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Archive pour octobre, 2008

PAUVRETE ET TRADITION

Posté : 17 octobre, 2008 @ 3:54 dans TRADITION ET MODERNITE | Pas de commentaires »

ACTION DE GRACE

On entend couramment à l’église des demandes de messes d’action de grâce soit pour la réussite à un examen, pour avoir réussi son test d’embauche, pour une santé recouvrée etc. En Amérique du Nord, notamment au Canada et aux Etats-Unis, une journée est décrétée fériée pour l’action de grâce. Le lundi 13 Octobre passé était la fête de l’action de grâce au Canada. Quelle est l’origine de cette fête ?

Histoire [extrait]

Plusieurs versions ont été évoquées sur l’origine de cette fête américaine et, en particulier, de première célébration. S’il est difficile, du fait du peu de sources disponibles, d’en avoir la certitude, un fait reste peu contesté : l’origine est différente aux États-Unis et au Canada. Les toutes premières Actions de grâce furent des fêtes de la moisson ou des occasions de remercier Dieu pour des récoltes abondantes. Pour cette raison, l’Action de grâce a toujours lieu à la fin de l’automne, après la rentrée des récoltes.

Origine au Canada

Les origines de l’Action de grâce au Canada remontent à l’explorateur anglais Martin Frobisher, qui tentait de trouver un passage nordique vers l’Orient. En 1578, il tient une cérémonie formelle, sur le territoire actuel de la province de Terre-Neuve-et-Labrador, afin de rendre grâce d’avoir survécu au long voyage. On considère cette cérémonie comme la première Action de grâce canadienne, et la première à avoir eu lieu en Amérique du Nord. Frobisher est subséquemment fait chevalier et son nom fut donné à la Baie de Frobisher.

À la même époque, les colons français, ayant traversé l’Océan Atlantique et s’étant installés au Canada avec l’explorateur Samuel de Champlain, organisent également de grandes fêtes pour rendre grâce à Dieu. Ils forment même « l’Ordre de Bon Temps » et partagent volontiers leur nourriture avec leurs voisins autochtones.

Avec la fin de la Guerre de Sept Ans en 1763 avec la cession de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne, les citoyens d’Halifax tiennent une journée spéciale d’Action de grâce.

Après la Révolution américaine, les réfugiés américains qui étaient demeurés loyaux (les loyalistes) au Royaume-Uni sont exilés des États-Unis et s’installent au Canada. Ils apportent avec eux les coutumes et traditions de l’Action de grâce américaine, bien que, en tant que fête liturgique, l’Action de grâce au Canada correspond également à la fête de la moisson européenne ; les églises sont décorées de cornes d’abondance, de citrouilles, de maïs, de blé et d’autres produits de la récolte, des hymnes de moisson sont chantées le dimanche de l’Action de grâce et les sermons sont tirés des histoires bibliques relatives à la fête de la moisson juive (la Souccot).

La première Action de grâce au Canada après la confédération canadienne est un congé civil qui a lieu le 5 avril 1872 pour célébrer le rétablissement du Prince de Galles (subséquemment le Roi Édouard VII) après une maladie grave. Avant cette date, des jours d’Action de grâce sont observées commençant en 1799 mais n’ont pas lieu à chaque année.

À compter de 1879, le jour de l’Action de grâce revient toutes les années mais est proclamée annuellement, la date pouvant changer d’une année à l’autre. Le thème de la fête change également d’année en année afin de refléter un évènement important. Dans les premières années, c’était pour une moisson abondante et occasionnellement pour un anniversaire particulièrement important. Après la Première Guerre mondiale, le Jour de l’armistice et l’Action de grâce sont tous deux célébrés le lundi de la semaine du 11 novembre. Dix ans plus tard, en 1931, les deux journées deviennent des fêtes distinctes, et le Jour de l’Armistice devient le Jour du souvenir.

Le 31 janvier 1957, le Parlement du Canada fixe la date au deuxième lundi d’octobre de manière permanente par une proclamation : « Une journée pour rendre grâce au Dieu tout-puissant des bienfaits dont jouit le peuple du Canada… »

Origine aux États-Unis

En 1620, une centaine de pèlerins Puritains britanniques, pourchassés, fuirent vers la Hollande. En juillet, ils rejoignirent tout d’abord Southampton puis Plymouth où ils embarquèrent à bord du Mayflower le 6 septembre, à destination de la Virginie. Après avoir accosté à Cap Cod en novembre puis exploré la région, les 102 colons installèrent leur colonie un peu plus au Nord et fondèrent la ville de Plymouth (Massachusetts) en décembre 1620. En raison de leur peu de connaissances agricoles et d’un hiver particulièrement rigoureux, la moitié d’entre eux ne survécut pas. Au printemps suivant, un Indien Wampanoag du nom de Squanto[3] entra en contact avec les immigrants et, avec sa tribu, leur offrit de la nourriture et leur apprit à pêcher, chasser et cultiver du maïs. Pour célébrer la première récolte, à l’automne suivant, le gouverneur William Bradford décréta trois jours de prière et de fête. Les colons invitèrent le chef Massasoit et 90 Indiens à partager leur repas, en guise de remerciement pour sceller une amitié durable et un pacte commercial. Des dindes sauvages et des pigeons furent servis à cette occasion.

Deux ans plus tard, la colonie célébrait à nouveau la fin des récoltes, mais rendant surtout grâce à Dieu. Cette fête devint très vite simplement religieuse, et toute référence aux Amérindiens fut rapidement oubliée, d’autant qu’après la mort du chef Massasoit qui garantissait la paix, les Wampanoag furent finalement exterminés en 1676.

La coutume de l’Action de grâce se répandit de Plymouth à d’autres colonies de la Nouvelle-Angleterre et pendant la guerre d’indépendance, huit jours de fêtes furent consacrés à remercier Dieu pour les victoires et la survie des rescapés. En 1789, le président George Washington proclama le 26 novembre jour de fête nationale. La même année, l’église épiscopale protestante annonça que le dernier jeudi du mois de novembre serait un jour de fête.

Pendant de nombreuses années, il n’exista pas d’Action de grâce nationale. Quelques états seulement instaurèrent un jour spécial. En 1830, l’État de New York instaura un jour d’Action de grâce et d’autres États du nord suivirent bientôt l’exemple. La Virginie fut le premier État du sud qui adopta la coutume.

En 1855, Sarah Josepha Hale, éditrice de « Godey’s Lady’s Book », travailla pendant plusieurs années pour promouvoir l’idée d’une Action de grâce nationale. Puis, en 1863, le président Lincoln déclara que le dernier jeudi du mois de novembre serait un jour de remerciements et d’éloges à Dieu.

Chaque année pendant 75 ans, le président des États-Unis décréta que l’Action de grâce devrait être célébré le dernier jeudi du mois de novembre. Cependant, en 1939, le président Roosevelt l’avança d’une semaine. Il voulait ainsi aider le commerce en rallongeant la période d’achats avant Noël. Le Congrès décréta en 1941 que l’Action de grâce serait célébré le quatrième jeudi du mois de novembre comme un jour férié légal. La fête de l’Action de grâce est l’une des plus chômées des États-Unis. Dans le commerce, le lendemain de l’Action de grâce marque le début de la période des achats de Noël et on le nomme Vendredi noir, car il est souvent considéré comme le jour de plus grande activité commerciale de l’année.

Manifestations amérindiennes

Si, depuis l’époque des pèlerins évangéliques, l’Action de grâce est, pour les Américains, une manière de remercier Dieu de la qualité providentielle du Nouveau Monde et d’une bonne entente avec les populations indigènes, pour quelques groupes amérindiens, ce jour représente la destruction de leur continent et le point de départ des guerres indiennes. En 1676, le gouverneur de Charleston, au Massachusetts, profita même de ce jour pour célébrer une victoire sur les Amérindiens. Depuis les années 1970, des manifestations sont organisées en mémoire des indiens natifs.

Le repas de l’Action de grâce

Le repas de l’Action de grâce est traditionnellement composé d’une dinde, animal tout juste découvert par les premiers Européens dans le Nouveau Monde.

Aux États-Unis tout comme au Canada, l’Action de grâce est célébrée en famille autour de grands dîners et en joyeuses réunions. Le nom de « Thanksgiving » (signification anglophone de l’Action de grâce) évoque des cuisines odorantes et de grands placards à provisions pleins de bonnes choses, mais c’est aussi une fête religieuse avec messes et prières.

La veille de l’Action de grâce, les associations distribuent des repas aux personnes sans domicile fixe dans les grandes villes.

Action de grâce dans un contexte traditionnel au Burkina Faso

Au Burkina Faso, selon les ethnies, il y a des rites coutumières avant et après les récoltes. Dans la région des Hauts-Bassins, il y a la fête des masques avant la saison pluvieuse, une cérémonie rituelle dont le but est de demander une bonne saison pluvieuse. Après les récoltes aussi, il y a des rites coutumières pour remercier les Dieux de la bonne moisson. Chez les mossis, il y a le Nab Basga, une cérémonie rituelle qui a généralement lieu en début d’année chez le chef de village. Je vous présenterai en temps opportun un petit reportage sur cette fête coutumière.

PAUVRETE ET GENRE

Posté : 17 octobre, 2008 @ 3:41 dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS | 3 commentaires »

LA PAUVRETE A UN SEXE

L’impact négatif de la mondialisation de l’économie pèse sur les femmes de façon disproportionnée. Alors que l’économie est de plus en plus liée aux marchés mondiaux, on assiste souvent à une réduction des dépenses publiques et des programmes sociaux, reportant ces coûts sur les familles, au sein desquelles la femme se trouve généralement en charge de ce fardeau supplémentaire. Selon un des rapports de l’OIT

• La Chine indique dans son bilan que son approche globale de l’élimination de la pauvreté relative aux femmes a permis de réduire le nombre de ses citoyens pauvres, qui est passé de 65 millions en 1995 à 42 millions en 1998. 60% des personnes sorties de la pauvreté étaient des femmes.

• La Zambie, comme la plupart des pays africains en l’occurrence le Burkina Faso, essaie de protéger les femmes de l’impact négatif des programmes d’ajustement structurel. Elle met actuellement en place un programme d’action sociale qui financera des programmes éducatifs et des services de santé pour les femmes.

• Le Programme PROGRESEA, établit en 1997 au Mexique, délivre une assistance aux femmes pauvres dans les domaines de l’emploi, de l’éducation, de la santé et de la nutrition.

• L’instauration d’un revenu minimal au Royaume-Uni et aux Etats Unis a bénéficié respectivement à 1, 3 million et 5, 7 millions de femmes.

• En Géorgie, une analyse de l’impact des investissements macro économiques et des politiques de taxation sur les femmes a servi à formuler des politiques visant à minimiser l’impact négatif des transformations économiques sur les femmes.

• En Allemagne, un projet pilote intitulé « Aide aux mères célibataires sans abri » assure leur réinsertion en leur fournissant un emploi
Ces exemples portent à dire que la pauvreté est féminine et que cela nécessite un changement.

La clé du changement

Le renforcement des capacités des femmes est un facteur essentiel au processus visant à faire sortir des millions de personnes du cycle de la pauvreté et de la faim. En offrant aux femmes des opportunités économiques et éducatives, de même que l’autonomie nécessaire pour tirer partie de telles perspectives, un obstacle important à l’élimination de la pauvreté serait surmonté.
La provision de crédit, en particulier de microcrédit, est une stratégie très courante et concluante dans le domaine de l’élimination de la pauvreté. D’après le Rapport sur la pauvreté de 1998 du Programme de développement des Nations Unies, dix millions de femmes à travers le monde bénéficient aujourd’hui de systèmes de petits prêts. Quelques exemples mis en oeuvre depuis la Conférence de Beijing :

• En 1997, les Etats-Unis ont consenti plus de 10 000 prêts, pour un total de 67 milliards de dollars, à des femmes propriétaires de petites entreprises.

• A Belize, la Small Farmers and Business Bank a consacré 29 % de ses fonds à des femmes.

• Le Japon a accordé des prêts sans intérêts à 27 000 femmes vivant en zone rurale.

• Depuis 1994, 96 % des femmes palestiniennes ayant participé à des projets agricoles ont bénéficié de la mise en place de programmes de prêt.

• A Trinité-et-Tobago, 65 % des prêts consentis par la Small Business Development Compagny sont allés à des femmes.

• Au Soudan, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) a fourni le capital initial pour l’établissement d’entreprises commerciales afin d’élever le niveau de vie des femmes ayant de faibles revenus.

• Au Viet Nam, un projet mené par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a aidé plus de 60 000 femmes pauvres dans 198 communes de 28 provinces, leur allouant des petits prêts et leur dispensant une formation élémentaire sur les activités génératrices de revenu.

Le Programme d’action de Beijing a également lancé un appel en direction des pays, pour que ceux-ci «entreprennent des réformes législatives et administratives afin d’accorder aux femmes un accès complet et égal aux ressources, dont le droit d’hériter et d’accéder au statut de propriétaire terrien ». Les progrès dans ce domaine ont néanmoins été lents. Seuls un petit nombre de pays, dont la Bolivie, la Malaisie, la Tanzanie et le Zimbabwe, ont procédé à des modifications législatives conférant aux femmes le droit d’hériter d’une terre. En Afrique sub-saharienne, l’accès des femmes aux ressources (terres et bétail) est toujours difficile.

Réflexion

Depuis quelques décennies, on parle d’une féminisation de la pauvreté. Cette pauvreté féminine est mondiale et est vécue à des degrés différents selon l’endroit où l’on se trouve. Ainsi, en occident, notamment le Canada que je connais le mieux, on parlera de précarisation de l’emploi chez la femme, à compétence égale, les femmes n’ont pas le même salaire que les hommes. Les femmes occupent les postes subalternes. On compte une majorité de femmes dans les manufactures ou usines. Les femmes immigrantes ne sont pas en reste, elles doivent conjuguer travail et ménage, ce qui n’est pas si évident. Dans les pays sous-développés la majorité des femmes est analphabète et nombreuses sont celles qui exercent dans le secteur informel. L’élite féminine, peu nombreuse, rencontre également des difficultés. Même si à compétence égale elles ont le même salaire que les hommes, il faut cependant noter que le leadership féminin n’est pas toujours compatible avec le privé d’où démotivation de certaines à la lutte pour l’émancipation féminine ou encore abandon de foyer etc. De nombreux efforts sont consentis aussi bien sur le plan national qu’international pour améliorer la situation économique sociale et culturelle des femmes, en témoigne les exemples ci-dessus, mais le chemin est encore long pour paraphraser une illustre personnalité de la place et il convient à tous et à toutes de conjuguer les efforts pour un monde plus juste et plus équitable.
Cet article est assez général, ceci pour commémorer la journée internationale de la pauvreté, très prochainement je présenterai le travail informel des femmes au Burkina Faso. L’informel rime-t–il toujours avec la pauvreté ?

PAUVRETE ET SIDA

Posté : 17 octobre, 2008 @ 3:33 dans LA SANTE DE LA REPRODUCTION AU BURKINA | Pas de commentaires »

Peut-on lier le sida à la pauvreté ?

Lier la pauvreté au Sida n’est pas si simple quand on pense que l’Afrique du Sud qui est riche a la plus vaste pandémie du continent africain. Le Botswana est aussi relativement riche mais il a les niveaux les plus élevés d’infection du monde entier. Le sida est certes une maladie, par ailleurs faut-il croire qu’il existerait une corrélation entre être pauvre et malade et être riche et en bonne santé. Le cancer par exemple est très répandu dans les pays développés, il prend certes de l’ampleur dans les pays sous-développés, cependant on ne peut pas lier cette maladie à la pauvreté. En référence aux statistiques, le taux de séroprévalence est assez faible dans les pays développés ou occidentaux et cela porte à dire que le sida est a la fois un phénomène social  et économique.

- Le VIH/SIDA est un problème avant tout social.

Les inégalités entre hommes et femmes ont un impact certain sur la vulnérabilité des femmes

* L’inégalité entre les sexes

L’inégalité entre les sexes est l’une des raisons pour lesquelles les femmes risquent davantage de contracter la maladie et de souffrir de ses conséquences sociales; l’inégalité entre les sexes est également un obstacle au développement. À cause du manque de pouvoir et de ressources, les femmes peuvent difficilement exiger que leur partenaire utilise un préservatif. La violence envers les femmes et l’utilisation courante du viol comme arme de guerre facilitent la propagation de la maladie.

* Les pratiques traditionnelles

Le lévirat, l’excision, le mariage forcé etc. sont des pratiques traditionnelles très courantes en Afrique sub-saharienne. Malgré de nombreuses luttes contre ces pratiques, en l’occurrence la rencontre des premières dames tenues le 15 Octobre 2008 pour dénoncer les pratiques transfrontalières de l’excision, on se rend compte que beaucoup reste à faire. Les chiffres sont encore inquiétant, au Mali, 85% des filles sont excisées, et au Burkina on compte 56% de cas. Un seul concept caractérise la perpétuité de ces pratiques, c’est l’IGNORANCE. Ce qui est encore plus révoltant c’est que le mythe selon lequel les rapports sexuels avec une vierge permettent de guérir la maladie est toujours d’actualité, ce qui pourrait être un facteur dans l’exploitation sexuelle des fillettes. Pire encore, au 21es, certaines prostituées pensent que le simple fait d’uriner, après un rapport sexuel non protégé, élimine tout risque de contracter le VIH.

* La stigmatisation

De nombreuses personnes, notamment en Afrique, refusent toujours les tests de dépistage parce qu’elles ont non seulement peur des résultats mais aussi des jugements de leur entourage. Il faut reconnaître cependant qu’il y a souvent plus de peur que de mal car de plus en plus, l’on accepte les personnes vivant avec le VIH dans la société. Lors des 14emes journées des sciences de la santé tenues à Bobo du 06 au 09 Mai 2008, une étude menée par une jeune étudiante en sociologie a révélé que les femmes fréquentent plus les formations sanitaires pour le dépistage du VIH. L’effet miroir est très courant dans la région des hauts bassins. Les hommes, moins courageux que les femmes, préfèrent envoyer celles-ci faire le test de dépistage pour connaître leur sérologie. Ils ignorent que ces resultats peuvent ne pas refléter leur cas spécifique.

* Le multipartenariat sexuel

La fidélité est un autre problème : Des milliers de femmes ont été infectées par le VIH en dépit du fait que leur mari était leur seul partenaire sexuel. Quand à l’usage de négocier l’utilisation du préservatif dans un mariage polygamique, peu de femmes osent la mettre en pratique par crainte de se faire battre ou jeter dehors. C’est souvent à la clinique prénatale que les femmes apprennent qu’elles sont séropositives. Elles doivent ensuite faire face aux accusations qu’elles sont la source de l’introduction de ce « mal épouvantable » dans la relation. La mise en quarantaine et la perte de l’emploi en sont les conséquences.

Une équipe d’UNITERRA en mission dans quelques pays d’Afrique australe a révélé que le multipartenariat sexuel est très courant dans ce pays et est la principale cause de la propagation du VIH. Avoir plusieurs partenaires est signe de prestige, de bravoure.

* L’éducation

Il est prouvé que l’éducation est l’un des meilleurs moyens d’investir dans le développement. On la qualifie également de meilleur vaccin social contre le VIH/sida. Pourtant, le VIH/sida empêche les enfants d’aller à l’école. Les orphelins ont rarement les moyens de payer les frais de scolarité, les manuels et les uniformes. Les enfants doivent parfois rester à la maison pour soigner leurs parents malades ou s’occuper des frères et soeurs plus jeunes ou aller travailler pour rapporter un revenu.

- Les facteurs économiques

* La prostitution

La prostitution comme on le dit souvent est le plus vieux métier du monde. Même si la tendance est à la lutte contre cette profession, il n’en demeure pas moins que les raisons d’une telle pratique sont surtout d’ordre économique. Les femmes, en l’occurrence les jeunes filles en sont les plus vulnérables. Souvent face à des situations très difficiles comme la monoparentalité, elles n’ont d’autres choix que de s’adonner à ce métier pour non seulement subvenir à leurs besoins, mais aussi à ceux de leur enfant et même de leurs parents. Il faut reconnaître que de nos jours la contribution financière des filles en Afrique est très importante et même quelque fois exigée dans les ménages, alors qu’avant, c’était les hommes qui faisaient tout.

* La production alimentaire

Le VIH/sida dévaste l’économie des régions rurales et affecte la disponibilité alimentaire, car les agriculteurs deviennent trop malades pour travailler ou doivent délaisser l’agriculture pour soigner des membres de leur famille en phase terminale. Les enfants et les adultes qui éprouvent des problèmes de malnutrition ou de sous-alimentation ont plus de difficulté à résister aux maladies, à se rétablir d’une maladie et à contribuer à la productivité.

Les femmes produisent la moitié de la production vivrière de la planète et de 60 % à 80 % de la nourriture dans la plupart des pays en développement. Les femmes courent également plus de risques de contracter le VIH/sida. De plus, dans certains pays, les femmes perdent leurs droits fonciers lors du décès de leur mari et la production alimentaire s’en trouve alors perturbée.

* Les mouvements migratoires

L’instabilité politique dans certains pays et l’indisponibilité alimentaire peut pousser des familles à déménager dans d’autres pays ou régions. Ces mouvements de population ont aussi joué un rôle dans la propagation de la pandémie du VIH/sida.

* L’inaccessibilité aux soins et la sous information

Lorsque les personnes malades ne sont pas couvertes par une assurance maladie et doivent de ce fait payer de leur poche leurs frais médicaux, elles ont toutes les chances de se retrouver dans un état de pauvreté extrême. Lorsqu’elles sont contraintes d’arrêter de travailler et de s’endetter, elles deviennent encore plus pauvres et il se crée ainsi un cercle vicieux entre pauvreté et maladie. L’on pourrait également dire que dans un contexte de non recouvrement des frais sanitaires, les plus pauvres, voire les indigents, incapables de payer les soins sont toujours exclus de l’accès au système de santé.
Il faut ajouter également qu’il y a de nombreuses ressources qui prennent en charge les PVVIH et que certaines mesures sont prises au niveau national pour améliorer l’état des malades mais les personnes concernées ne sont pas informées. Il s’agit notamment de la baisse des coûts des médicaments ou de la prise en charge totale selon des cas spécifiques.
Au regard de toutes ces difficultés, il convient de dire que des efforts doivent être davantage consentis tant au niveau national qu’international. L’accent devrait être davantage mis sur la sensibilisation, la disponibilité de médicaments, la prise en charge alimentaire etc. Il faudra également trouver des mesures palliatives au chômage car n’ignorons pas ce diction qui dit ceci ‘La pauvreté rend malade et la maladie rend pauvre’.

LA PAUVRETE DANS LE MONDE

Posté : 17 octobre, 2008 @ 3:07 dans La COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de commentaires »

LA PAUVRETE EST-ELLE MONDIALE OU ASSISTE-T-ON A UNE MONDIALISATION DE LA PAUVRETE ?

On caractérise souvent les pays occidentaux de sociétés d’abondance, de consommation etc. Sociétés où le secteur tertiaire bat son plein et où la concurrence est de rigueur, il est évident que la disponibilité des produits ou des denrées alimentaires n’est pas à redouter. Cependant, l’on trouverait illusoire de penser que des populations meurent de faim dans ces dits pays. A l’inverse, on qualifie les pays sous-développés de pauvres ou de sociétés de subsistance. Dans tous les 2 cas, les qualifications se justifient. Par ailleurs, il faut situer la notion de pauvreté dans son contexte. On dira que des milliards de personnes vivent avec moins d’un dollar par jour, ce qui est inconcevable dans un pays développé quand on se refère au niveau de vie. Cependant, on peut ajouter que l’abondance ne rime pas toujours avec la bombance pour tout le monde. En effet, assistés sociaux, personnes sans statut régulier etc. ont souvent des difficultés pour joindre les 2 bouts. Pendant ce temps, on constate un gaspillage dans les restaurants et hôtels ou chez les riches etc. J’ai travaillé dans un restaurant, où j’ai été choquée parce qu’avant la fermeture du restaurant, toute la nourriture restante était automatiquement jetée à la poubelle, même les employés n’ont pas le droit d’en apporter chez eux. Le choc est d’autant insurmontable quand je pense que dans mon pays d’origine il n’y a pas à manger pour tous et même qu’il y a des mendiants, des personnes sans domicile fixe aux alentours qui souvent sont à court de nourriture. Même scénario dans les épiceries, après les soldes et s’il y a mévente, les propriétaires se retrouvaient avec beaucoup de produits avariés qui sont jetés. Pour parer à cela, de nombreuses structures collectent les denrées alimentaires, les vêtements etc. pour en donner aux plus démunis. Par ailleurs ne tombons pas dans l’illusionnisme ou encore ne nous prêtons pas à de l’aide empoisonnée. Ayant travaillé comme bénévole dans un centre d’encadrement pour jeunes filles immigrantes, j’ai eu le loisir de constater que l’on distrubuait des produits avariés aux plus démunis. En effet, une équipe mobile se chargeait de collecter les produits dans les épiceries et la distribution se fait une fois par semaine, soit chaque vendredi. Membre de l’équipe chargée de distribuer les vivres, je me suis rendue un jour compte qu’une bonne partie des produits étaient avariés quand une amie m’interpella sur la date de péremption de certaines conserves que je lui avais apporté. Pourtant, chaque vendredi la queue est longue pour se faire servir. Quantité n’est pas forcément l’équivalent de qualité et cela est déplorable dans nos pays dits sous-développés où on n’a pas la culture des étiquettes. Non seulement, on en trouve rarement sur les emballages des produits, mais les consommateurs également ne se préoccupent pas de savoir si le produit est avarié ou pas. Lors du symposium tenu à l’université de montréal par africasum, un réseau d’étudiants d’origine diverse, l’une de nos recommandations était que dans les pays sous-développés, on adopte une politique d’étiquetage des emballages et que les consommateurs soient sensibilisés également à la lecture des étiquettes avant l’achat des produits. On ne sait pas ce qu’il y a dans nos assiettes et il y a trop de maladies qu’on ne maîtrise plus présentement. Lors de ce symposium, l’accent a été mis sur le double fardeau nutritionnel (carences et obésité) en Afrique. Les OGM sont perçus comme une solution de nos jours pour lutter contre la faim, cependant, n’y a-t-il pas de risques sanitaires? Dans les pays développés la tendance est à la consommation d’aliments biologiques qui coûtent de surcroît assez chers. Il y a trop de cas de cancer dans les pays développés et l’on se demande si les causes sont liées au mode de vie ou aux aliments transgénétiques. Dans les pays sous-développés, en l’occurrence les pays africains, le cellulaire est devenu le compagnon privilégié de tous, on ne se contente plus d’un mais de 2 ou même 3 cellulaires. Chose étonnante que j’ai pu constater, dans les pays développés, notamment au canada, il est formellement interdit d’utiliser les portables à l’hôpital à cause des rayons x, pourtant, rien n’est interdit dans les pays sous-développés, notamment au Burkina.

Depuis quelques années nous sommes sous l’ère de la mondialisation. Elle est la mutation récente d’un vieux processus influençant de nombreux domaines, dont l’économie. Rapidement la nécessité de créer des organismes internationaux pour réguler et réglementer les échanges a vu le jour. Nul doute que la mondialisation présente des avantages. Par exemple, la réduction des inégalités internationales. En s’exportant les entreprises exportent avec elles leurs techniques, leurs connaissances qui contribuent au savoir et à l’alphabétisation des régions concernées.
Les pays du Sud ont été les premiers bénéficiaires, surtout l’Asie qui devient un acteur incontournable de la mondialisation. La mondialisation est le fer de lance des firmes multinationales et leur permet d’atteindre le but du profit maximal. Pour ce faire les firmes investissent à l’étranger et participent au développement des pays du Sud.
Plus nombreux que les avantages, les inconvénients concernent essentiellement les Etats, leurs habitants et les biens publics en général.
Pour ne citer que quelques exemples, on constate selon une étude menée par l’OIT des conséquences :

* environnementales.

La contribution majeure du développement économique à l’augmentation de la pauvreté mondiale sera la production de quantités croissantes de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique – il s’agit de très loin du plus grand des problèmes auxquels l’humanité ait jamais été confrontée. De fait, si nous ne parvenons pas rapidement à inverser ce processus, la plus grande partie de notre planète sera bientôt quasiment inhabitable à cause de vagues de chaleur, d’inondations, de sécheresses, de tempêtes et de l’élévation du niveau de la mer.

* sanitaires, sécurité alimentaire menacée.

Les veaux aux hormones et les organismes génétiquement modifiés sont autorisés aux Etats-Unis, tandis que l’Europe les interdit par principe de précaution, tant que des études sérieuses sur la conséquence sur l’environnement et la santé des consommateurs ne seront pas menées. La maladie de la vache folle témoigne aussi d’une dérive et d’un laxisme des organismes sanitaires.

* sociales.

Les licenciements massifs de grandes entreprises comme Renault à Vilvorde – Belgique – en 1997 (3100 personnes licenciées), Danone en 2001 (3000 personnes licenciées) en Europe dont 1700 en France) et Moulinex en avril 2002 à Lesquin (500 personnes licenciées) au Canada avec Bombardier (des milliers de personnes licenciées) sont des chocs émotionnels très forts pour les salariés concernés.
Enfin, un bilan de la mondialisation montre que l’écart entre pays du Nord et pays du Sud se creuse, au détriment des valeurs civiques, sociales, environnementales et humanitaires.

Quelques indices de pauvreté au Burkina Faso
- Hausse des prix des denrées alimentaires (vie chère)
- Enclavement des routes en milieu urbain
- Insuffisance de retenues d’eau (inondation de la ville de Bobo)
- Faible taux de scolarisation des filles
- Le taux de croissance économique moyen a été de 5,1% l’an sur la période 1998/2002, mais le taux de croissance démographique a été de 2,4%
- le revenu annuel par habitant ne dépasse guère 220 dollars US (soit l’équivalent de 158.840 F CFA)
- l’espérance de la vie à la naissance est de 46 ans et pourrait baisser avec l’incidence négative du VIH/SIDA qui frappe particulièrement les bâtisseurs de demain.
- le taux de mortalité infantile est 105,3 pour 1000 naissances
- 86% de la population active travaillent dans l’agriculture, alors que le pays est confronté à l’insécurité alimentaire de façon quasi permanente, etc.

 

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