Alliance canado-burkinabé

Coopérer pour le bien-être des populations VOUS DEVEZ ETRE LE CHANGEMENT QUE VOUS VOULEZ VOIR DANS CE MONDE (GANDHI)

Archive pour septembre, 2008

LA MOSQUEE DE DIOULASSO-BA

Posté : 30 septembre, 2008 @ 8:40 dans TRADITION ET MODERNITE | 2 commentaires »

LA MOSQUEE DE DIOULASSO-BA
p1010295.jpg
Selon les colons, elle fut créée en 1980, selon les vieux, sa date de création est 1873. Selon la petite histoire, l’emplacement de la mosquée était un lieu où les bobos faisaient leurs sacrifices. En effet, trois personnes vinrent prier un vendredi et à la fin de la prière, les bobos ramassèrent le sable (le sable de là où ils ont fait leur prière) qu’ils jetèrent. A l’époque, tous les ressortissants étaient animistes. Thiéba, grand frère du guerrier Babemba qui avait presque conquis Bobo envoya dire au chef de canton et du village, étant à Bama (quelques km de Bobo) qu’il viendra le lendemain prendre sya (Bobo). Le chef du village et celui du village confièrent le problème au marabout Almane Sanou. Sakieh Gaoussou qui a fréquenté le même marabout que Samory Touré (il semblerait que ce dernier aurait prié 10 vendredis avant de continuer sa bataille). Thiéba avait une femme albinos et le marabout transforma une de ses génies exactement comme la femme de ce dernier. Cette dernière lui prépara un jour du fonio (couscous) empoisonnée. Après avoir consommé ce plat, sa vraie femme apparut et lui dit que le repas était prêt, il comprit qu’il avait été piègé et proposa d’être enterré à Sikasso. Le marabout vaincu alors le guerrier qui voulait s’emparer de Bobo et fut autorisé par le chef de canton et du village à construire sa mosquée (celle de Dioulasso-ba). La construction a pris 10 ans et ce de facon artisanal. Au premier niveau, la mosquée est constituée de 9 rangées et chaque rangée peut contenir 90 personnes. Les 2 premières rangées sont réservées aux femmes d’un certain âge, c’est-à-dire celles qui ont déjà atteint l’âge de la ménopause et plus. Avant, les jeunes femmes mariées n’avaient pas accès à la mosquée mais depuis 1980, elles y ont accès. Cependant, une place leur est réservée et c’est l’arrière cour de la mosquée. Par ailleurs, elles ne doivent pas fréquenter la mosquée pendant leur période de règles, ce qui est considéré comme une marque d’impureté. Au dessus de la mosquée, il y a 2 minarins (lieu de retaite), l’une d’elles est de 5 étages avec 5 chambres et l’autre est de 4 étages avec 4 chambres. Les minarins sont les deux élevations sur la photo ci-dessus. Pour accéder les chambres, des escaliers enbois faits de manière artisanale servent de marche. p10102501.jpgLors du Kalwa (retaite en arabe), les marabouts souvent consultés pour des problèmes divers s’installent dans l’une des chambres pour méditer et trouver des solutions aux problèmes pour lesquels il ont été sollicités. Les morceaux de bois qui font la particularité de la mosquée ont été placés pour des besoins esthétiques mais aussi pour renforcer la teneur de l’architecture. Ces bois servent aussi d’échelle pour aller en haut. Le plafond est totalement en bois avec des ouvertures au-dessus pour l’aération p10102391.jpg. Toutefois, le plafond est refait chaque année après la saison pluvieuse. Vous verrez dans l’album photo que cette mosquée a été un peu modernisé. En effet, on trouve des ventilateurs au plafond, des horloges accrochées au mur. Par ailleurs il garde toute sa splendeur et constitue un joyau national qu’il faut préserver. Lors de votre passage à Bobo, ou au Burkina, faites-y un tour vous ne regretterez pas.

QU’EST-CE QUE LE RALIS/HB?

Posté : 30 septembre, 2008 @ 6:08 dans LA SANTE DE LA REPRODUCTION AU BURKINA | Pas de commentaires »

dsc03117.jpg
Mme Naba DIANE Présidente du RALIS/HB
Députée à l’Assemblée Nationale

Lors de la constitution de l’assemblée nationale du 22 Décembre 2005, une loi a été adoptée sur la santé de la reproduction et est stipulée comme suit : La santé de la reproduction est l’état de bien être général tant physique, mental moral que social de la personne humaine pour tout ce qui concerne l’appareil génital, ses fonctions et son fonctionnement. Aussi, remarque-t-on que le VIH/SIDA se propage au Burkina Faso et les principaux facteurs sont l’ignorance, la persistance de certaines valeurs socio-culturelles comme le lévirat, le mariage forcé, l’excision etc. Pour lutter contre ce fléau, le gouvernement et la société civile, notamment les associations et les ONG conjuguent leurs efforts pour réduire le taux de séroprévalence. Dans la région des Hauts-Bassins où l’on compte le plus de cas de SIDA, il y a plusieurs associations. Pour coordonner les activités de ces associations, un réseau a été créé et se nomme le RALIS/HB.

QU’EST CE QUE LE RALIS/HB

Créé par le Secrétariat Permanent du Conseil national de lutte contre le VIH/Sida (SP/CNLS) en juin 2001, le Réseaux des Associations de Lutte contre les IST et VIH/SIDA de la région des Hauts-Bassins regroupe en son sein 210 associations de lutte contre le VIH/Sida. Ce réseau a pour mission de coordonner les activités de lutte contre le VIH/Sida de chacune de ces associations.

Le RALIS HB couvre trois provinces:
1) La province du Houet dont le chef lieu est Bobo Dioulasso
2) La province du Tuy dont le chef lieu est Houndé
3) La province de Kénédougou dont le chef lieu est Orodara

Il a pour objectifs de créer une synergie d’actions entre les associations membres, de constituer un organe de suivi des activités des membres, de promouvoir les objectifs des associations au sein des communautés, de rechercher du financement pour les activités des associations membres et finalement d’organiser des formations pour le bénéfice de ses associations dans le but de renforcer leurs capacités.

En perspective, le RALIS HB souhaite renforcer les capacités des associations en matière de prise en charge et de plaidoyer. Aussi, il veut promouvoir le dépistage volontaire, renforcer le système de suivi et évaluation des activités des associations membres, accroître les compétences des associations en matière de gestion de projets et enfin promouvoir le multi-partenariat entre les structures du nord et du sud.

Les activités du RALIS HB se résument suivant les cinq axes du cadre stratégique de lutte contre le Sida 2006-2010 du SP/CNLS et se présentent comme suit :

1- le renforcement des mesures de prévention de la transmission du VIH/Sida et des IST et promotion du conseil dépistage volontaire;
2- le renforcement de l’accès aux soins et à la prise en charge médicale et communautaire des PV/VIH;
3- le renforcement de la protection et du soutien aux PV/VIH et personnes affectées par le VIH/Sida et autres groupes spécifiques;
4- le renforcement du partenariat, de la coordination et de la mobilisation des ressources;
5- le renforcement de la surveillance de l’épidémie, du suivi évaluation et de la promotion de la recherche.
activités.

SON FONCTIONNEMENT

Le réseau a pour organe :
• L’Assemblée générale (AG)
• Le Bureau exécutif (BE)
• La cellule d’appuis technique

Le bureau exécutif est composé comme suit :
• Une présidente : Mme Naba DIANE députée à l’assemblée nationale
• Un secrétaire général : décédé
• Une responsable à l’information : Mme Palenfo Brigitte
• Une trésorière : Mme Penda BAMBA
• Un chargé au programme suivi-évaluation : Mr. DA Sié Ambroise
• Un chargé à la communication : Mr SOME Jean
• Un chargé à la capitalisation des données : Mr MILLOGO Abdramane
• Une chargée des questions genre et VIH : Mme Millogo
• Un responsable à la gestion des données et au rapportage des activités : Mr BARRO Seydou

Il faut noter que le RALIS n’a que deux salariés, la secrétaire et le gardien. Tous les membres de l’organe exécutif travaillent ailleurs mais offrent de façon ponctuelle leurs services pour le bon fonctionnement du réseau.

LES PARTENAIRES DU RALIS/HB

Les principaux partenaires du RALIS sont ;
- Le SP/CNLS
- Le PAPMLS
- Le PAMAC
- Le comité provincial de lutte contre le SIDA
- La direction régionale de la santé des Hauts-Bassins
- L’action sociale
- CECI /EUMC/UNITERRA

Il faut noter que depuis 2005, CECI/EUMC/UNITERRA dans le cadre de la coopération affecte des volontaires et des stagiaires au RALIS/HB. Ainsi donc, le RALIS a déjà bénéficié de l’appui d’un conseiller en suivi-évaluation d’un coopérant volontaire Mr. Jules ZANRE. Actuellement deux volontaires y sont affectées, il s’agit de Sandra Charline BEDARD, conseillère en communication

photo118.jpg
et Irène TAPSOBA, moi-même, conseillère en développement organisationnel et en gestion.photo089.jpg

En vue de créer la synergie d’actions entre ses associations membres et d’assurer une bonne visibilité du réseau, le RALIS organise une semaine de lutte contre le VIH qui se déroulera du 26 Novembre au 1er Décembre 2008. De nombreuses activités y sont programmées d’où principalement des conférences, des théâtres forum, une soirée culturelle, une soirée de gala, des séances de dépistage gratuites, des causeries éducatives et des projections vidéo, un repas communautaire avec partage de vivres et un arbre de Noël au profit des enfants infectés et affectés et enfin une marche populaire qui se tiendra le 1er Décembre. Pour l’organisation de cette semaine, un budget estimatif s’élève à plus de 8 millions avec une contribution du RALIS qui s’élève à près de 2 M. Le RALIS a des limites financières mais est composé d’une équipe dynamique et très dévouée pour la réalisation de cette semaine. Aussi, une contribution de votre part, que ce soit en nature ou en espèce sera la bienvenue. Ci-joint le document de projet avec les modalités de sponsorisation et récompense. QU'EST-CE QUE LE RALIS/HB? dans LA SANTE DE LA REPRODUCTION AU BURKINA doc projetjmsida2008.doc

LE FEMINISME EN AFRIQUE C’EST LA REVOLUTION DE L’HOMME

Posté : 30 septembre, 2008 @ 5:00 dans FEMME d'ICI FEMME D'AILLEURS | 6 commentaires »

Vous me direz que ce texte est en contradiction avec l’article que j’ai rédigé sur ma mère que je considère comme leader féminin. Et oui, que voulez-vous, la majorité des femmes méconnaissent toujours leurs droits, ce qui les maintient dans un statut inférieur aux hommes. En attendant de vous présenter d’autres femmes leaders, lisez ce discours que j’ai prononcé lors d’une séance de formation TOASTMASTER (c’est un club de formation à la communication en public)

Discours c2 : Convaincre. Discours Toastmaster Bobo Kuma  prononcé le 12  juillet 2008 au Ran Hôtel de Bobo Dioulasso.

photo2331vignette1.jpg

LE FEMINISME EN AFRIQUE C’EST LA REVOLUTION DE L’HOMME

Le féminisme en occident est né de révolution industrielle alors qu’en Afrique, il est une culture du colonialisme. Si les sociétés semblent être quasi égalitaires dans les pays modernes, le fossé se creuse davantage dans les pays africains et le principal facteur est la prédominance du patriarcat renforcé par le faible taux d’alphabétisation des femmes, la division sexuelle traditionnelle du travail et l’influence des religions dites importées. Cela porte à dire que l’égalité homme-femme en Afrique est utopique. Faut-il donc que les hommes se révoltent pour céder une partie de leur pouvoir aux femmes ?

L’industrialisation a engendré des mutations sociales et économiques en occident. L’éclatement de la famille a fait place à l’individualisme, à la monoparentalité, à l’homosexualité. Inéquité et injustice sociale à l’égard des femmes ont été les principaux moteurs de l’émergence de mouvements féministes en Occident. En Afrique, ce mouvement est jeune et est imposé par l’occident. En effet, selon l’histoire, aucun évènement n’a engendré une révolution endogène des femmes. L’on peut même dire que les injustices à l’égard des femmes ont été engendrées et renforcées par le colonialisme. En effet, avant les temps coloniaux, l’on peut citer des leaders féminins qui ont marqué l’histoire. Il s’agit par exemple de Guimbi Ouattara, de Yennenga etc. Le renforcement du patriarcat se manifeste par les pesanteurs socioculturelles qui placent la femme dans un statut inférieur. Considérée comme la gardienne des traditions, toute son éducation est orientée vers le maintien de la sphère privée. En effet, l’éducation de l’enfant reste traditionnel que l’on soit en milieu rural ou en milieu urbain. Il y a un effort de scolarisation des filles, mais l’on constate que les formes de socialisation ne changent pas. Par exemple, la fille après l’école aidera la domestique de maison ou sa mère à la cuisine, tandis que le garçon ira jouer au ballon. Quand bien même on initie les garçons à faire la cuisine, dans un milieu un peu plus moderne, ce sont en général des plats spéciaux et coûteux, comme par exemple, les gâteaux au four, les steack etc. Une anecdote, un de mes neveux est venu l’année dernière à Montréal pour étudier. Alors, je l’accompagne faire ses courses. Il achète tout sauf des ustenciles de cuisine, j’attire son attention là-dessus et il me fait comprendre qu’il se contentera des fast-food comme la pizza qu’il adore et les hamburgers. Quelques semaines après, constatant que son budget se creuse, il fait appel à moi non seulement pour l’achat des ustenciles mais aussi pour que je lui apprenne à faire des sauces djabagui, pâtes d’arachides et riz gras. Ceci juste pour dire que les garçons ont plus de difficultés d’adaptation quand ils vont à l’étranger parce qu’ils sont à la fois père, mère et domestique de maison. La coexistence du modernisme et de la tradition renforce également la division sexuelle du travail. Les postes subalternes sont occupés par les femmes alors que les garçons sont préparés à être de futurs dirigeants. Au canada, j’ai été émerveillée au départ par le dynamisme des femmes. Dans ma classe, il y avait plus de filles que de garçons, de plus, j’ai constaté que ce sont les filles qui sont le plus souvent à la tête de certains mouvements ou organismes. Malgré l’émergence des femmes dans la sphère publique, le féminisme bat toujours son plein car les femmes sont toujours insatisfaites, malgré de nombreuses lois stipulées en leur faveur et j’allais dire aussi appliquées, car ce n’est pas le cas dans la plupart des pays africains. Le féminisme est si virulent qu’il a laissé des traces même dans le langage parlé. Vous entendrez couramment des québécois dire icite, toutes les gens, toutes les hommes et j’en passe. Chez nous en Afrique, en plus de la persistance des valeurs traditionnelles, il faut noter aussi l’influence des religions dites importées qui prônent souvent la soumission de la femme à l’homme. Bien pire, il y a l’émergence de sectes en Afrique (ces sectes sont très présentes au Nigéria, au Bénin, en Côte d’Ivoire et prennent de l’ampleur au Burkina) et les tenant de ces sectes, très influents se substituent souvent aux conseillers matrimoniaux et vont même dans les ménages pour inculquer des idées épouvantables aux couples. Avant, le niveau d’éducation était une variable importante dans le comportement des couple, de nos jours, cette variable est démystifiée. Une étude menée au Burkina, au Mali et au Bénin a présenté des variantes selon les pays. Au Bénin par exemple, des femmes instruites ont révélé qu’elles ne font pas vacciner leurs enfants sur interdiction de leur pasteur qui dit que ça rend stérile. Les leaders religieux en majorité hommes constituent souvent frein à l’émancipation de la femme.

Au vue de tous ces exemples, l’on constate que beaucoup de facteurs empêchent une réelle libération de la femme en Afrique. Egoïsme, mysogynie sont les maux qui engendrent notre société. L’homme et la femme devraient pourtant composer ensemble pour un monde meilleur. Mais l’on constate que même l’élite féminine qui lutte pour améliorer le sort des autres femmes en majorité analphabètes rencontrent des difficultés d’ordre sociales. C’est ainsi par exemple que de nombreuses femmes en politique ont été obligées de divorcer parce que leurs ambitions politiques étaient incompatibles avec leur vie de foyer. Faut-il que les hommes se révoltent et décident de partager à part égal leur gâteau? Pour ma part, je répondrai par l’affirmative, mais pour qu’il y ait rebellion, il faut que les acteurs ressentent un malaise et à ce sujet je dirai qu’il faut que les hommes prennent à coeur la cause de la femme. Ne dit-on pas que derrière un grand homme il y a une grande femme, pourquoi pas l’inverse comme nous l’a si bien démontré le couple Clinton aux USA. Il faut qu’il y ait une solidarité homme-femme et cela passe par un changement de comportement. Pour y arriver, il faudra réviser l’éducation à la base pour réduire les stéréotypes sexistes. Il faut également adapter les textes coraniques et bibliques à la situation actuelle. Il faut considérer la religion comme une philosophie qui régule la société et éviter tout fanatisme qui déroute souvent. Un dicton dit ceci « qui trop embrasse mal étreint ».

En somme, le poids des traditions et l’influence des religions handicapent l’épanouissement social et économique des femmes. Le monde est certes à dominance patriarcal mais en Afrique il est plus accentué. Il est utopique de penser à une équité mais l’on devrait consentir des efforts pour améliorer le niveau économique de la femme. Je constate une solidarité masculine à l’égard des femmes au Burkina le 8 mars par le port de la tenue, mais allons au-delà de l’esprit festif. Il faut que les hommes disent enfin OUI à l’émancipation de la femme.

LA COOPERATION LINGUISTIQUE

Posté : 30 septembre, 2008 @ 4:29 dans La COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de commentaires »

Les concepts bénévolat, stage, volontariat et coopération prêtent souvent à confusion. Il est vrai que l’on assimile quelque fois le bénévolat au volontariat. Pour ce qui est de la coopération, l’amalgame se fait surtout en anglais. Ainsi, j’entend fréquemment les anglophones utiliser volunteer sans accompagner le concept coopérant. Un anglophone dira donc I’m volunteering, ou I’m a volunteer, pourtant en français on précède volontaire à coopérant. On dira, je suis coopérante volontaire. D’où la question que je me pose de savoir si coopération et volontariat signifie la même chose auquel cas, ce serait une redondance d’employer les 2 termes pour designer le poste d’autrui.

Par ailleurs, le bénévolat se distingue du volontariat : Le bénévole s’engage à temps partiel et ne reçoit pas d’indemnité. Ses activités associatives se définissent par leur caractère ponctuel ou temporaire. Le Volontaire quant à lui s’engage à plein temps dans une action de solidarité internationale, et reçoit une indemnité (il ne s’agit pas d’un salaire). Il se distingue du salariat. Il bénéficie d’un statut à part entière, lorsqu’il part avec une ONG agréée. Différent du salariat: il ne s’agit pas de « vendre » sa force de travail… Différent du bénévolat: aussi désintéressé, dès lors qu’il est devenu activité principale, le volontariat nécessite un statut protecteur…

Pourquoi sommes-nous volontaires ?

Le volontariat nous permet de nous engager à fond dans des projets d’intérêt général. C’est un intense moment de notre vie. Nous le consacrons à des causes qui retiennent notre attention, qui nous choquent ou qui nous révoltent et face auxquelles nous ne voulons pas rester les bras croisés, ni maintenant, ni plus tard.
Le volontaire offre à plein temps et pour une période donnée (6 mois à 2 ans), son engagement à une structure. Il est lié à cette dernière par un contrat qui fixe le cadre de son engagement. En contrepartie, l’association ou la collectivité lui verse une indemnité financière et éventuellement des avantages en nature. Il n’existe pas de lien de subordination entre l’association (ou le cas échéant la commune) et le volontaire, à la différence du salarié et de son employeur.
Il y a toute une confusion également quand on emploi les termes stage et bénévolat selon le lieu où l’on est. Au Burkina Faso, on parlera surtout de stage, rémunéré ou pas, et le bénévolat n’a pas le même sens que le bénévolat au Québec. Le bénévolat au Québec s’apparente au stage non rémunéré au Burkina. Le stage au Québec se fait à une période donnée alors que le bénévolat est indéterminé. Il faut dire que le bénévolat au Québec a tellement de l’importance qu’il est comme un emploi. Pour être bénévole, on passe souvent une entrevue et on peut être accepté ou refusé.

Qu’est-ce que le congé solidaire ?

Le congé solidaire: Le congé solidaire permet aux salariés des pays occidentaux de participer à une mission humanitaire, tout en bénéficiant de l’assurance de retrouver leur poste à l’issue de ce congé. Ce congé est réservé à un engagement de solidarité internationale. C’est également une manière d’inciter les grandes entreprises du Nord à poser des gestes humanitaires à travers leurs employés qui mettent leurs compétences professionnelles et personnelles à profit pendant leurs vacances. Comme une entreprise laisse rarement partir un employé pour une longue période hors de son temps de vacances, la plupart des missions se réalisent sur 2 semaines ou 1 mois, pendant les congés payés.
Généralement, les missions consistent en des formations, une aide à la gestion comptable ou administrative, aide à la gestion de projet, éducation, santé…

Prochainement, je présenterai l’historique du bénévolat au Québec. Très valorisée, une loi vient d’être décrété pour davantage reconnaître l’action bénévole.

C’est le Ramadan aujourd’hui

Posté : 30 septembre, 2008 @ 3:52 dans TRADITION ET MODERNITE | Pas de commentaires »

Aujourd’hui c’est l’Aid – El – Fitr ou Ramadan. La communauté musulmane va témoigner davantage de sa fidelité à Allah le tout puissant. Mais qu’est-ce que le Ramadan? quels sont ses mérites ? quelles réflexions peut-on en faire ?

EN SAVOIR PLUS SUR LE RAMADAN

Le Ramadan est un mois particulier de l’année pour plus d’un milliard de musulmans dans le monde. C’est un temps consacré à la méditation et à la maîtrise de soi. Du lever au coucher du soleil chaque jour pendant 30 jours, les musulmans s’abstiennent intégralement de manger, de boire, de fumer et d’avoir des relations sexuelles. Ils s’abstiennent également de dire du mal de quiconque, de jurer, de respirer du parfum et même de se mettre en colère ou de regarder quoi que ce soit d’illégal.

Le nom Ramadan vient du mot arabe ramida, ou ar-ramad, qui signifie une chaleur et une sécheresse intenses, brûlantes, concernant particulièrement le sol. Certains disent que ce nom vient du fait que le Ramadan brûle les péchés grâce aux bonnes actions, comme le soleil brûle le sol. Alors qu’en temps ordinaire les musulmans sont encouragés à observer un jeûne volontaire, pendant le Ramadan le jeûne devient obligatoire. Le Ramadan est probablement le rite religieux musulman le plus universellement observé.

Le Ramadan est le neuvième mois du calendrier lunaire islamique. On calcule le premier jour du mois en fonction à la fois d’observations physiques de la lune et de calculs astronomiques. Ce premier jour n’est pas le même d’un endroit à l’autre car, à certains endroits, on se base beaucoup sur l’observation de la lune, et, à d’autres, on se réfère entièrement aux calculs. Le calendrier islamique comptant 11 à 12 jours de moins que le calendrier grégorien, le mois du Ramadan parcourt le cycle des saisons.

Pendqnt le jeûne, on prend un repas (sahur) avant l’aube, de préférence le plus tard possible, et un autre après le coucher du soleil (iftar), à la rupture du jeûne. La prière a lieu quelques minutes après le coucher du soleil. Comme le Ramadan met l’accent sur la vie communautaire, souvent les musulmans partagent l’iftar à la mosquée la plus proche et invitent des amis, des parents et des voisins à l’iftar.

Les 10 derniers jours du Ramadan sont considérés comme hautement bénis, et en particulier la 27ème nuit, la nuit du destin, Laylat al-Qadr, nuit pendant laquelle le Coran a été révélé à Mohammed. Pour beaucoup de musulmans pieux, cette période est marquée par une intensité spirituelle toute particulière, et ils passent ces nuits à prier et à réciter le Coran. Les trois jours après le mois de Ramadan sont des jours de fête, appelés l’Aïd-al-Fitr – La fête de la fin du jeûne.

Les mérites du mois de Ramadan

Le jeûne pendant le Ramadan est une purification du corps et de l’âme, de l’être humain et de ses actes. Il est recommandé pour ses privilèges et ses vertus bénéfiques, aussi bien céleste que terrestre.

* Les vertus célestes

Selon les fervents musulmans, un Hadith répertorié par Al-bukhary et Mouslim, nous enseigne, que celui qui accomplit le jeûne de Ramadan avec foi sera récompensé par Allah. Le mois de Ramadan appelé aussi mois du Coran, est un mois sacré.

C’est le mois où dès son début, les Ginn (Génies dont les diables ou Satans) sont détenus captifs afin de les mettre hors de nuisance des humains, c’est le mois où les portes du Paradis s’ouvrent et les portes de l’Enfer se referment ; et à chacune des nuits de ce mois, des jeûneurs seront considédés comme étant des affranchis du feu de l’Enfer.

C’est le mois où il y a une nuit sacrée, appelée la nuit ‘Al-qadr’, une nuit d’une valeur inestimable. Tout au long de cette nuit, les Anges et Gibril descendent sur terre pour implorer le pardon et la miséricorde d’Allah aux fidèles. Célébrer les prières toute cette nuit est équivalent à mille mois de prières, comme cela est révélé dans la sourate Al-qadr(97) du Coran.
Ainsi selon un Hadith du Prophète, le début de Ramadan est miséricorde, son milieu est pardon et clémence divin, et sa fin est affranchissement (îtq) du feu de l’Enfer, tel est la récompense de celui ou celle qui jeûne le Ramadan avec foi et dévouement.

• Les vertus terrestres

le jeûne de Ramadan a des vertus spirituelles qui consiste à ce que le jeûneur apprenne à se maîtriser soi-même et à être patient. Le jeûne de Ramadan fortifie la foi et la piété en Allah et la renouvelle chez le jeûneur.
Au niveau social, le mois de Ramadan crée un climat de cohésion, d’égalité, de solidarité et de sympathie entre les fidèles.

Au niveau de la santé, le jeûne en général a des vertus bénéfiques sur le corps humain, il est reconnu et considéré médicalement comme une cure. Il renforce l’immunité du corps et la multiplie par dix, il purifie les organes, et débarrasse le corps de tous les déchets toxiques et des cholestérols. Cet aspect n’est pas partagé par les diéteticiens qui attestent qu’on ne doit pas sauter les heures de repas et qu’il faut manger trois fois par jour.

Réflexion

Il Y a toute une idéologie autour du Ramadan qui est l’esprit du partage. Ainsi, au Burkina Faso, l’on offre couramment à manger aux musulmans qui font le jeûne ou encore du sucre car la plupart des fidèles musulmans consomment la bouillie de petit mil à la rupture du jeûne. Ainsi remarque-t-on une solidarité manifeste entre les différentes religions. Par exemple les chrétiens iront porter du sucre à leurs amis musulmans et ces derniers les inviteront à rompre le jeûne avec eux ou iront à leur tour leur porter de la bouillie à leurs amis chrétiens. La question que je me pose est de savoir si réellement les plus démunis sont servis comme il se doit puisqu’en général les échanges se font entre amis, entre parents, entre collègues de service, entre des personnes d’une certaine classe sociale. Pour répondre au véritable esprit du ramadan il aurait fallu cultiver l’esprit du don unilatéral, des riches aux pauvres, car l’on constate souvent l’inverse. Par exemple, les employés d’un service vont offrir du sucre à leur supérieur ceci aussi dans le but d’avoir la sympathie de ce dernier et de protéger leur poste. A mon avis, il faudra si possible créer une structure de collecte des dons en espèces et en nature et organiser le partage auprès des plus démunis. Qu’en pensez-vous?

Cooperation Canado Burkinabe

Posté : 16 septembre, 2008 @ 1:59 dans La COOPERATION INTERNATIONALE | Pas de commentaires »

canada.gif alliance burkinafaso.gif

Historique de la coopération canadienne au Burkina Faso
Les relations diplomatiques entre le Canada et le Burkina Faso remontent à 1962, mais les activités de coopération ont véritablement démarré, de manière significative en janvier 1975, avec l’ouverture d’un bureau d’Ambassade à Ouagadougou et, en 1977, l’installation du Groupe d’Études en Développement (GED). L’accord général de coopération de 1986 est le principal document qui définit le cadre légal de l’assistance canadienne au Burkina Faso. En 1965, le Gouvernement du Canada accordait pour la première fois au Gouvernement du Burkina Faso, une aide financière de 5.000.000 $ canadiens. Cette aide ira crescendo, couvrant des secteurs de développement variés (agriculture -sécurité alimentaire-, infrastructures routières, environnement, etc…). Au cours des cinq dernières années, le Canada a choisi de soutenir la stratégie de développement du Burkina Faso en misant sur la réduction de la pauvreté et le développement des capacités. La nouvelle programmation définie en janvier 2001 s’articule, à cet égard, autour de deux points focaux que sont le développement des économies locales et l’éducation de base, sans pour autant négliger le processus de démocratisation et de décentralisation.
Le programme bilatéral national couvrant la période 1995-2000, et dont certaines composantes sont toujours en cours d’exécution avait pour finalité de contribuer à la réduction de la pauvreté au Burkina Faso. Largement axé sur le développement des ressources humaines, ce programme devait permettre de soutenir les initiatives des populations burkinabè dans leur recherche de solutions, et, dans la mise en œuvre de moyens pour l’amélioration des conditions de vie des groupes les plus vulnérables.
Les éléments suivants constituaient les fondements de la stratégie d’intervention: le développement social, la croissance économique, la décentralisation et la bonne gouvernance. La stratégie de programmation comprenait également une stratégie transthématique portant sur l’intégration régionale, l’intégration de la femme dans le développement et l’équité de genres, de même que sur l’environnement. Durant l’année 1998-99, un bilan de ce programme a été réalisé. Cet exercice a été mené, pour une première fois, conjointement par les parties canadienne et burkinabè et ses résultats détaillés sont consignés dans un document intitulé « Bilan conjoint de la coopération bilatérale au Burkina Faso – Programmation 1995-2000″. Ce bilan a dégagé des éléments de résultats et ceux-ci se sont révélés dans l’ensemble très positifs. La pertinence du programme par rapport aux enjeux et priorités de développement du Burkina Faso y était notamment soulignée. Le bilan comportait un certain nombre de recommandations dont la majeure partie portait principalement sur les « manières de faire » en matière de conception/planification, de mécanismes de livraison et de mise en œuvre et de suivi-évaluation du programme et des projets. Essentiellement, le bilan recommandait que soient impliquées plus étroitement les parties burkinabè à ces diverses phases du programme et des projets, et, que les compétences nationales soient plus largement mises à contribution dans la réalisation de la programmation.
De larges pans de cette programmation 1995-2000 ont été repris dans la nouvelle programmation 2001-2011. Entérinés lors des consultations bilatérales des 25 et 26 janvier 2001, les grands axes du nouveau programme portent sur l’éducation de base, formelle et non formelle, et sur le développement des économies locales. Le renforcement de l’état de droit et du processus de décentralisation continuera à occuper une place importante dans les interventions de la coopération canadienne.
La finalité de la programmation 2001-2011 est de « contribuer, à réduire la pauvreté via le développement des ressources humaines et du potentiel productif du Burkina Faso.

Les chitoumous ou chenilles plus riches en protéines que le poulet rôti (extrait)

Posté : 13 septembre, 2008 @ 3:58 dans TRADITION ET MODERNITE | 2 commentaires »

chitoumoublog.jpg
Les chitoumous qui sont les chenilles de karité sont des prédateurs spécifiques de l’arbre de karité. Ils sont issus d’un papillon qui pond des milliers d’œufs qui évoluent successivement pour devenir des larves. C’est de l’étape larvaire qu’ils évoluent pour devenir des chenilles. Les larves ne doivent pas être consommées parce qu’il faut protéger l’espèce. C’est lorsqu’ils évoluent en tant qu’insectes chenilles qu’on peut les consommer. Les chenilles se nourrissent exclusivement de feuille de karité et apparaissent chaque année à la même saison, (en hivernage sur l’arbre de karité). La spécificité c’est quand le fruit du karité est fini sur l’arbre que les chenilles apparaissent. Le cycle est bien régulé. Vers le mois d’août-septembre, les chenilles commencent à descendre de l’arbre pour s’enfouir sous terre où ils vont continuer leur cycle, c’est-à-dire, se transformer en crystalite puis en papillon et c’est ce papillon qui va encore pondre les œufs à une période indiquée tout juste pendant la saison des pluies et ça éclot et le cycle se poursuit. Pendant la période d’enfouissement dans le sol, elles contiennent une quantité non négligeable de liquides qui renferment des substances dissoutes comme les vitamines liposolubles (vitamines A, D, E et K). Parlant de la valeur nutritionnelle proprement dite des chenilles, si l’on prend 100 grammes de parties comestibles, pour ce qui est de la couverture énergétique, elle fournit 430 kilocalories à l’organisme. La teneur en protéïne varie de 53,9 à 63 grammes. C’est donc dire que sa teneur dépasse celle en protéïne du poulet rôti et même de certains autres aliments qu’on consomme. Ce qui les devance, c’est surtout le poisson séché pilé avec les arrêtes qui a une teneur en protéïne plus élevé que les chenilles.
Les chitoumous renferment d’autres nutriments tels que la vitamine A dont la teneur est d’environ 20 microgrammes de rétinole. Cette vitamine intervient dans la croissance, la vision pour ce qui concerne l’intégrité de l’œil et aide à lutter contre les infections et intervient dans la protection de la peau et de l’épythélium. Il y a aussi le calcium dont la teneur est de 185 milligrammes et le fer (2,3 milligrammes). Le principal nutriment dont il est question, les protéïnes, sont ceux qui participent à tous les aspects de la vie de l’homme : l’aspect structurale, biochimique et énergétique. Compte tenu de cette richesse des chenilles en protéïnes, elles sont à proscrire chez un sujet souffrant chroniquement de la goutte. On sait que la carence en protéïnes alimentaire provoque des troubles de croissance, réduit l’appétit et provoque le kwashiorkor, d’où l’importance de la consommation des chenilles.
Selon les enquêtes orales menées par le docteur Bruno SANOU, les Bobos Mandarê auraient connu les chenilles grâce à un marabout venu de la zone sahélienne, notamment de la boucle du Niger. Son introduction chez les Bobos serait donc le fait de la migration. Les chenilles ne sont donc pas propres à la zone linguistique des Bobos Mandarê. On les retrouve en milieu Sénoufo (qui les consomment), en milieu Gourounsi, Bwaba, Marka, au Mali, en Guinée et même en Afrique du Sud où elles sont consommées. C’est un produit de la zone des savanes.
Une autre hypothèse explique la connaissance des chenilles par les Bobos à une période de grande famine. C’est au cours d’une grande famine que les populations affamées auraient commencé à consommer les chenilles. D’autres anciens pensent qu’au départ, les chenilles étaient utilisées pour guérir certaines maladies. Face à cette multitude d’hypothèses, l’histoire des chenilles reste encore à explorer puisque la plupart des vieux affirment sans autre forme de procès qu’ils sont nés trouver. Il n’y a donc pas de référence historique fiable concernant les chenilles. Ce qu’on sait, c’est que les Bobos consomment les chenilles et ils l’ont intégrées dans leur culture. Mais les chenilles n’ont aucun rite sacré chez les Bobos Mandarê. Mais il y a très longtemps de cela, l’histoire raconte qu’un vieux du nom de Sogodoro aurait demandé à l’esprit de la brousse de faire disparaître les chenilles dans la région de Bobo afin de préserver les champs des nombreux consommateurs qui n’hésitaient pas à piétiner les semis de fonio, à la recherche des chenilles. Pour éviter de détruire les récoltes, le vieux Sogodoro demanda et obtint du génie de la brousse qu’il fasse disparaître les chenilles. Bizzarement son vœu a été exhaussé et pendant plusieurs années les chenilles ont disparu de la région de Bobo. Même de nos jours il n’en existe pas comme dans les autres localités comme Logôfourousso, Kiri et Kôrô.
Dans la tradition bobo, il existe donc une sorte de rite appelée «Sougou» qui permet de faire disparaître les chenilles. On dit en ce moment qu’on retourne la marmite pour couvrir les chenilles. Dans les mentalités des Bobo, les chenilles ont des propriétés thérapeutiques aussi bien chez les hommes que chez les animaux. Chez les hommes on dit que les chenilles donnent beaucoup de sang quand on les consomme et aussi qu’ils peuvent guérir des maux de ventre et que ça prémunit contre la folie. Chez les animaux, c’est un bon déparasitant qui peut aussi soigner le hoquet des chiens et même la rage. Toutes les qualités sont dans les esprits et il faudra des recherches poussées pour les confirmer. SANOU, Selon le nutritionniste Léon SANOU les chenilles ont des vertus nutritionnelles. Pour lui, chaque individu qui veut maintenir un bon état sanitaire et nutritionnel doit manger une quantité suffisante d’aliments. Il doit aussi s’assurer de la qualité des aliments tout en variant son alimentation. Ainsi les nutriments dont l’organisme a besoin sont fournis par les aliments qui sont soit d’origine animale, soit d’origine végétale. ALORS QU’ATTENDEZ-VOUS POUR FAIRE VOTRE COMMANDE

 

lenfantestadulte |
deci-dela |
BONNES NOUVELLES |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Union Tapura Amui
| tousamis
| aurore57