désenchantement à l’égard de la rationalité et des technologies, mais également à l’égard du christianisme se développe dans le monde industrialisé. il s’agit peut-être d’une échappatoire à la crise économique que nous vivons et qui ne semble pas pouvoir être vaincue par les moyens modernes.On peut peut-être aussi penser qu’aujourd’hui nous avons trouvé un autre bouc émissaire pour nous délivrer du malheur. On l’appelle « l’étranger » et on le juge au premier regard comme on aurait pu le faire au temps des sorcières.

Que penser de la sorcellerie en Afrique ?

La sorcellerie en Afrique est relative au mal. Ce sont généralement les femmes qui sont accusées de sorcellerie. On la distingue du maraboutage et du charlatanisme. Le maraboutage relève beaucoup plus de la religion musulmane alors que le charlatanisme est relatif à l’animisme. Marabouts et charlatans seront considérés comme des personnages spirituels capables de venir en aide à des personnes en difficulté (maladie, problèmes sentimentaux, de foyer, de famille, perte ou recherche d’emploi, élections politiques etc.). Ce qui est ambiguë, c’est que de nombreuses personnes consultent des charlatans pour des règlements de compte ou encore pour faire du mal à une tierce personne. Pourtant, on n’accusera jamais les charlatans de sorciers même s’ils ont le pouvoir de faire du mal à autrui. Ce qui est d’ailleurs injuste car de pauvres femmes délaissées par leurs familles proches et leur entourage croupissent dans des maisons de retraite attendant courageusement de rendre leur dernier souffle. C’est le cas au Burkina où des femmes accusées de sorcellerie sont récupérées par l’action sociale dans une maison de retraite pour leur venir en aide. On y trouve comme décrit ci-dessus des veuves que l’on accuse souvent d’avoir tué leur conjoint, des femmes d’un certain âge 60 ans et plus, les femmes qui n’ont pas eu la chance d’enfanter et qui sont généralement issues de foyers polygames. Pour le moindre mal comme maladie de l’enfant de la coépouse, ces pauvres femmes sont portées pour responsables et sont accusées de sorcellerie. Bref, il y a de nombreux cas, mais ce sont les plus courants que j’ai cité.

Le vrai marabout est celui qui prie pour le bien-être d’autrui ou de la nation toute entière. A l’église également, de nombreuses personnes demandent la grâce de Dieu en cas de maladie, de recherche d’emploi etc à travers les prêtres. Dans certains pays où l’Islam bat son plein comme le Sénégal et le Mali, les marabouts sont des personnages spirituels très vénérés, voir des demi-Dieu. Leur photo est généralement bien encadré et placé dans un endroit privilégié, au salon ou dans la chambre. Par ailleurs, on constate que le maraboutage s’apparente souvent au charlatanisme, ce qui est déplorable. En effet, le maraboutage peut s’apparenter au charlatanisme quand le requérant doit consommer un certain nombre de produits dont il ne connaît pas la composition (poudre noir généralement etc.).

Les charlatans existent partout et sont de vrais marchands d’illusions. Ce sont de fins psychologues car ils sont habilités à séduire leurs clients, à ressentir leur désespoir et surtout leur vulnérabilité. Argent, emploi, amour, santé et famille sont les inquiétudes les plus courantes de nos jours et ne sont pas méconnues des charlatans. Le charlatanisme est très dangereux surtout quand on promet le bonheur éternel, la guérison surnaturelle, des placements financiers incroyables mais moyennant un prix exorbitant à payer. Il est encore très dangereux quand un individu est forcé d’abandonner un médicament ou encore de retarder un traitement reconnu pourtant très efficace pour un problème de santé donné.

Par ailleurs, que penser de certains types de religions ou de sectes qui ne reconnaissent pas la valeur de la medecine moderne ?

ORGANISER UN EVENEMENT

Posté : 15 novembre, 2008 @ 6:30 dans La COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de commentaires »

 Discours c3 : Organiser son discours. Discours Toastmaster Bobo Kuma  prononcé en septembre 2008 au Ran Hôtel de Bobo Dioulasso.

 Comment réussir l’organisation d’un évènement communautaire

 ’Rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion’ tels sont les propos d’un philosophe. L’organisation d’un grand événement exige que l’on y mette du sien pour une réussite parfaite. Je vais vous faire part de quelques règles pour réussir l’organisation d’un événement de grande envergure.

 Il y a plusieurs types d’évènements :

-         les évènements sociaux qui sont les mariages, les baptêmes, les funérailles etc.

-         les évènements professionnels, à savoir, les conférences, les forums, les colloques, les séminaires etc.

-         les évènements communautaires, comme par exemple les  semaines culturelles, les pèlerinages, les marches de sensibilisation ou de protestation etc.

 Je vais surtout vous parler de l’organisation d’évènements communautaires.

 L’organisation d’un évènement d’une grande envergure exige beaucoup de rigueur. En effet, il faut d’abord ;

-         Identifier le public cible : pour véhiculer un message, il faut d’abord identifier le récepteur. Pour un évènement dont l’objectif est de sensibiliser les hommes à la cause féminine, il faut que le public cible soit principalement des hommes afin que le message soit transmis au public visé

-         Définir le but et les objectifs de l’évènement : tout évènement communautaire poursuit un but et des objectifs bien précis. Ce type d’évènement a généralement pour objectif d’éduquer les populations ou de revendiquer des droits etc.

-         Analyser la faisabilité de l’évènement : il faut situer l’évènement par rapport au temps et à l’espace, mais aussi évaluer son coût. Par exemple, pour organiser une marche, dont l’objectif est de sensibiliser la population contre un fléau donné, il faut mener l’activité à un moment où le public cible est disposé à y participer. On n’organisera pas par exemple une marche de lutte contre le vih vers midi ou pendant la saison pluvieuse. Il faut aussi être sûr de pouvoir collecter un minimum de fonds pour la réalisation de l’activité`, car il faut prévoir une petite collation pour les marcheurs.

-     

L’HALLOWEEN

Posté : 1 novembre, 2008 @ 7:41 dans TRADITION ET MODERNITE | Pas de commentaires »

Origine

L’Halloween est une fête traditionnelle à laquelle on attribue une lointaine origine celtique : il y a 2000 ans, les Celtes fêtaient, pendant sept jours, le changement d’année – appelé Samonios en Gaule, Samain en Irlande – aux environs du 1er novembre. Importée, pour finir, sur le continent nord-américain par les immigrants catholiques irlandais – l’Irlande ayant été évangélisée très tardivement au VIe siècle, c’est le pays où la fête de Samhain a subsisté le plus longtemps.

Son nom actuel est une altération de All Hallow Even[1], qui signifie littérale ment le soir de tous les saints du paradis, c’est-à-dire la veille de la fête chrétienne de la Toussaint (hallow est une forme archaïque du mot anglais holy qui signifie : saint, even est une forme usuelle qui a formé evening (soir))[2].

Symboles

Le principal symbole de l’Halloween est la citrouille, remplacée quelquefois par un potiron (Jack-o’-lantern en anglais) : on le découpe pour y dessiner, en creux, un visage, puis on place une bougie en son centre. 

L’imagerie qui entoure l’Halloween est largement un amalgame de la saison de l’Halloween elle-même (saison où les nuits deviennent de plus en plus longues par rapport au jour), d’un siècle ou presque de représentations artistiques (notamment dans les films américains), et une volonté mercantile de commercialiser ce qui a rapport au sombre et au mystérieux. Ceci implique généralement la mort, la magie ou des monstres mythiques. Les personnages couramment associés à l’Halloween sont les fantômes, les goules, les sorcières, les vampires, les chauves-souris, les hiboux, les corbeaux, les vautours, les maisons hantées, des personnages à tête de citrouille, les chats noirs, les araignées, les goblins, les zombis, les momies, les squelettes, les loup-garous et les démons. Surtout en Amérique du Nord, le symbolisme est inspiré par les classiques du cinéma d’horreur, avec des personnages comme Dracula, le monstre de Frankenstein, le Loup-Garou et la momie. Les maisons sont souvent décorées avec ces symboles.

L’orange et le noir sont les couleurs traditionnelles de l’Halloween. Dans les produits et les images plus récentes, on retrouve aussi du mauve, du vert et du rouge. L’usage de ces couleurs est en partie du à leur usage dans les publicités ayant rapport à cette fête depuis plus d’un siècle.

L’évènement principal de la fête est le « passage de l’Halloween » durant lequel des enfants déguisés vont de porte en porte pour réclamer des friandises. Les petits anglophones crient Trick or treat!, qui signifie Des bonbons ou un mauvais tour !.

Collecte pour l’UNICEF 

La Collecte pour l’UNICEF est devenue une tradition durant l’Halloween en Amérique du Nord. Débutant en 1950 comme évènement local dans une banlieue de Philadelphie, le programme consiste en la distribution de petites boîtes aux écoliers, avec lesquelles ils peuvent solliciter des dons en visitant les maisons. On estime que les enfants ont amassé plus de 119 millions de dollars américains pour l’UNICEF depuis le début du programme. En 2006, l’UNICEF retira ces boîtes dans certaines parties du monde, citant des problèmes administratifs et de sécurité.[4]

Nourriture 

Une tradition qui a survécu jusqu’à nos jours en Irlande est la cuisson (ou l’achat) d’un barmbrack (báirín breac en irlandais), un gâteau aux fruits léger. Un anneau est placé dans le gâteau avant la cuisson. On dit que quiconque trouve l’anneau va trouver le véritable amour durant l’année[5].

La citrouille n’a pas seulement un aspect décoratif. On en mange les graines rôties et on en utilise la chair pour faire de la tarte, de la confiture ou du pain.

D’autres aliments sont associés à la fête, tels que le Báirín Breac et Colcannon (en Irlande), le bonfire toffee (au Royaume-Uni), le Toffee Apple (en Australie; en Grande-Bretagne à la place des pommes d’amour), le cidre chaud, le blé d’Inde rôti, les beignets, et le popcorn. Les enfants mangent aussi (le plus important) des friandises

Controverses 

Opposition 

En Allemagne, le 31 octobre est la fête de la réforme. L’Église évangélique y distribue des bonbons à l’effigie de Martin Luther pour décourager les enfants à célébrer l’Halloween. Selon l’évêque de Hanovre, il est « absurde de célébrer l’Halloween, Martin Luther ayant libéré les protestants de la peur des démons et des sorcières »[9].

En Équateur, le président Rafael Correa a demandé, en 2007, aux fonctionnaires de ne pas célébrer l’Halloween car, selon lui, le gouvernement équatorien est nationaliste et la population doit célébrer les fêtes locales[9].

L’Halloween est arrivé massivement en France vers 1997, initialement avec un esprit artisanal mais très rapidement récupérée commercialement. Dès le début, certains Français critiquent Halloween, considérant cette tradition récemment importée des États-Unis d’Amérique comme une « opération marketing ». Elle acquiert cependant un large soutien populaire, et les magasins se remplissent d’articles dédiés (costumes, citrouilles, bonbons). Depuis 2005, la fête semble moins pratiquée, et en 2006 le quotidien Le Parisien titre même « Halloween est Mort »[10]. Cet avis de décès est repris par une grande partie de la presse qui claironne qu’il ne s’agissait que d’un phénomène passager, ayant culminé vers 2000 et dont l’influence baisse constamment depuis.

En 2006, à la veille de la fête d’Halloween, de nombreux médias font état d’une mort d’Halloween : « Halloween, in et out » (l’Express), « La citrouille a la pêche aux États-Unis, pas en Europe » (20 minutes), «
La Toussaint a éclipsé Halloween »
(Catholique.org), « Halloween boit le bouillon » (Libération). Toutefois, si ces annonces manquent de sources statistiques précises, les rayons des supermarchés français sont moins fournis en objets destinés aux célébrations d’Halloween. D’ailleurs, tandis que les responsables catholiques se félicitent du succès des Holy wins, la fête concurrente (voir ci-après), une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC), commandée par
la Chambre syndicale nationale des arts funéraires et datée de 2005, fait apparaître une récente augmentation du succès commercial de la fête de
la Toussaint. Au mois d’octobre, les confiseurs vendent leurs bonbons en indice 130 contre 100 les autres mois[réf. nécessaire], ce qui montre bien le succès de la fête, du point de vue des confiseurs tout du moins.

En 2007, l’insuccès d’Halloween va encore croissant : pas de décoration dans les rues, peu de publicité à la radio ou la télévision, moins d’articles dans les magasins. : Seulement quelques enfants espèrent une réelle progression de cette fête mais pour le reste « Halloween est devenue une fête complètement dépassée ».[11]. Il y a encore moyen de fêter Halloween en France, mais la fête se fait plus discrète que jamais.

L’arrivée d’Halloween, fête païenne proche de deux fêtes chrétiennes, la Toussaint (le 1er novembre) et le jour des Défunts (le 2 novembre) a fait réagir L’Église catholique
la Toussaint catholique, le diocèse de Paris a instauré, depuis 2002, une manifestation festive baptisée Holy wins (« Ce qui est saint est victorieux »). Des centaines de personnes y participent chaque année.
en France. Elle a constaté qu’avec Halloween une population non chrétienne s’intéresse au sens de la mort. Pour rappeler le sens de

En Russie, le Kremlin et l’Église orthodoxe tentent de freiner la popularité grandissante de l’Halloween. Il est maintenant interdit de la célébrer dans les écoles de Moscou[9].

Les vertus médicinales

La citrouille, que l’on appelle aussi potiron qui n’est en fait qu’une variété de citrouille, appartient à la même famille que la courgette, la courge, le concombre, le melon, celle des Cucurbitaceae. Le mot vient du latin citreum (citron) par analogie de couleur. En ancien français, elle s’appelait citrole.
Cet aliment est très sous-estimé, il offre des qualités nutritionnelles multiples et attestées par des études scientifiques.
Il est faiblement calorique mais contient des vitamines et de nombreux éléments bénéfiques.

Le diabète

L’extrait de citrouille, selon une étude récente, diminue la glycémie et dispenserait même de l’injection d’insuline les diabétiques qui en ont besoin.

Le Cancer

Elle contient des caroténoïdes qui aident l’organisme à lutter contre le cancer, notamment ceux de la prostate, du colon et du sein. Des expériences réalisées in vitro on montré que la prolifération de cellules cancéreuses était inhibée par la cryptoxanthine et l’alpha-carotène, également présents dans la citrouille.

La vision

La rétine est protégée de la lumière bleue du rayonnement solaire grâce à la lutéine et la zéaxanthine qui la filtrent. Ces molécules sont très présents dans la citrouille.
En outre ces pigments diminuent la dégénérescence maculaire due naturellement à l’age dans une proportion de 82%.
Cela est corroboté par plusieurs études dont celle de l’INSERM.

La prostate

Les troubles venant de l’hypertrophie benigme de la prostate sont contrecarrés par les extraits de graines de citrouille. Cependant ce n’est pas confirmé par toutes les études. On considére généralement que ces extraits ont des effets bénéfiques.

Autres Vertus

La citrouille est très pauvre en calorie et est idéale pour les régimes minceurs. La citrouille convient très bien aux estomacs les plus sensibles.

La citrouille est également un puissant anti-douleur, car cette cucurbitacée possède de la tyrosine. C’est un ferment efficace contre les douleurs dues aux hémorroïdes.

De plus, les graines de citrouilles sont vermifuges et adaptées à la lutte contre les vers intestinaux comme le vers solitaire (ténia).

 On associe souvent l’alloween à la sorcellerie et vous verrez dans mon prochain article que partout dans le monde ce sont les femmes qui sont toujours accusées de sorcellerie.

 


 

LE SIAO SOUFFLE DEJA SES 20 BOUGIES

Posté : 1 novembre, 2008 @ 7:36 dans La COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de commentaires »

SIAO 2008

SIAO 2008

Vingt ans déjà au service de la promotion de l’artisanat africain, le Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou aura lieu cette année du 31 Octobre au 9 Novembre 2008. Après le commerce équitable, cette année, le cette 11ème édition est placée sous le thème *Artisanat Africain et Circuits de Distribution* Le choix de ce thème s’explique par le fait que les artisans rencontrent d’énormes difficultés dans l’écoulement de leurs produits sur la scène internationale. Plusieurs ateliers et séminaires au cours de ces 10 jours auront pour but de trouver des pistes de solutionnement à ces différents problèmes.

Cette année on compte 30 pays exposant contre 29 en 2006, 1000 acheteurs professionnelscontre 225 en 2006 et 300 000 visiteurs sont attendus.

Les produits de l’artisanat ainsi que le SIAO contribuent à la consolidation de l’économie nationale. Selon les données extraites de la *la stratégie de promotion de l’artisanat au Burkina Faso* 900 000 personnes dont près de 500 000 femmes vivent de l’artisanat au Burkina. Avec une contribution de 30% au PIB, il occupe une place importante dans l’économie du pays.

Pour ceux qui ne le savent pas; le SIAO se tient tous les 2 ans au Burkina Faso. Admirez les belles photos de cette édition dans mes albums.

BIENVENUE AU SIAO

Le Sida au Québec

Posté : 1 novembre, 2008 @ 5:49 dans LA SANTE DE LA REPRODUCTION AU BURKINA | 1 commentaire »

COMING OUT Catégorie : Sciences humaines (extrait du journal de l’UQAM)

Par Marie-Claude Bourdon

Au Québec, pas de Freddy Mercury ni de Magic Johnson. Jamais aucune personnalité n’a accepté de dire publiquement qu’elle était séropositive. Au cours de la prochaine année, Maria Nengeh Mensah, professeure à l’École de travail social, profitera d’un congé sabbatique pour rencontrer des personnes qui ont accepté de témoigner de leur expérience de vie avec le VIH au Canada, mais aussi en France et au Mexique. «Mon but est de comprendre les facteurs qui les poussent à faire ce témoignage», précise la chercheuse. La recherche ne se limitera pas aux entrevues sur le terrain. En fait, toute la culture du coming out, que ce soit au cinéma, au théâtre, sur Internet ou dans la littérature, sera analysée lors cette deuxième phase du projet VIHsibilité.

En cours depuis 2005 à l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF), le projet VIHsibilité bénéficie d’une subvention du Conseil de recherches en sciences humaines et porte sur la transformation du discours médiatique à l’égard des personnes vivant avec le VIH. «La première phase du projet avait pour objectif de comprendre comment les médias écrits construisent l’image des hommes et des femmes infectés par le VIH et de voir s’il y avait eu une évolution dans le discours», explique la chercheuse. Un corpus incluant tous les articles sur le sujet parus entre 1982, moment où l’on a entendu parler de l’épidémie pour la première fois, et 2004 dans quatre quotidiens francophones (
La Presse, Le Devoir, Le Soleil et Le Droit) a été constitué et analysé.

Un sujet médiatisé

«Contrairement à une croyance répandue, nos résultats montrent que les médias n’ont jamais cessé de s’intéresser au VIH et au sida, dit Maria Nengeh Mensah. En fait, ils en parlent davantage depuis l’année 2000 qu’au début de l’épidémie.» Le traitement médiatique varie toutefois en fonction des périodes de l’année (des pointes survenant dans la période précédant le 1er décembre, Journée internationale du sida, et quand des cas spectaculaires font la manchette) et en fonction du genre des personnes infectées. Alors que l’épidémie au Québec frappe davantage les hommes que les femmes, le sida, dans les journaux, apparaît davantage comme une préoccupation féminine.

«Même si cette tendance à parler des femmes peut dénoter une volonté de ne pas stigmatiser les hommes, on craint dans certains groupes gais que cela ne mine les efforts de prévention auprès des jeunes hommes, qui ont d’ailleurs tendance à adopter des comportements très peu sécuritaires en regard du sida», signale la chercheuse. Quand les médias abordent la question du VIH du point de vue des hommes, c’est souvent dans un contexte de délinquance ou de criminalité, alors que les femmes sont davantage associées à l’organisation communautaire et au militantisme.

Sensibiliser les journalistes

Le 22 février dernier, une journée d’étude a permis de réunir une trentaine de personnes issues des milieux de la recherche et communautaires. Le but de la journée était d’ouvrir le débat sur la visibilité médiatique des personnes vivant avec le VIH et d’identifier des pistes de solution aux problèmes soulevés. Parmi les solutions envisagées, il a été proposé de sensibiliser les journalistes à la réalité des personnes séropositives et de mieux accompagner celles qui acceptent de témoigner dans les médias. «Cette rétroaction avec la communauté, que nous avions aussi consultée pour formuler nos questions de recherche, a donné beaucoup de vitalité au projet VIHsibilité», souligne Maria Nengeh Mensah.

La deuxième phase du projet découle des enjeux soulevés lors de la première et permettra d’élargir la perspective afin d’inclure les médias non journalistiques. «Il ne s’agit plus seulement d’analyser le discours, mais de comprendre la culture médiatique entourant le VIH», explique la chercheuse.

 

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